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Semantic Grid
Je suis tombée grâce à PluriTal sur ce bon article qui explique ce qu’est le semantic grid.
Le principe du Grid est d’utiliser des ressources distribuées pour accomplir une tâche. L’idée de Grille, par rapport à celle de Toile (Web) qu’on a l’habitude d’utiliser, suggère l’existence de ressources mises en réseau mais dans un système organisé, avec un niveau technique plus poussé.
En général, on connaît le grid computing, dans lequel c’est la puissance de calcul qui est répartie entre des machines distribuées. Un bon exemple quasi inoubliable est le SETI Institute et son SETI@home project visant à rechercher une intelligence extra-terrestre. Pour cela une énorme puissance de calcul est nécessaire, aussi les gens, vous et moi, sont invités à installer un petit logiciel qui va permettre d’exploiter les ressources dormantes de notre, votre ordinateur.
Il existe aussi des systèmes distribués qui permettent d’échanger des ressources ; ils sont plus connus sous le nom de peer to peer mais le principe est le même qu’un grid.
Ici on nous propose de réfléchir à un système de grid sémantique dans lequel ce ne sont pas les ressources qui sont échangées, mais leurs métadonnées au travers des technologies du Web sémantique comme RDF ou les ontologies.
L’idée est d’introduire la relation décrite sur le schéma ci-joint :
- le grid est plus développé technologiquement que le Web
- le Web sémantique est plus organisé que le Web
- le grid sémantique est plus technologique ET organisé que le Web.
On peut dès lors imaginer des systèmes cohérents et « intelligents » qui permettent de traiter de grosses masses de métadonnées non pas de manière centralisée, comme le fait Google, ce qui est finalement très contraire à l’esprit du Web, mais de manière distribuée, avec plusieurs angles d’attaque et des métadonnées normalisées et ouvertes qui sont au coeur du système.
Consulter aussi le site consacré au semantic grid.
Jeu du figuier : troisième manche
Cette fois, on ne plaisante plus. Ceux qui voudront gagner le jeu devront se donner la peine d’identifier l’endroit où se trouve ce figuier, et ce n’est pas du tout, du tout facile.
Comme je suis sympa, je vais vous donner deux indices :
- c’est un chateau,
- il est dans un village.
Si avec ça vous ne trouvez pas… je vous en donnerai d’autres !
Tiens, ce week-end Mimi m’a ramené des figues blanches et j’ai fait de la confiture de figues à la vanille… Avis aux amateurs…
Patrimoine, cher patrimoine
Puisque c’était les journées du patrimoine aujourd’hui, nous nous sommes mis en quête d’une activité pas trop bondée, pas trop loin et surtout, enfant-proof, et suivant les conseils de nos amis de Parisist nous avons opté pour le Musée des arts forains.
Si vous n’avez pas eu la même idée, il vous faudra attendre jusqu’à l’année prochaine pour découvrir la magie des manèges anciens, tous en parfait état de marche. En effet ce cadre enchanteur qui nous ramène au temps des carrousels, des automates et des tours de magie, n’ouvre qu’à cette occasion, préservant le reste du temps ses merveilles de mécanique bien à l’abri des aggressions du public (oulah, ce serait pas le conservateur qui parle, là ?).
Les enfants sont un public exigeant, il faut sans cesse que ça bouge, que ça change et que ça soit joli : ici ils ne sont pas déçus. Il y avait pléthore de spectacles, musiques, animations et barbes-à-papas ; les manèges et les jeux fonctionnent pour la plupart, et les éclairages assurent une ambiance hors du commun dans ces anciennes caves à vins.
C’est vraiment superbe et inattendu, et cela plaît aussi bien aux grands qu’aux petits.
Figues turques
C’est une mauvaise année pour les figues de Solliès. Marlène, qui est sur place ou presque, m’a confirmé que les intempéries avaient été cruelles pour ces fruits délicats.
A Paris, cela se traduit par un prix très élevé : les figues noires de Solliès sont entre 6 et 8 euros le kilo. Si on n’a pas les moyens, on peut se rabattre sur les figues turques qui sont un peu moins chères, entre 2 et 4 euros. Mais il faut y aller avec précaution.
Comment choisir les figues turques ?
Par rapport aux figues de Solliès, les figues turques sont rondes, un peu plus grosses et surtout très fermes. Il ne faut pas prendre les molles, qui sont déjà passées et un peu marron à l’intérieur. Les figues turques doivent être croquantes au-dehors, et d’un rouge vif au dedans.
Que faire avec des figues turques ?
Je vous propose une recette spécialement dédiée à ces figues : la confiture de figues au citron confit. Pour 500g de figues :
- couper les figues en 4
- couper en petits morceaux deux rondelles de citron confit (environ 20g) : on les trouve au marché avec les olives, fèves et autres fruits confits
- dans un saladier, mélanger les figues, les morceaux de citron confit et 300 à 400g de sucre (selon que vous l’aimez sucrée ou pas trop)
- réserver au frais entre 6 et 24h
- chauffer à feu vif 10 mn (attention pas plus sinon ça se transforme en bonbon, testé pour vous)
- empoter, c’estr prêt !
Numérisation, externalisation
La numérisation ça coûte cher, surtout en ressources humaines et en compétences ; et pour une bibliothèque se pose la question des économies qu’elle peut faire grâce à l’externalisation auprès d’un prestataire privé d’une partie des opérations. Cependant, peut-on tout externaliser ? Ceux qui se posent cette question devraient lire ce billet sur le blog Digitization 101.
Les trois principales choses qui ne peuvent pas être externalisées sont les suivantes.
- La gestion du projet lui-même, c’est-à-dire en particulier les contacts avec le prestataire. Et bien sûr pour cela il faut connaître un minimum la technique.
- La sélection documentaire. On pourrait l’externaliser, mais la probabilité d’être satisfait du résultat est faible.
- Les specifications fonctionnelles. Une fois les ouvrages numérisés, qui peut décider quelles possibilités on donnera pour les consulter, ou comment sera organisé l’accès à ces documents ? Tout cela dépend fortement des objectifs du projet et du public cible. Difficile à externaliser, c’est trop important.
Alors qu’est-ce qui reste ? la technique pure : la numérisation elle-même, et la mise en place du système de consultation à partir d’un cahier des charges précis et exigeant. Il n’est pas raisonnable de faire l’économie du reste, la bibliothèque doit rester maître de son projet, de la sélection à la diffusion, afin de s’assurer que son public sera satisfait et que l’image du service sera bonne.
Toute ressemblance avec des faits ou des personnes ayant choisi de faire le contraire est purement fortuite.
L’imaginaire des bibliothèques dans les dessins animés
Je suis toujours effarée par l’image des bibliothèques qui est donnée aux enfants notamment dans les dessins animés récents.
L’un des plus marquants est Arthur et ses amis, un dessin animé américain où la bibliothèque apparaît à la fois comme une mine très précieuse, un lieu du quotidien, et quelque chose d’effrayant avec la phobie que les enfants peuvent avoir de la bibliothécaire à qui on rapporte les livres en retard ou s’ils sont abîmés.
Dans Mona le Vampire on retrouve un imaginaire plus classique avec la fameuse bibliothécaire à chignon prête à assassiner les enfants au premier chuchotement.
Et le nouveau truc pour filles qui marche, c’est Winx, une histoire à la Harry Potter version fées midinettes. On y retrouve l’image de la bibliothèque qui est déjà présente dans Harry Potter (dans le film c’est tourné à la Bodleian Library d’Oxford) : un temple du savoir, un peu effrayant, où l’on fait de mystérieuses et improbables découvertes au hasard des rayonnages. Sauf que dans Winx, on y ajoute la technologie : un droïde particulièrement utile pour les renseignements bibliographiques, surtout lorsque les livres sont en hauteur (cf image).
Et comme dans Harry Potter, on y retourne discrètement la nuit, pour consulter les livres interdits… et faire des photocopies en cachette !
Satellite
Les recontres annuelles de l’IFLA, ce ne sont pas seulement des conférences dont tout le monde a entendu parler mais aussi des conférences satellite comme celle-ci intitulée : "comment organiser le chaos" ?
Dans cette dernière, je vous recommande chaudement le papier de Patrick Le Boeuf qui constitue le "library viewpoint" de cette épineuse question.
Nous, bibliothécaires, pensons-nous qu’il est possible d’organiser toute l’information du monde ?
Au premier abord, l’auteur serait tenté de répondre "non" (parce que c’est une réponse de français…) Mais il décide quand même finalement de développer un peu.
Et il prend un malin plaisir à retourner la question dans tous les sens : qu’est-ce que l’information en général ? et pour une bibliothèque ? Peut-on considérer toute l’information ? Si c’est possible, est-ce seulement désirable de l’organiser ? Et qui va le faire, et comment ?
Autant de questions qui nous emmènent de la politique documentaire aux wikis, des notices d’autorité à la visualisation d’information, des minorités culturelles aux FRBR, des fonctionnalités de l’OPAC aux ontologies.
Je dirais que cet article fait un excellent panorama des questions qui se posent aujourd’hui aux bibliothèques, entre leur histoire et leurs activités traditionnelles, et leurs nouvelles missions dans l’univers du Web.
En outre, dans cet article savoureux, on pourra se demander si Froben aurait accepté de travailler pour Google, s’interroger sur la tendance des bibliothécaires à s’infliger des limitations arbitraires dans leur conception de l’oganisation de la description bibliographique, évoquer les 1595 manifestions différentes d‘Alice au Pays des merveilles, et discuter les préférences linguistiques de Conrad Gessner. Et rien que pour ça, ça vaut la peine de le lire. (Et je dis pas ça à cause des remerciements, même si ça m’a fait terriblement plaisir ;-)
Jeu du figuier : deuxième manche
Voici la deuxième manche du jeu qui consiste à reconnaître le monument figurant avec le figuier sur la photo.
La première fois je me suis fait gronder parce que c’était trop facile donc j’essaye de corser un peu – mais ça ne devrait pas poser de gros problèmes non plus aux gens qui ont bien suivi notre périple.
Sachez que je consacre en ce moment une partie de mes week-ends à confectionner le cadeau réservé au vainqueur : une variation de confitures de figues. La semaine prochaine j’attends un arrivage de figues blanches de Catalogne et je vous en mettrai de côté.
Des bédés
Aujourd’hui, je n’ai pas eu très loin à aller pour rencontrer des blogueurs puisque le Festival des blogs BD se déroulait quasiment dans mon quartier.
Vous pouvez voir sur la composition photographique ci-jointe que j’ai rencontré Gally dont j’ai récupéré le miniblog mais pas de dédicace car elle devait partir. Par contre Princesse Capiton (qui était à côté de Poipoipanda) m’a fait un super dessin sur son miniblog à elle. Il y avait aussi Cha incroyablement semblable à elle-même avec ses bières et son chien, Gio qui sans le savoir m’a retrouvé mon écharpe que j’avais perdue (merci), Mélaka et Laurel qui étaient innatteignables.
En effet, il y avait vraiment beaucoup de monde. C’était sympa mais malheureusement ce type d’événement n’avait pas la décontraction qu’on connaît à Paris Carnet. Je pense que l’amie Mouche ne me contredira pas sur ce point ;-) On y voit beaucoup de blogueurs mais on n’a guère l’occasion de les rencontrer vraiment, les dédicaces ayant pour effet de les transformer en stars… Mais c’était très bien quand même.