Du Conflent aux Corbières

Après un petit détour par Villefranche-de-Conflent, finalement assez décevant et rempli de tous les plagistes venus faire la sortie culturelle de la semaine (il vaut mieux aller à Corneilla-de-Conflent, bien plus pittoresque) et une nuit au pied du Canigou, nos pas nous ont mené à 1100m d’altitude à l’abbaye Saint-Martin-du-Canigou. Ancienne abbaye bénédictine, elle a été patiemment reconstruite depuis le début du XXe siècle (cf la première photo montrant le cloître restauré), après avoir été en grande partie détruite au XVe par un tremblement de terre et abandonnée après la révolution française. C’est le silence qui s’impose dans ce véritable nid d’aigle.

Après un passage par le prieuré de Marcevols, nous quittons le Conflent pour nous diriger vers les Corbières. C’est le château du Quéribus, qui annonce notre arrivée dans le "pays cathare". "Dé posé sur un doigt" (cf la deuxième photo), le château du Quéribus, défendu par Chabert de Barbeira, est le dernier bastion cathare à tomber en 1255. Racheté par Louis IX au comte d’Aragon peu avant, il devient une des forteresses de défense de la frontière franco-aragonaise et on comprend pourquoi quand on voit le magnifique panorama qu’il domine à 730m d’altitude.

La redescente dans la vallée nous offre la possibilité de nous arrêter à Villerouge-Termènes. Celui-ci appartenait à l’archevêque de Narbonne, il n’a donc pas accueilli de cathares, mais le dernier parfait ("diacre" dans le cahtarisme) cathare, Bélibaste, y a été brûlé en 1231. Cette histoire donne l’occasion d’une sympathique visite multimédia du lieu qui ravira les enfants.

A l’heure de trouver un lieu pour se reposer de cette riche journée, nous sommes arrivés à Lagrasse (cf la troisième photo). Au bord de l’Orbieu, ce magnifique village propose quelques vestiges médiévaux d’un riche passé, puisque les premières traces documentaires de l’abbaye remontent à une confirmation de biens de Charlemagne. Ainsi, outre une halle du XVe siècle et un pont du XIIe, on a pu y admirer une superbe abbaye qui a conservé entre autres un dortoir du XIIIe siècle et une tour pré-romane du Xe.

Image associée au billet

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A travers les Aspres et le Conflent

Comme promis, voici la suite de notre périple, tentes, guides du routard et duvets dans la voiture.

Pour commencer, nous avons décidé de traverser la vallée du Conflent qui se trouve à l’Est de Perpignan, connue pour ses abbayes romanes et pour le Canigou (pas les aliments pour chiens, évidemment, mais la montagne vénérée par les Catalans).

Pour y arriver, il nous a fallu d’abord traverser les Aspres et au détour d’une route, nous avons vu apparaître le village de Castelnou. La vue valait la photo qui est la première de ce billet. C’est un ravissant petit village "médiéval", labellisé "plus beaux villages de france" entouré de fortifications avec un joli petit château en haut du village, bref, pour les spécialistes, un magnifique exemple d’encellulement.

En poursuivant sur la superbe route enlacée dans la montagne traversant des petits villages aussi magnifiques les uns que les autres (je vous conseille l’arrêt à Boule-d’Amont), nous sommes parvenus au premier établissement ecclésiastique de notre parcours : le prieuré de Serrabonne dont le cloître est sur la deuxième photo. Il accueillait une communauté de chanoines respectant la règle de saint Augustin. C’est un ravissant petit établissement roman, avec quelques chapiteaux signés par le maître de Cabestany et une tribune en marbre rose splendide. Bref, une jolie mise en appétit.

Notre arrivée dans le Conflent est saluée par la visite d’une des plus belles abbayes qu’il m’ait été donné de voir : Saint-Michel-de-Cuxa. J’en avais entendu parler par certains de mes amis qui étaient allés aux journées romanes qui y sont organisées tous les ans et je n’ai pas été déçu. Le cloître dont il ne reste qu’une partie (le reste étant au cloister museum) possède des chapiteaux splendides (cf la troisième photo). Le plan de l’église montre son appartenance au pré-roman et son atmosphère témoigne encore de sa vocation initiale à la prière.

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Le cimetière de Fouillouse

Comme l’ont brillament deviné Pasal et Zid, cette inscription marque l’entrée d’un cimetière. Pour répondre à Pascal, cette photo a été prise à Fouillouse, petit hameau de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye que l’on traverse au début de la promenade dont j’ai déjà parlé. Merci à Zid pour les explications historiques, le XIVe n’est pas trop ma période de prédilection ;-).

En cadeau, je vous offre la photo du cimetière dont les tombes sont au milieu des herbes folles. Malgré son sujet, je trouve cette photo paradoxalement très jolie et vivante…

Voilà, c’est fini pour la montagne, mais aussi pour Banyuls-sur-Mer. Nous reprenons la route demain, on vous donne rendez-vous dans quelques jours pour vous raconter la suite de notre périple.

Une petite devinette !

Alors que Manue a pris de l’avance sur notre périple, je vais clore notre semaine à la montagne en vous soumettant une petite devinette. Il n’y a rien à gagner, juste le plaisir de vous montrer cette curiosité.

L’inscription sur cette photo marque l’entrée d’un lieu. Saurez-vous trouver lequel ? Pour vous aider, je traversais un petit village au début d’une ballade. (PS : vous pouvez cliquer sur la photo pour la voir en grand ;-) )

J’ai trouvé cette inscription tellement déroutante, que je ne pouvais m’empêcher de la blogguer.

Bon courage !!

Pélerinage

Je ne pense pas que Got en ait tout à fait fini avec notre semaine à la montagne, mais je reprends les rênes quand même pour raconter la suite. Ca ne sera pas très chronologique mais on s’en fout.

Quand j’étais petite, mon grand-père avait une maison à Menton, la dernière ville sur la côte méditerranéenne avant l’Italie. J’y ai passé toutes mes vacances pendant 20 ans, ça crée des liens. Puis, la vie étant ce qu’elle est, mon grand-père nous a quittés, nous avons vendu sa maison, et je n’y ai plus mis les pieds pendant environ sept ans.

Got aussi avait de la famille à Menton (le monde est petit) qu’il n’avait pas vue depuis des lustres, alors on a entrepris un pélerinage.

C’était agréable, pas du tout dépaysant. J’avais l’impression d’avoir toujours été là. Menton est une ville agréable à visiter (mais de préférence à un autre moment que le mois d’août ;-). Il y a les citrons, les oranges, l’eucalyptus, les fontaines et la place aux herbes, les petites rues tortueuses, la mer aussi bien sûr, paisible dans ce coin-là. La maison de mon grand-père a été bien entretenue, elle n’a pas beaucoup changé ; tous mes souvenirs y sont intacts et j’ai retrouvé le grand figuier inaccessible de mon enfance qui, de toutes façons, ne faisait presque jamais de fruits (d’où la frustration et le manque, peut-être ?)

A la découverte des Edelweiss

Comme Manue ne sait pas quoi bloguer, elle m’a laissé les clés du blog pour vous raconter un peu nos vacances. Elle ne m’a donné qu’une consigne : mettre le billet dans la catégorie « confiture de figues », mais j’ai du mal à comprendre pourquoi. Instinctivement, je l’aurais mis dans « divers ». Bon, étant donné que je ne suis pas bibliothécaire, je lui fais confiance ;-).

Nous avons passé la première semaine à Vars (PS pour mon troll du clone préféré : j’ai mis le lien vers le site en Flash ;-) ). Au programme, marche en montagne et détente. Ca fait un bien fou.

Parmi les photos que nous avons faites, j’ai choisi une photo d’Eldelweiss (PS pour ceux qui lisent le billet depuis un agrégateur : vous devez venir sur le blog pour y avoir le droit ;-) ).

Pour la petite histoire, c’était la première fois que je voyais des edelweiss en vrai, j’avais en tête l’image d’une fleur magnifique, rare et inaccessible qu’Astérix et Obélix ramènent après bien des épreuves d’Helvétie pour que le druide Panoramix puisse sauver un questeur romain empoisonné par le gouverneur corrompu de la province de Rennes (Vous aurez sans doute reconnu l’album Astérix chez les Helvètes). Bref, au cours d’une superbe ballade, j’ai pu rattrapper mon retard, car j’ai vu des véritables champs d’Edelweiss, et je n’ai pas été déçu, elles sont fidèles à leur réputation.

A bientôt pour la suite….

Le Tour de France et les figues

Couvrir l’actualité de la figue peut parfois être une tâche harassante, dans laquelle il ne faut rien laisser au hasard. Ainsi, ce midi, dans le journal de France3, on a pu voir de quoi se compose le repas des cyclistes du tour de France : omelette, jambon, nutella et… confiture de figues. Eh eh, pas fous, les sportifs !

Pour prouver que je dis vrai, je suis allée rechercher la séquence dans le journal en ligne, et pour y arriver, j’ai dû installer plein de choses affreuses dans mon PC et utiliser un navigateur obsolète. Voir la télé sur le Web, ce n’est pas donné à tout le monde.

Quand même on a droit à de grands moments de mise en abîme, quand on regarde sur le Web la télé qui montre le Web (qui parle de la télé ? non pas cette fois mais ça aurait pu).

Donc grâce à cette épreuve initiatique, mon info est validée comme venant de France 3. Ceci dit, on voyait juste des types à table qui mangeaient de la confiture de figues, et même si le journaliste en voix off parlait du tour de France, rien ne prouve qu’il y avait un rapport. Finalement.

Le luxe

La confiture de figues, c’est peut-être déjà du luxe mais celle-ci est un peu particulière. Parce que c’est du Fauchon, qu’elle est faite avec des figues de Solliès… Mais ce n’est pas parce qu’elle est chère qu’elle est bonne, elle est juste bonne, excellente. Probablement une des meilleures que j’ai jamais mangées (même en incluant les miennes, c’est vous dire).

D’habitude les confitures de figues qu’on achète dans le commerce sont insipides, homogènes, souvent le goût du sucre cache celui du fruit. Ou alors on sait que c’est des figues juste parce qu’il y a des petits grains qui croquent sous la dent. Ici rien de tout cela, elle est fine, au goût subtil, avec des vrais morceaux de fruits.

A manger par exemple en couche fine sur du pain blanc, avec du fromage de chèvre ou de brebis. En vente dans votre Monoprix.

Anet

Profitant du temps encore relativement ensoleillé de ce côté de Paris, et pas trop étouffant, nous avons passé le week-end à la campagne et fait un petit saut au château d’Anet.

On peut y voir quelques beaux restes de bâtiments du 16e siècle, quelques uns beaucoup moins beaux du siècle suivant, des objets et des meubles ayant appartenu à Diane, des portraits du beau Henri II, le tout en subissant un guide forcé à la voix forte et sans aucune qualité d’invention.

Pourtant il y a de quoi faire, l’histoire de ce château c’est quand même un vrai conte de fées romantique à souhait. Tandis que j’expliquais à ma Puce l’histoire merveilleuse de la princesse Diane et de son amoureux de roi, les lunes, les cerfs et tout, on découvre dans les anciennes douves un peu de gazon et deux grands figuiers (oui cet espèce de gros buisson sauvage, sur la photo).

Vraiment joli, ce château d’Anet.

Collection printemps-été 2005

Je sais pas vous, mais moi je commençais à en avoir vraiment ras-le-bol de mon design seventies et j’avais grande envie de changer. Aussitôt dit, aussitôt fait (euh presque) !

Donc voici le Figoblog nouveau, j’espère qu’il vous plaira. Le graphisme est de moi-même, la feuille de style CSS a été réalisée avec art et rapidité par mon geek (merciiiiiiii !) qui est en train de l’optimiser pour Internet Explorer (derniers réglages en cours).

Une petite nouvelle fonctionnalité à signaler : maintenant les images s’affichent dans les billets sous forme de vignette, et il faut cliquer sur la vignette pour voir l’image en plus grand. A part ça, c’est tout comme avant ;-)