Anet

Profitant du temps encore relativement ensoleillé de ce côté de Paris, et pas trop étouffant, nous avons passé le week-end à la campagne et fait un petit saut au château d’Anet.

On peut y voir quelques beaux restes de bâtiments du 16e siècle, quelques uns beaucoup moins beaux du siècle suivant, des objets et des meubles ayant appartenu à Diane, des portraits du beau Henri II, le tout en subissant un guide forcé à la voix forte et sans aucune qualité d’invention.

Pourtant il y a de quoi faire, l’histoire de ce château c’est quand même un vrai conte de fées romantique à souhait. Tandis que j’expliquais à ma Puce l’histoire merveilleuse de la princesse Diane et de son amoureux de roi, les lunes, les cerfs et tout, on découvre dans les anciennes douves un peu de gazon et deux grands figuiers (oui cet espèce de gros buisson sauvage, sur la photo).

Vraiment joli, ce château d’Anet.

2 réflexions sur “Anet

  1. Il y a t’il des guides sans voix forte et avec qualité d’invention ? Un guide qu’on n’entend pas rate son métier. Un guide qui invente ou qui est proche de la recherche est rare voir inexistant. Quand bien même le guide a un niveau universitaire élevé, et connait le sujet, il doit reprendre le petit texte qu’on lui a préparé.

    Mieux encore, les érudits de la question seraient-ils capable d’avoir un discours audible pour le public ? Ne risquent t’ils pas de jargonner et de noyer son assistance sous les nuances, les « on ne peut pas dire », et leur demander de réfléchir le dimanche ?

    La question de la vulgarisation est intéressante dans les domaines de l’histoire, archéolgie, patrimoine (et tout ces trucs qui coûtent cher). On pourrait penser que ce soit une finalité, mais tout le monde semble répugner à le faire, pire tout le monde n’en est pas capable. Et si c’est le cas est-ce que c’est ce que le public attend ? J’ai l’impression qu’à chaques visite on explique aux gens une expression française et qu’il y a un « Haaaaaaaa » de satisfaction, signifiant que les gens sont heureux d’apprendre quelque chose. Moi je sais pourquoi « on cherche de fond en comble », pourquoi « on se casse la binette » et pourquoi « ça ne durera pas cent septs ans » grâce aux guides…

    Le juste milieu entre celui qui est incapable d’exprimer sa science et celui qui simplifie et embéllit pour attirer subvantion et public semble difficle à trouver. Ha tiens, le juste milieu c’est la médiocrité non ? Peut être que je suis celui qui leur faut. Je vais écrire au chateau d’anet, leur dire que leur visite est pas mal et que je peux l’améliorer.

    Bon j’ai un exemple de guide super classe. Lorsque j’ai visité l’expo de l’or des rois babars à Saint Germain, j’avais Patrick Périn comme guide. Nous étions tous fascinés. Des petits vieux se sont greffés sur notre visite et n’étaient pas du tout convaincus, mettant entre autre en doute que la frontière de l’empire romain s’arrête au Rhin au Ve siècle de notre ère. « Cela me paraît un peu tôt »…

  2. au sujet des guides : parfaitement d’accord sur votre commentaire. J’organise des visites de groupes. Le ou la conférencier(e) qui signale d’emblée au groupe, parmi une foule éventuellement, qu’il ou elle regrette de ne pas pouvoir parler fort car il ou elle n’a pas de voix, ou déteste parler fort parce que ça casse la voix… devrait changer de métier. Et pourtant cela nous est arrivé souvent!!

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