Des canards et des figues

Quand on parle du Gers, difficile d’éviter la question des canards. Dans le Gers on mange du canard, et dans le canard tout est bon : le foie, le magret, les aiguillettes, la cuisse (confite de préférence).

Justement, là-bas, j’ai collecté un certain nombre d’informations sur le foie-gras et son histoire, et j’ai donc appris que le foie gras aurait été implanté dans la région par les romains qui gavaient des oies avec des figues. Le mot « foie » viendrait d’ailleurs du mot figue en latin (y aurait-il un philologue dans la salle pour me le confirmer ?) Aujourd’hui on gave des canards avec du maïs, ce qui montre bien une fois de plus notre capacité à transformer les bonnes pratiques romaines en coutumes barbares.

Quand même, ayant observé que le foie gras se marie très bien avec les figues, on a réessayé de gaver les canards aux figues. Cela donne paraît-il au foie un goût légèrement sucré et une chair rosée et très onctueuse.
Il existe dans le Gers une préparation de canard nommé "figuigers", il s’agit d’un canard élevé en plein-air dans le Gers, engraissé avec un mélange de figues et de maïs, et farci de son foie gras. Je n’ai pas eu la chance d’y goûter.
Dans le même esprit, on trouve à Gimont (toujours dans le Gers) un conservatoire des figuiers, où 26 espèces de figues sont évaluées en vue de leur séchage pour l’engraissement des palmipèdes. Je n’ai pas vu cela non plus, nous ne nous sommes pas arrêtés à Gimont.

Quand même, malgré tout, ce qui nous a épatés dans le Gers c’est de ne pas y voir un seul canard (sauf dans nos assiettes). Et pourtant nous avons sillonné les routes de campagne ! On finissait par se demander s’il n’étaient pas déjà tous morts et confits, les pauvres. C’est triste finalement cette histoire de canards.
On a fini par en apercevoir quelques-uns, au bord d’une route, mais on n’était déjà plus dans le Gers : on venait de passer la limite du Tarn-et-Garonne, et donc c’est déjà une autre histoire…

(Sources : Le 32. Bons plans vacances 2005 et La Dépêche du Midi hors-série gratuit Guide 2005 vacances – Gers.)

Balade au bout du monde

En arrivant dans le département de l’Aveyron, pour être tout à fait honnête, nous commencions à saturer. Les jolis villages ne nous semblaient plus si jolis, les monuments avaient un léger goût de déjà-vu. C’est alors que nous sommes arrivés sur la route des seigneurs du Rouergue et que nous avons été soufflés.

Tout comme l’auteur du guide que nous avions entre les mains, j’arrive au terme de ce qu’on peut trouver comme superlatifs pour décrire ces villages, ces châteaux, ces régions. On avait atteint le comble, ou plutôt l’extrême, de ce qu’on était venus chercher.

Le village de Najac est bourré de charme de la première maison jusqu’à la dernière, tout le long de son unique rue au sommet de laquelle trône le château (photo 1). Belcastel, où nous avons dormi, est un petit bijou lové sur les rives de l’Aveyron, dont chaque maison et chaque pierre déborde d’authenticité presque excessive (photo 2). Un peu plus loin en remontant vers le Nord, Estaing est tout aussi charmant, avec son château, son dédale de rues, ses vieux ponts.

Nous sommes passés plus rapidement à Villefranche-de-Rouergue et à Rodez, petites villes charmantes – mais nous n’avions pas le coeur urbain.

Et enfin, au bout d’une route improbable où on a croisé des oies en liberté, après avoir suivi les gorges du Lot et grimpé sur les hauteurs, nous sommes arrivés au bout du monde : à Conques.
Quand on arrive à Conques après dix jours de périple, après avoir épuisé tous les adjectifs laudatifs de notre vocabulaire devant des merveilles chaque jour renouvelées, quand on arrive à Conques, on se retrouve muet et bêta et on n’a envie de dire qu’un truc : c’est beau.
Mis à part l’aspect symbolique et émouvant que le lieu peut avoir pour un médiéviste (je n’en suis pas, donc je n’y étais pas vraiment sensible), Conques est un endroit incroyable qui regroupe, concentre, décuple et transcende tout ce que nous avons vu avant. L’abbatiale dégage une sérénité superbe et troublante. Le trésor laisse sans voix. Le village lui-même est superbe et chaque point de vue vaut le coup d’oeil. Même la foule nombreuse qui arpente les lieux ne réussit pas à les priver de leur magie ou plutôt, de leur sacré.
A Conques, on a passé un long moment devant le tympan qui est vraiment de toute beauté (photo 3). On a fait deux fois le tour de l’abbatiale pour admirer ses absidioles et la perfection de son plan (photo 4). On s’est assis à l’intérieur pour se laisser pénétrer par sa sérénité. On a longuement observé les merveilles du trésor, se laissant transporter dans le temps par la Majesté de Sainte-Foy, le A de Charlemagne ou le reliquaire de Pépin. On a marché dans le village. On a voulu y rester mais on n’était pas les seuls à avoir eu cette idée apparemment.

Donc on a vu Conques, et puis, comme il n’y avait plus rien à ajouter, on est rentrés chez nous.

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Entre le Gers et l’Aveyron

Lors de l’élaboration de notre itinéraire, nous avions coché trois passages obligés, trois abbayes. La première était Saint-Michel-de-Cuxa et la seconde l’abbaye Saint-Pierre de Moissac (pour le dernier, il vous faudra attendre le dernier billet de nos vacances, mais certains auront peut-être déjà deviné ;-) ).

Son cloître est considéré comme le plus beau du monde (rien que ça !). Pour admirer pleinement cette merveille inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité, nous sommes arrivés dès l’ouverture et nous avons pu admirer pleinement tous les chapiteaux sculptés. Paradoxalement, malgré la beauté du lieu, je n’ai pas ressenti cette émotion caractéristique au cloître. En revanche, tous les ingrédients sont réunis dans le tympan de l’église abbatiale (cf photo 1).

Entre les deux villes que sont Moissac et Montauban, il nous fallait retourner à nos chers petits villages. Avec Lauzerte, dite la "Tolède quercynoise’ nous avons été servis. En plus des choses habituelles qu’on peut admirer dans tous les villages labellisés ‘plus beaux villages de France’ (je ne vais pas vous faire le même topo à chaque fois, je vais avoir l’impression de me répéter…), nous avons eu la chance d’assister à des comices agricoles, avec un vrai concours de la plus belle vache et des produits du terroir…

Après un passage rapide par Montauban dont nous avons visité le Musée Ingres, en partie consacré au peintre du même nom, enfant du pays, nous avons rejoint les Gorges de l’Aveyron, où ce n’est qu’un défilé de petits villages tous aussi beaux les uns que les autres :

  • Bruniquel, sa rue Trotte-Garce, ses maisons du XIIIe et du XVe siècle, ses deux châteaux (cf photo 2) (appartenant à la même famille brouillée pendant trois siècles : l’un catholique et l’autre protestant pendant les Guerres de religion) et son 1er festival de gastronomie cérébrale (véridique !) en présence de Janine Garisson (pas besoin de la présenter ;-) ) et Anne de Leseleuc (historienne et auteur de polars sympas mettant en scène l’avocat Marcus Aper) ;
  • Penne, ses maisons à flanc de montagne, les ruines de son château en haut d’un éperon rocheux (cf photo 3) et sa vue superbe sur la vallée du Tarn ;
  • Caylus et sa maison aux loups ;
  • Lacapelle-Livron, sa chapelle Notre-Dame-des-Grâces au milieu des champs, sa commanderie du temple (ça change des Cisterciens, des Clunisiens et autres Bénédictins) et sa formidable petite église romane fortifiée (cf photo 4) (mais de quoi voulaient se protéger les templiers dans cet endroit ?)

Pour finir nos aventures dans le Tarn-et-Garonne, nous avons visité l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, une abbaye cistercienne donc perdue au milieu de nulle part comme il se doit. Hélas il n’en reste pas grand chose et ce n’est pas une expérience émotionnelle extraordinaire ; cependant, il y avait une intéressante installation de miroirs d’eau dans lesquels se reflétait élégamment le monument.

C’était la fin de notre traversée de ce département composite qu’est le Tarn-et-Garonne, et il était temps d’entrer pour de bon dans l’Aveyron. Mais c’est une autre histoire…

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En passant par les villages du Gers…

Comme tout le monde, j’ai une image d’Epinal du Gers en partie véhiculé par le film Le bonheur est dans le pré d’Etienne Chatillez, mais je vais laisser cette partie à la spécialiste ès figues et gastronomie, pour vous faire découvrir la face cachée du Gers : des magnifiques petits villages et des monuments superbes et insoupçonnés au détour d’une route.

Il y en a tellement que les adjectifs et les mots vont me manquer pour tous les décrire sans tomber dans un catalogue de superlatifs et adopter le ton d’un guide touristique. Relevons le défi et prenons ensemble les petites routes (autoroutes et nationales interdites !) pour vous faire découvrir un coin de la France qui m’a surpris.

Alors que nous nous dirigions vers l’abbaye cistercienne de Flaran, nous sommes tombés sur la première pépite : Lavardens et son château. Reconstruit à partir de 1585 par Antoine de Roquelaure, les travaux sont restés inachevés suite à la mort de ce dernier, ce qui donne un cachet original à ce château : structure du chemin de ronde apparent, voûte construite à moitié…

Après cette agréable mise en bouche, l’abbaye de Flaran (cf photo 1) s’offrait à nous. Présentant une architecture et un plan parfaitement cisterciens, cette abbaye est une véritable merveille, même avec son dépouillement caractéristique que seules les chambres des moines refaites au XVIIe siècle viennent troubler de façon curieuse.

Pour finir notre première journée dans le Gers, nos pas nous ont menés au castelnau de Larressingle du XIIIe siècle (cf photo 2). Même s’il est surnommé la "Carcassone du Gers", Viollet-le-Duc et les touristes ne sont heureusement pas passés par là et c’est intacte que nous est parvenue cette résidence des évêques de Condom jusqu’au XVIe siècle, la plus petite cité fortifiée de France.

Après une nuit à Condom-en-Armagnac, petite ville sur la rivière Baïse (ça ne s’invente pas…), nous avons fait une entorse à notre centrisme moyen-âgeux et de la Renaissance, pour visiter la villa gallo-romaine de Séviac à Montréal-du-Gers. Fouillé depuis 40 ans, ce site offre des mosaïques magnifiquement conservées (cf photo 3) et permet de voir l’astucieux système d’hypocauste qui leur permettait de chauffer cette villa et l’eau des thermes.

Après le castelnau de la veille, c’est la bastide de Fourcès qui s’offait à nos yeux. Présentant une forme circulaire rare pour une bastide, c’est un des "plus beaux villages de France" et il mérite amplement ce titre avec son joli petit pont, son beau château et ces vieilles maisons (cf photo 4).

En reprenant la route, au détour d’un virage, la collégiale de la Romieu se dresse de toute sa hauteur de façon surprenante. Sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, cette petite commune de 590 habitants fut fondée par deux pélerins. Mais, cela n’explique pas la démesure de la collégiale dont le "donjon-clocher" mesure 33m de hauteur. En fait, c’est la fidélité d’un enfant du pays, Arnaud d’Aux, qui, devenu cardinal puis trésorier du premier pape d’Avignon, Clément V, a fait construire ce monument en 1318.

Après un passage rapide à Lectoure, notre périple dans le Gers (élargissant à la Lomagne) s’est achevé au château de Gramont qui prouve que les châteaux de la Loire ne sont les pas les seuls représentants en France du mouvement ayant conduit à la transformation des châteaux-fort en magnifique demeure dans le style de la Renaissance italienne.

C’est en Tarn-et-Garonne que se poursuit ensuite notre périple, mais c’est une autre histoire….

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Trois villes…

Donc nous revoici sur la route de Carcassonne, et nous avions la ferme intention d’y aller, quelle que puisse être la masse touristique répulsive qui inondait la cité (photo 1). Cité effarante, on se demande si on arrive à Disneyland ou dans le château des contes de notre enfance, le chef d’oeuvre de Viollet-le-Duc sans aucun doute, à tous points de vue. Il se faisait un peu tard, et nous avons loupé la promenade sur les remparts ; mais pas le bain de foule ni la visite du château dont, en fin de compte, la partie la plus intéressante est justement l’expo sur la restauration du site au XIXe s..

Ensuite nous avons filé sur Toulouse pour un repos bien mérité de quelques jours. Nous avons quand même fait une petite excursion le temps de visiter St-Sernin et les Jacobins, les petites rues et leurs maisons médiévales, et d’entrevoir l’hôtel d’Assézat (photo 2).

La troisième ville c’est Auch, ville étape sur le début de notre nouveau périple dans le Gers dont vous entendrez encore parler. On a juste visité le centre commercial extrêmement bien achalandé à en baver, et la cathédrale dont les éléments remarquables sont les vitraux du début du XVIe siècle, et les stalles en bois sculpté de la même époque (photo 3).

Puis nous avons quitté pour de bon la civilisation pour nous enfoncer dans la campagne gersoise, en quête de nouvelles découvertes et aventures. Mais c’est une autre histoire…

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Dernières escales en Laguedoc-Roussillon

Got est un blogueur méthodique et scrupuleux, on se croirait dans un guide touristique, et je vous garantis qu’il passe au moins une heure sur chaque billet. Prenant pitié, j’ai finalement accepté de le relayer pour la suite (je sais, on vous assomme, c’est pénible, mais dès demain on n’aura de nouveau plus de connexion donc ça sera terminé). Enfin vous m’excuserez si je ne suis pas aussi efficace.

Donc voilà, on quitte Lagrasse, ses petites rues médiévales, son abbaye, ses sablés à la figue (les meilleurs du monde certainement) et le calvaire continue : traverser ces contrées magnifiques où les figuiers poussent comme de la mauvaise herbe, chargés à en crouler de fruits… pas encore mûrs. C’est la vie (la prochaine fois je fais ça trois semaines plus tard).

Donc on arrive à Fontfroide, une abbaye superbe, isolée, grande, belle, magnifique. Les propriétaires privés ont un goût singulier en termes de lampes et de ferronerie, mais globalement c’est superbe comme le montre la première photo. Cette visite est recommandée également par Zid .

Le problème ça a été de trouver un endroit où s’arrêter pour pique-niquer, sans avoir l’impression de se prendre pour Roger qui sort sa glacière et sa table pliante sur un parking au bord de la route. On est tombés à Bizanet sur un joli lavoir (photo 2) encore en activité apparemment aussi incroyable que ça puisse paraître. En voyant le site je constate qu’il y avait plein d’autres choses à voir à Bizanet mais on a loupé le coche.

Et bref, on a enfin tracé la route jusqu’à Carcassone et là… On a failli faire demi-tour, c’était pire encore que Villefranche de Conflent. Un monde, vous imaginez pas. Plutôt que de renoncer, on a bifurqué vers le sud pour visiter Saint-Hilaire, une mignonne petite abbaye romano-gothique du XIXe siècle où les architectes diocésains se sont beaucoup amusés visiblement. Il y a quand même un superbe sarcophage-autel (?) du maître de Cabestany sur la vie de St-Sernin (photo 3 – St Sernin ou St Saturnin est le type avec le livre pour montrer qu’il évangélise les foules, et les autres c’est des romains en train de l’arrêter, avec des têtes d’animaux entre les jambes pour montrer que c’est des vilains barbares) et un plafond peint du XVIe siècle très amusant aussi.

Après on est retournés à Carcassonne mais c’est une autre histoire…

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Du Conflent aux Corbières

Après un petit détour par Villefranche-de-Conflent, finalement assez décevant et rempli de tous les plagistes venus faire la sortie culturelle de la semaine (il vaut mieux aller à Corneilla-de-Conflent, bien plus pittoresque) et une nuit au pied du Canigou, nos pas nous ont mené à 1100m d’altitude à l’abbaye Saint-Martin-du-Canigou. Ancienne abbaye bénédictine, elle a été patiemment reconstruite depuis le début du XXe siècle (cf la première photo montrant le cloître restauré), après avoir été en grande partie détruite au XVe par un tremblement de terre et abandonnée après la révolution française. C’est le silence qui s’impose dans ce véritable nid d’aigle.

Après un passage par le prieuré de Marcevols, nous quittons le Conflent pour nous diriger vers les Corbières. C’est le château du Quéribus, qui annonce notre arrivée dans le "pays cathare". "Dé posé sur un doigt" (cf la deuxième photo), le château du Quéribus, défendu par Chabert de Barbeira, est le dernier bastion cathare à tomber en 1255. Racheté par Louis IX au comte d’Aragon peu avant, il devient une des forteresses de défense de la frontière franco-aragonaise et on comprend pourquoi quand on voit le magnifique panorama qu’il domine à 730m d’altitude.

La redescente dans la vallée nous offre la possibilité de nous arrêter à Villerouge-Termènes. Celui-ci appartenait à l’archevêque de Narbonne, il n’a donc pas accueilli de cathares, mais le dernier parfait ("diacre" dans le cahtarisme) cathare, Bélibaste, y a été brûlé en 1231. Cette histoire donne l’occasion d’une sympathique visite multimédia du lieu qui ravira les enfants.

A l’heure de trouver un lieu pour se reposer de cette riche journée, nous sommes arrivés à Lagrasse (cf la troisième photo). Au bord de l’Orbieu, ce magnifique village propose quelques vestiges médiévaux d’un riche passé, puisque les premières traces documentaires de l’abbaye remontent à une confirmation de biens de Charlemagne. Ainsi, outre une halle du XVe siècle et un pont du XIIe, on a pu y admirer une superbe abbaye qui a conservé entre autres un dortoir du XIIIe siècle et une tour pré-romane du Xe.

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A travers les Aspres et le Conflent

Comme promis, voici la suite de notre périple, tentes, guides du routard et duvets dans la voiture.

Pour commencer, nous avons décidé de traverser la vallée du Conflent qui se trouve à l’Est de Perpignan, connue pour ses abbayes romanes et pour le Canigou (pas les aliments pour chiens, évidemment, mais la montagne vénérée par les Catalans).

Pour y arriver, il nous a fallu d’abord traverser les Aspres et au détour d’une route, nous avons vu apparaître le village de Castelnou. La vue valait la photo qui est la première de ce billet. C’est un ravissant petit village "médiéval", labellisé "plus beaux villages de france" entouré de fortifications avec un joli petit château en haut du village, bref, pour les spécialistes, un magnifique exemple d’encellulement.

En poursuivant sur la superbe route enlacée dans la montagne traversant des petits villages aussi magnifiques les uns que les autres (je vous conseille l’arrêt à Boule-d’Amont), nous sommes parvenus au premier établissement ecclésiastique de notre parcours : le prieuré de Serrabonne dont le cloître est sur la deuxième photo. Il accueillait une communauté de chanoines respectant la règle de saint Augustin. C’est un ravissant petit établissement roman, avec quelques chapiteaux signés par le maître de Cabestany et une tribune en marbre rose splendide. Bref, une jolie mise en appétit.

Notre arrivée dans le Conflent est saluée par la visite d’une des plus belles abbayes qu’il m’ait été donné de voir : Saint-Michel-de-Cuxa. J’en avais entendu parler par certains de mes amis qui étaient allés aux journées romanes qui y sont organisées tous les ans et je n’ai pas été déçu. Le cloître dont il ne reste qu’une partie (le reste étant au cloister museum) possède des chapiteaux splendides (cf la troisième photo). Le plan de l’église montre son appartenance au pré-roman et son atmosphère témoigne encore de sa vocation initiale à la prière.

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Le cimetière de Fouillouse

Comme l’ont brillament deviné Pasal et Zid, cette inscription marque l’entrée d’un cimetière. Pour répondre à Pascal, cette photo a été prise à Fouillouse, petit hameau de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye que l’on traverse au début de la promenade dont j’ai déjà parlé. Merci à Zid pour les explications historiques, le XIVe n’est pas trop ma période de prédilection ;-).

En cadeau, je vous offre la photo du cimetière dont les tombes sont au milieu des herbes folles. Malgré son sujet, je trouve cette photo paradoxalement très jolie et vivante…

Voilà, c’est fini pour la montagne, mais aussi pour Banyuls-sur-Mer. Nous reprenons la route demain, on vous donne rendez-vous dans quelques jours pour vous raconter la suite de notre périple.

Une petite devinette !

Alors que Manue a pris de l’avance sur notre périple, je vais clore notre semaine à la montagne en vous soumettant une petite devinette. Il n’y a rien à gagner, juste le plaisir de vous montrer cette curiosité.

L’inscription sur cette photo marque l’entrée d’un lieu. Saurez-vous trouver lequel ? Pour vous aider, je traversais un petit village au début d’une ballade. (PS : vous pouvez cliquer sur la photo pour la voir en grand ;-) )

J’ai trouvé cette inscription tellement déroutante, que je ne pouvais m’empêcher de la blogguer.

Bon courage !!