Entre le Gers et l’Aveyron

Lors de l’élaboration de notre itinéraire, nous avions coché trois passages obligés, trois abbayes. La première était Saint-Michel-de-Cuxa et la seconde l’abbaye Saint-Pierre de Moissac (pour le dernier, il vous faudra attendre le dernier billet de nos vacances, mais certains auront peut-être déjà deviné ;-) ).

Son cloître est considéré comme le plus beau du monde (rien que ça !). Pour admirer pleinement cette merveille inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité, nous sommes arrivés dès l’ouverture et nous avons pu admirer pleinement tous les chapiteaux sculptés. Paradoxalement, malgré la beauté du lieu, je n’ai pas ressenti cette émotion caractéristique au cloître. En revanche, tous les ingrédients sont réunis dans le tympan de l’église abbatiale (cf photo 1).

Entre les deux villes que sont Moissac et Montauban, il nous fallait retourner à nos chers petits villages. Avec Lauzerte, dite la "Tolède quercynoise’ nous avons été servis. En plus des choses habituelles qu’on peut admirer dans tous les villages labellisés ‘plus beaux villages de France’ (je ne vais pas vous faire le même topo à chaque fois, je vais avoir l’impression de me répéter…), nous avons eu la chance d’assister à des comices agricoles, avec un vrai concours de la plus belle vache et des produits du terroir…

Après un passage rapide par Montauban dont nous avons visité le Musée Ingres, en partie consacré au peintre du même nom, enfant du pays, nous avons rejoint les Gorges de l’Aveyron, où ce n’est qu’un défilé de petits villages tous aussi beaux les uns que les autres :

  • Bruniquel, sa rue Trotte-Garce, ses maisons du XIIIe et du XVe siècle, ses deux châteaux (cf photo 2) (appartenant à la même famille brouillée pendant trois siècles : l’un catholique et l’autre protestant pendant les Guerres de religion) et son 1er festival de gastronomie cérébrale (véridique !) en présence de Janine Garisson (pas besoin de la présenter ;-) ) et Anne de Leseleuc (historienne et auteur de polars sympas mettant en scène l’avocat Marcus Aper) ;
  • Penne, ses maisons à flanc de montagne, les ruines de son château en haut d’un éperon rocheux (cf photo 3) et sa vue superbe sur la vallée du Tarn ;
  • Caylus et sa maison aux loups ;
  • Lacapelle-Livron, sa chapelle Notre-Dame-des-Grâces au milieu des champs, sa commanderie du temple (ça change des Cisterciens, des Clunisiens et autres Bénédictins) et sa formidable petite église romane fortifiée (cf photo 4) (mais de quoi voulaient se protéger les templiers dans cet endroit ?)

Pour finir nos aventures dans le Tarn-et-Garonne, nous avons visité l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, une abbaye cistercienne donc perdue au milieu de nulle part comme il se doit. Hélas il n’en reste pas grand chose et ce n’est pas une expérience émotionnelle extraordinaire ; cependant, il y avait une intéressante installation de miroirs d’eau dans lesquels se reflétait élégamment le monument.

C’était la fin de notre traversée de ce département composite qu’est le Tarn-et-Garonne, et il était temps d’entrer pour de bon dans l’Aveyron. Mais c’est une autre histoire…

Image associée au billet

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