Temps d’abondance

Ce billet est spécialement dédicacé aux petits chanceux qui, en cette merveilleuse saison, se retrouvent les bras ballants devant les 25 kg de figues produits par l’arbre du jardin et se demandent « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? »

Outre toutes les recettes de confitures, vous connaissez par coeur, voici quelques autres idées originales :

Tout plein d’autres recettes en tout genre à base de figues par ici et par là : figues au vin, figues fourrées au chocolat, magret de canard au nectar de figues, figues rôties aux épices… il y en a certainement pour tous les goûts.

Excursion pas lointaine

Si vous habitez Paris, il vous reste encore une journée pour vous rendre aux marchés flottants du Sud-Ouest, sur le quai Montebello (en bas de Notre-Dame).

On y trouve des foies gras de toute sorte, des vins et liqueurs de toute sorte, des fruits (raisins en particulier), des fruits secs, des aulx (ou si vous préférez, des ails, apparemment on a le choix), des saucissons, des fromages… Le tout avec dégustation gratuite bien sûr. Il y a même des distributions gratuites à certaines heures, où l’on obtient quelques gousses d’ail et une petite grappe de raisins blancs bien juteux.

J’ai acheté (grâce au sponsoring temporaire d’une amie que je remercie) un petit sachet de figues sèches luisantes de sucre et moelleuses et croquantes et je ne vous dis que ça. Mes figues sèches du Sud-Ouest sont même carrément meilleures que des figues fraîches (de supermarché) : constat étonnant !

La promenade commence avec un petit figuier en pot qui pousse au bord d’une péniche. Elle se termine, en poussant un peu, au grand figuier du quai Tino Rossi dont j’ai déjà parlé. C’est agréable et charmant…

Comment fabriquer des figues sèches ?

Cette question m’a été posée par courrier (eh oui, je vais bientôt pouvoir ouvrir une rubrique question des lecteurs…) A défaut de pouvoir y répondre à l’aide de mes grandes connaissances culinaires, je vais tenter d’y répondre en m’aidant de mes talents documentaires.

Je n’ai jamais essayé de faire sécher des figues et
l’opération a l’air assez délicate. Voici toutefois
quelques indications que j’ai pu glaner.

Les figues doivent sécher à température modérée
(30-35°) et très lentement. Si on habite dans le sud
et qu’il fait chaud, on peut les faire sécher à l’air
libre en les disposant sur des clayettes, c’est-à-dire
des sortes de petites grilles en bois ou en plastique où on dispose les figues
bien séparées les unes des autres. Il faut que l’air
passe au-dessus et en-dessous des fruits (d’où
l’intérêt de la grille).

On les fait ensuite sécher dans un endroit bien aéré
mais si possible à l’abri du soleil (genre un grenier
ouvert), et en les rentrant la
nuit. Il faut tourner les figues chaque jour pour
qu’elles sèchent de manière homogène.

Si on habite dans un endroit où cette opération est
impossible, on peut aussi les faire sécher au four
très peu chaud (30-35° donc). Il faut alors répéter
l’opération en plusieurs fois, en les laissant
refroidir une journée à l’air entre deux cuissons, et
en les tournant.

Les figues sont bien sèches quand on voit le sucre
apparaître sur la peau. Il faut alors les conserver à
l’abri de l’air : dans une boîte, un bocal, en les
tassant bien les unes contre les autres pour que l’air
ne s’infiltre pas. Si on a une machine à vide d’air
c’est encore mieux (mais ce n’est pas donné à tout le
monde !) On peut aussi les emballer bien serrées dans
des feuilles de figuier, on appelle ça des "capons"
(recette niçoise).

Bon courage (en espérant que ceux qui essayent nous en donnent des nouvelles !)

Confiture de figues, petite synthèse

Nous y voici enfin : les figues sont mûres et abondantes, sur les marchés elles débordent des étals, dans certains coins de France on peut les ceuillir sur les arbres esseulés au coin des routes.

Voici donc un petit rappel utile pour réaliser une bonne confiture de figues.

Pour ceux qui, comme moi, cherchent à conserver toute la saveur et la consistance de la figue, préférer une recette où on les conserve entières. Pour cela il faut les faire cuire longtemps, à feu très doux et après les avoir blanchies à l’eau bouillante et percées avec une aiguille à tricoter. On choisira de préférence les petites figues noires de Provence ou d’Espagne, ne pas hésiter à les prendre bien mûres, même archimûres, ce qui fera aussi la joie du marchand.

Pour les adeptes de la confiture qui s’étale, on procède avec les figues comme avec n’importe quel autre fruit : on les coupe, on les fait cuire, voilà. On peut même donner un coup de mixer à la fin. Si c’est l’homogénéité qu’on cherche, on peut même pousser le vice jusqu’à les éplucher : c’est recommandé notamment pour les grosses figues turques qu’on trouve dans les supermarchés. Ce type de confiture se fait aussi très bien avec des figues blanches, dont le goût est plus léger et plus subtil.

Enfin, pour ceux qui préfèrent le bi-goût, les figues se marient volontiers :

  • avec des épices (cannelle, badiane, gingembre) les petites figues noires
  • avec des agrumes, oranges ou citrons, les figues blanches
  • avec d’autres fruits : des raisins, des fruits rouges (mieux vaut utiliser les figues noires mais j’ai pas essayé avec les blanches).

Retrouvez toutes les infos et les recettes nécessaires ici !

Anti-test

Bon, comme je sais qu’il y a des gens qui se posent des questions sur moi, surtout que je fais preuve d’un horrible anonymat non validé, j’ai décidé de repondre à ce test.

Première partie – le réel.

Quel âge n’avez vous pas ?
20 ans. Il paraît qu’on a pas tous les jours 20 ans. Pour moi c’est déjà trop tard.

Quel sport ne pratiquez vous pas ?
l’équitation, et je le regrette.

Quel n’est pas votre métier ?
conservateur (ce n’est pas un métier, c’est un statut). Par contre je suis bibliothécaire.

Quel est le plat que vous ne mangez absolument pas ?
une salade de radis aux concombres

De quoi n’aimez-vous pas parler ?
de ce que je ne maîtrise pas

Ou ne vivez-vous pas ?
à Madrid

Quel blog ne lisez-vous pas ( encore ) ?
un skyblog sur les standards. Et je crois que je ne le lirai jamais. Même si ça m’a fait hurler de rire.

Quel est le film que vous ne voulez pas voir ?
Kill Bill et Kill Bill 2

Un artiste dont vous n’acheteriez pas le(s) disque(s) ?
je n’achète pas de disques, je suis contre les disques, ce support périmé

Une innovation technologique que vous auriez aimé ne pas voir inventée ?
les DRM

Le dernier bouquin que vous n’avez pas lu ? c’était un bouquin d’histoire médiévale (et pourtant paraît-il que je devrais)

Deuxième partie – l’hypothétique

Pourquoi n’aimez-vous pas les blogs ?
parce qu’ils prennent trop de temps à leurs créateurs

Quelle est la raison pour laquelle vous n’avez pas mangé de fraise hier soir ? parce que je préfère les figues

Pourquoi 1+1 = 3 ? parce que plus y en a, meilleur c’est

Si vous veniez chez moi, qu’est ce qui ne vous plairait pas ? que ce soit plus grand que chez moi

Lorsque vous aviez 11 ans une personne du sexe opposé vous a offert quelque chose. Qu’est ce que vous n’avez pas osé lui dire ? merci (j’étais très timide)

Pourquoi n’aimez-vous pas les chats ? parce que c’est pas cool d’en avoir un à Paris (a part ça j’aime les chats, comme tous les bibliothécaires)

Si vous n’etiez pas là à faire ce test, que seriez-vous probablement en train de faire ? faire mumuse avec gimp

Pourquoi ne faites vous jamais les tests trouvés sur des blogs ? parce que ça me gêne que tout le monde sache toutes ces choses sur moi

Le téléphone vient de sonner, qui est-ce ? mon geek

Merci à Iko pour le test. A vous…

Miam miam

Les idées de recettes sucrées, de saison ou non, ne manquent pas, vu qu’on est en plein dans la saison des deux meilleurs fruits du monde : la figue et la mirabelle.

Quelques idées :

  • à base de figues, plusieurs recettes apparues la semaine dernière sur France Inter (merci Laurent) dont celle du confit de figues qui a un petit air de famille avec ma propre recette si décriée…
  • et la tarte aux figues que l’on retrouve également en versoin mirabelles ici
  • rien à voir, mais ça a l’air TERRIBLE : le cake à la banane

Bon appétit…

Fête de la figue

Aujourd’hui, c’est la fête de la figue !

Hélas, pas à Paris (ici ce serait plutôt la fête à la grenouille) mais à Solliès-pont, dans le Var.

Au programme, un repas tout à la figue, un marché tout à la figue, une route de la figue, et même l’élection de l’ambassadrice de la figue. Ca me rappelle mon enfance, avec la reine de la mirabelle qui défilait sur son char (NB : c’est bon aussi les mirabelles, en particulier en confiture, et c’est la saison en ce moment).

Revenons à nos moutons. Euh, figues. Donc, Solliès-pont c’est la ville de la figue. On y cultive une délicieuse petite figue noire sucrée qui s’appelle bourgeassotte mais à force, on l’appelle aussi violette de Solliès. Parce que faudrait pas croire qu’une figue, c’est une figue et c’est tout. Il y a environ 300 variétés de figues, alors autant savoir de quoi on parle.

D’abord, il y a les noires et les blanches. Enfin non, il y a les blanches/vertes, les grises/rouges et les noires/violettes. Et puis, il y a les unifères (une seule récolte en août-septembre) et les bifères (deux récoltes, en juin et en août).

Bon, je vous ai assez ennuyés avec ça pour le week-end. Faut que j’y aille, j’ai une course à faire…

Figues et jeux olympiques

Pour surfer sur la vague de l’actualité, et parce que ça faisait longtemps que je n’avais plus parlé de figues, quelques mots sur le rôle de la figue dans les jeux olympiques.

Dans l’Antiquité, les figues étaient un des (rares) aliments essentiels des athlètes. Les figues étaient accompagnées de noix, de fromage mou et d’un pain grossier. Ou alors, selon d’autres sources dont personne ne contestera l’indiscutable autorité, d’olives, de viande crue et d’eau.

Evidemment, ce choix est dû aux grandes qualités nutritives de la figue : riche en glucide, en fibres, et en sels minéraux, notamment calcium et magnésium (en cas de déprime, essayez de remplacer le chocolat par des figues, ça marche aussi… attention à la dépendance…)

Rien à voir (ou presque) mais j’adresse toutes mes félicitations à Solenne Figues pour sa médaille au 200m nage libre…

Confitures de liens

Hélas, il va falloir attendre encore quelques jours ou semaines avant de pouvoir élaborer la délicieuse et unique confiture de figues de l’année. En attendant, une petite série de liens inutiles qui ont mijoté tout l’été…

Merci à Mediatic, Library Stuff, et aux autres…

Figuiers et 12e arrondissement

Je suis très contente, car vous vous souvenez que j’avais vachement craqué sur ce site qui répertorie les bloggers new-yorkais par station de métro. Ben maintenant on a la même chose à Paris ! Si vous me cherchez bien, vous verrez que j’habite dans le 12e arrondissement.

Eh bien, le 12e arrondissement qui est un petit coin sans prétention, où on ne trouve pas grand chose à part des promenades au vert, des Franprix et des magasins d’informatique, est bien sympathique et riche en figuiers.

Il y en a un magnifique, qui était couvert de fruits en juin, rue Dagorno. C’est une petite rue perpendiculaire à la rue de Picpus, tout près de la bibliothèque du même nom, et pour les curieux, la rue s’appelle rue Dagorno du nom de l’ancien propriétaire des lieux mais on n’en sait pas plus.

Il y a aussi un tout petit figuier juste en face de la bibliothèque Picpus, où il symbolise sans doute le savoir et la connaissance (ou bien il est là par hasard).

On trouve un beau figuier dans la cour de l’ancienne gare de Reuilly, près de Daumesnil.

Enfin, du côté de Bercy, il y a un restaurant très bon qui s’appelle le Pataquès, qui fait de la cuisine méditerranéenne ; il a un figuier en devanture et des figues à la carte, avec du foie gras de canard en entrée ou avec du caramel de pain d’épices en dessert, je recommande chaudement.