Miam miam

Les idées de recettes sucrées, de saison ou non, ne manquent pas, vu qu’on est en plein dans la saison des deux meilleurs fruits du monde : la figue et la mirabelle.

Quelques idées :

  • à base de figues, plusieurs recettes apparues la semaine dernière sur France Inter (merci Laurent) dont celle du confit de figues qui a un petit air de famille avec ma propre recette si décriée…
  • et la tarte aux figues que l’on retrouve également en versoin mirabelles ici
  • rien à voir, mais ça a l’air TERRIBLE : le cake à la banane

Bon appétit…

Escalibade

Rien à voir avec les figues, mais cette recette catalane de ma maman mérite tout de même le détour.

Prendre une aubergine, un poivron rouge, un poivron vert, deux tomates, deux oignons doux. Les couper en lamelles.

Disposer les légumes dans un plat allant au four, en faisant des couches stratigraphiques de couleur : au fond les aubergines, au-dessus le poivron rouge, puis le poivron vert, puis les tomates, et les oignons en dernier.

Saler, poivrer, huile-d’oliver.

Mettre au four 45mn à 210°. Ensuite laisser refroidir, et manger froid assaisoné au vinaigre.

Miam Miam.

Compte-rendu d’expérience

Cette semaine, les premières figues fraiches sont apparues à l’étalage des épiciers arabes de luxe. Eh oui, dans mon quartier c’est comme ça, quand on veut les plus beaux fruits de Paris, et avant tout le monde, on va chez les épiciers arabes et on paye… Bref, je me disais qu’il était plus que temps, avant que cette info ne se périme, que je donne les résultats de mon enquête sur la confiture de figues sèches.

Donc, j’en ai testé trois : une au jus de raisin, une aux pommes et une au thé.

La confitures de figues sèche au jus de raisin, franchement m’a donné du fil à retordre. Beaucoup d’opérations dans un temps limité pour aboutir à un résultat décevant. Cette confiture est à la confiture de figues ce que la figue sèche est à la figue. Bof, quoi.

Celle qui a mariné dans des pommes râpées est à la limite plus proche de la compote de pommes que de la confiture de figues. Peut-être qu’il faudrait rententer en diminuant le ratio de pommes.

Quant à la confiture de figues sèches au thé de Zabelle, elle était tellement bonne, extraordinaire et sublime que je la mangeais à la petite cuiller en bloguant (si, si, demandez à mon geek). Elle était tellement incroyablement délicieuse qu’elle mérite que je résume ici la recette.

  • on fait mariner les figues sèches coupées en dé une nuit entière dans du thé bien fort (j’avais opté pour un thé de qualité, à la fois fleuri et fruité, et bien m’en a pris je crois).
  • le lendemain, on jette le thé et on met les figues dans une marmite avec un poids de sucre équivalent au poids de figues qu’on avait au départ, et on fait fondre à feu doux.
  • une fois le sucre fondu, on augmente le feu pendant dix minutes.
  • enfin, on mixe le tout et on empote.

Le résultat ressemble à la pâte qu’il y a à l’intérieur des Figolu, en 1000 fois meilleur. Je pense que je tiens une technique pour fabriquer des Figolu améliorés… je vous tiendrai au courant.

Pain d’épices mi-figue mi-raisin

Parce qu’il n’y a pas que la confiture dans la vie…

Le plus dûr pour faire un bon pain d’épices est de se procurer les épices, surtout la cardamome et la badiane toutes deux en poudre (on les trouve plus facilement sous la forme solide).

Si vous y arrivez, voici une chouette recette.

Faire bouillir 20cl de lait avec un clou de girofle. Hors du feu, retirer le clou et faire fondre 300g de miel au moins dans le lait chaud (on peut mettre plus de miel, plus il y en a meilleur c’est, mais au-delà de 300g ça revient cher…)

Dans un grand saladier, mélanger 300g de farine, un sachet de levure chimique, et les épices à raison d’une petite cuiller à café chacune :

  • badiane (anis étoilé) en poudre
  • cardamome en poudre
  • cannelle
  • muscade en poudre
  • gingembre

Puis verser le lait-miel dans la farine-épices et mélanger avec une spatule en bois jusqu’à obtenir une pâte onctueuse.

On peut à partir de là ajouter toutes sortes de choses intéressantes à cette pâte. Pour ma part, je préconise une poignée de raisins secs et 100 ou 150g de figues sèches coupées en dés.

Beurrer un moule allongé, verser la pâte, faire cuire à four peu chaud (thermostat 5 maximum, 150°) pendant une bonne heure.

Le pain d’épices se déguste idéalement quelques jours plus tard, quand il est légèrement rassis. Il se conserve plusieurs jours ou même semaines à l’abri d’un sac plastique.

Ya plus de saisons !

Certains m’ont taxée de sadisme parce que je donnais une recette de confiture de figues alors qu’il nous restait encore six mois à attendre avant de pouvoir retrouver la saveur croquante et délicieuse de ces fruits merveilleux.

Je vais donc me racheter en annonçant cette bonne nouvelle : pas besoin d’attendre ! On peut faire de la confiture de figues avec des figues sèches. Je n’ai jamais essayé, mais toute la subtilité de l’affaire semble résider dans la macération. En effet, pour redonner une consistance confiturable aux figues séchées, on les plonge pour une durée plus ou moins longue, qui dans du jus de raisin, qui dans un mélange de pommes et de citron, et qui dans du thé bien fort.

Bon alors quand je rentre à Paris, direction le marché, j’achète des figues sèches, et j’essaye. A suivre.

Crème pâtissière

Un des drames de ma vie, c’est que mon geek n’aime pas les figues. Non mais vraiment. J’ai même cru un moment qu’il refuserait de faire la feuille de style pour le Figoblog, mais son côté dévoué l’a emporté. En fait, il n’aime pas trop les desserts, et pour tout dire il y a juste un truc qu’il aime, mais alors, beaucoup : c’est la crème pâtissière.

Alors moi forcément, dans le genre pâtissière, on fait mieux. Mais un peu à mon tour de faire preuve de dévouement, non ? Alors, je fouille dans la bibliothèque maternelle, je déniche une perle qu’on a plus sur aucun rayonnage de nos jours : Maîtresse de jeune maison (Paris, Hatier, 1965), parce que oui, on se plaint de la condition de la femme, mais faut pas oublier qu’il y a pas si longtemps ça rigolait encore moins, et bref, page 134, voici la recette de crème pâtissière de années 1960.

  • faîtes bouillir le lait (1/4 de l.) avec la vanille (1 gousse)
  • mettez un oeuf + un jaune d’oeuf dans un bol, ajoutez 30g de farine, 40g de sucre, tournez jusqu’à obtenir une pâte fine, puis incorporez lentement le lait bouillant après avoir retiré la gousse de vanille
  • remettez dans la casserole, faîtes cuire en tournant vigoureusement au fouet jusqu’à-ce que la crème soit épaisse, lisse et sans grumeaux.
  • Laissez prendre quelques bouillons à feu doux pour que la farine cuise.

Bon, à part le fait que je ne suis pas sûre d’avoir bien saisi la fin, le résultat est presque probant, quoique un peu épais et manquant de goût. Enfin, je suis preneuse de toute suggestion d’amélioration.

Et quand même : vivement que les petites figues sur les arbres grandissent (pour pouvoir les manger avec la crème pâtissière).

La recette

Il faudra compter 900g de sucre pour un kilo de figues.

Après avoir plongé les figues quelques minutes dans une grande casserole d’eau bouillante, percer chacune d’elles avec une aiguille à tricoter (ou un autre objet pointu, parce que bon, moi, le tricot…)

Faire un sirop avec le sucre et la moitié du poids d’eau. Cuire doucement 20 à 30 minutes. Quand le sirop file (il prend une consistance épaisse et quand on trempe le doigt dedans ça fait un petit fil – OUÏE mais non, il ne faut pas tremper son doigt dans l’eau bouillante, enfin !!!) plonger les figues dedans avec une petite cuillère à café d’anis.

Cuire tout doucement trois quarts d’heure avant d’empoter : les figues entières puis verser sur elles le sirop.

Miam miam !!!

En faire plein, parce que sinon le 21 mars y en a déjà plus depuis longtemps et il faut attendre jusqu’en septembre prochain.