La passion de la figue

A visiter abolument, un nouveau site consacré exclusivement à la figue : Viv’les figues. Il est très joli et plein d’informations intéressantes.

C’est assez poétique aussi son histoire : elle était fonctionnaire de l’éducation nationale et un jour, elle a tout plaqué pour aller cultiver des figues en Catalogne.

On peut acheter ses produits, moi j’ai goûté le chutney et il était vraiment excellent. Dans la même rubrique, on découvre aussi quelques recettes à base de figues.

Merci à Mimi qui l’a découvert pour moi ;-)

(La photo vient de Castelnou : un figuier tendrement enlacé avec des fruits de la passion…)

Joyeux anniversaire moi

Cette année, pour mon anniversaire (c’était lundi) j’ai été bien gâtée. Entre autres cadeaux tous au goût ou à la couleur de figue, j’ai eu ce magnifique bouquin, La magie de la figue dans la cuisine provençale de Gui Gedda.

C’est un hymne à la figue, la bourgeassotte, la figue noire de Solliès. On y trouve des recettes au nom enchanteur, au hasard : velouté de figues aux langoustines et rosé de Provence, terrine de canard aux figues et aux poivrons rouges, feuilles de figuier en surprise de poisson aux écailles de figues, gigotines de poulet farcies à la mousseline de figues, gâteau solliès-pontois à la confiture de figues, etc. Des recettes toutes en subtilité, en finesse, complexes et délicieuses.

En plus, pour mettre les bougies, Mimi m’a concocté le cake aux figues sèches, avec des pignons et du miel de tilleul, un régal.

Ce serait vraiment un injure à la beauté de ce livre et à l’ingéniosité de son auteur que de publier sauvagement ses recettes sur le Web, donc n’y comptez pas. Mais je lui adresse toute mon admiration gourmande et ma reconnaissance figuesque.

Pour ceux qui auraient oublié de me souhaiter mon anniversaire, c’est à dire tout le monde sauf les présents et Seb, il n’est pas trop tard, le reste de ma liste est !

Crumble

Ce week-end j’ai expérimenté avec succès une évolution de ma recette habituelle de crumble (ou pour être plus précise, de tarte au crumble, vous allez comprendre la nuance).

J’avais l’habitude de faire une tarte où je mélangeais tous les fruits de saison, couronnée par une croûte croustillante de type crumble, mais très fine. Mon geek était content, mais je sentais que je pouvais faire mieux. J’ai donc supprimé tous les ingrédients superflus et doublé la quantité de ceux qui faisaient que c’était bon.

Donc voilà.

  • Dans un moule assez profond, étaler une pâte brisée ou sablée.
  • Couper en dés quatre pommes et deux bananes. Répartir les fruits sur la pâte en une couche de 2cm d’épaisseur environ.
  • Enfourner dans un four préchauffé à 220° pendant 1/4 d’heure.
  • Pendant ce temps, préparer le crumble : on malaxe 50g de beurre mou et 50g de sucre, puis on ajoute 100g de farine et un peu de canelle. On doit obtenir une poudre pas trop fine, granuleuse.
  • Au bout d’1/4 d’h de cuisson, sortir le plat du four, verser 1/2 verre de jus d’orange sur les fruits, et étaler le crumble sur les fruits. Remettre au four jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée.

Cette recette est excellente mais terriblement éloignée de l’authentique crumble véritable. Si quelqu’un a une autre recette, je suis preneuse.

Figues de Noel

Il paraît qu’on trouve des figues sur les étals des primeurs jusqu’à début décembre, ce qui est tout à fait exact ; j’en ai encore vu hier, mais il est vrai tout de même qu’elles faisaient plus pitié qu’envie.

Néanmoins, la figue est essentielle à cette époque de l’année puisqu’elle figure en bonne place dans les 13 desserts du Noel provençal. Il s’agit bien sûr de figues sèches, qui sont excellentes à cette époque de l’année car elles sont juste sèches de l’automne, et encore parfaitement fondantes et juteuses. Les 13 desserts symbolisent les 12 apôtres (c’est comme les mousquetaires, on rajoute Jésus et ça fait 13). Les figues sèches sont l’un des "quatre mendiants" des 13 desserts, avec les autres fruits secs, noix, noisettes et raisins. On les appelle mendiants car leur couleur rappelle celle des habits des quatre ordres mendiants (les figues symbolisent donc les Franciscains).

Pour être sûr d’être au top de la cuisine de Noel, il faut aussi préparer des bredeles ou sablés traditionnels alsaciens, pour lesquels il n’y a pas seulement une recette mais tout plein de recettes, autant que de sortes de biscuits qui se présentent en boîte bigarrée et délicieuse, avec toujours les mêmes qui restent à la fin, sinon c’est pas drôle.

Et pour accompagner les bredeles, l’indispensable vin chaud pour lequel je fais confiance à Scally qui est aussi de là-bas.

La photo n’a rien à voir, c’est le grand figuier qui est devant la gare de Tolède.

Le creusois aux pommes

Je vous propose la fameuse recette d’un des meilleurs gâteaux du monde : le creusois aux pommes. Il plaira tout particulièrement aux amateurs de gâteaux très sucrés et très beurrés (et très faciles à faire) !

Dans un saladier, mélanger 1 verre de farine et 2 verres de sucre. Ajouter 100g de beurre fondu et 4 blancs d’oeuf montés en neige.

Eplucher et couper en dés les pommes (environ 3 ou 4 petites pommes). Les disposer dans un plat assez large et peu profond, préalablement beurré et fariné.

Verser la pâte sur les pommes et faire cuire environ 1/2h au four thermostat 6/7.

On obtient un gâteau plat, croustillant sur le dussus, fondant au milieu (car les pommmes fondent délicatement dans la pâte) et caramélisé sur le dessous. Délicieux !

Il existe une variante aux noisettes, dans ce cas on mélange un verre de noisettes en poudre à la farine, à la place des pommes. C’est très bon aussi.

Il faut trouver quelque chose à faire avec les jaunes des oeufs… par exemple une crème anglaise, une crème brûlée ou une crème pâtissière !

Merci à Delphine qui me donna cette recette de gâteau local par un beau week-end ensoleillé dans la Creuse, il y a quelques années.

Confiture de métadonnées

Voilà, faut que je vide mon aggrégateur de tous les liens intéressants qu’il contient. Une subite angoisse de la page blanche me saisit. Ou plutôt de l’écran blanc. Toutes ces choses que je n’ai pas eu le temps de lire, prise que j’étais par ma cueillette de pommes, de coings, de citrouilles, de noix et de pêches…

J’ai donc décidé de procéder méthodiquement.

En commençant par le moins lourd, à savoir les métadonnées. J’ai seulement deux liens :

Donc je le repête, ne me demandez pas ce que ça raconte, j’ai pas eu le temps de lire encore.

A part ça, pour ceux que ça intéresse, j’ai craqué, j’ai encore racheté des figues pour faire de la confiture, il faut dire que j’étais tombée sur une recette de confiture pêche-figue et que j’avais plein de pêches dont je savais pas quoi faire. Elle a l’air bonne même si elle a pas trop bien « pris ».

Ah oui, merci à Ressource Shelf et à Catalogablog pour l’info (oui, je sais, c’est toujours les mêmes, c’est pas de ma faute s’ils sont intéressants).

Fruits et légumes d’automne

Du point de vue culinaire, nous traversons une saison sympathique. Outre les mirabelles, sur le déclin déjà, il y a bien sûr les figues. J’ai passé pas mal de temps ces dernières semaines à confiturer, tout un tas de recettes expérimentales dont j’offre des échantillons à mes amis. Et à peine constitué, le stock s’amenuise déjà, il faut bien le dire !

J’ai aussi expérienté la figue sous d’autres formes, en particulier la figue « juste sèche » qui est excellente, et le pain aux figues qu’on trouve dans les boulangeries du 5e arrondissement. Il y a notamment une boulangerie rue Monge qui en fait un très bon avec de gros morceaux de figues.

Comme je commence à en avoir un peu marre des figues (eh oui, on se lasse de tout, même du meilleur), je découvre d’autres pistes : par exemple, sur la lune, on s’intéresse aux courges, aux citrouilles et aux potimarrons.

Du côté de chez Scally, c’est les champignons qui sont à l’honneur. J’adore aussi.

Sur ce, je vous laisse, je vais consacrer mon week-end à la cueillette des pommes !

Temps d’abondance

Ce billet est spécialement dédicacé aux petits chanceux qui, en cette merveilleuse saison, se retrouvent les bras ballants devant les 25 kg de figues produits par l’arbre du jardin et se demandent « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? »

Outre toutes les recettes de confitures, vous connaissez par coeur, voici quelques autres idées originales :

Tout plein d’autres recettes en tout genre à base de figues par ici et par là : figues au vin, figues fourrées au chocolat, magret de canard au nectar de figues, figues rôties aux épices… il y en a certainement pour tous les goûts.

Comment fabriquer des figues sèches ?

Cette question m’a été posée par courrier (eh oui, je vais bientôt pouvoir ouvrir une rubrique question des lecteurs…) A défaut de pouvoir y répondre à l’aide de mes grandes connaissances culinaires, je vais tenter d’y répondre en m’aidant de mes talents documentaires.

Je n’ai jamais essayé de faire sécher des figues et
l’opération a l’air assez délicate. Voici toutefois
quelques indications que j’ai pu glaner.

Les figues doivent sécher à température modérée
(30-35°) et très lentement. Si on habite dans le sud
et qu’il fait chaud, on peut les faire sécher à l’air
libre en les disposant sur des clayettes, c’est-à-dire
des sortes de petites grilles en bois ou en plastique où on dispose les figues
bien séparées les unes des autres. Il faut que l’air
passe au-dessus et en-dessous des fruits (d’où
l’intérêt de la grille).

On les fait ensuite sécher dans un endroit bien aéré
mais si possible à l’abri du soleil (genre un grenier
ouvert), et en les rentrant la
nuit. Il faut tourner les figues chaque jour pour
qu’elles sèchent de manière homogène.

Si on habite dans un endroit où cette opération est
impossible, on peut aussi les faire sécher au four
très peu chaud (30-35° donc). Il faut alors répéter
l’opération en plusieurs fois, en les laissant
refroidir une journée à l’air entre deux cuissons, et
en les tournant.

Les figues sont bien sèches quand on voit le sucre
apparaître sur la peau. Il faut alors les conserver à
l’abri de l’air : dans une boîte, un bocal, en les
tassant bien les unes contre les autres pour que l’air
ne s’infiltre pas. Si on a une machine à vide d’air
c’est encore mieux (mais ce n’est pas donné à tout le
monde !) On peut aussi les emballer bien serrées dans
des feuilles de figuier, on appelle ça des "capons"
(recette niçoise).

Bon courage (en espérant que ceux qui essayent nous en donnent des nouvelles !)

Confiture de figues, petite synthèse

Nous y voici enfin : les figues sont mûres et abondantes, sur les marchés elles débordent des étals, dans certains coins de France on peut les ceuillir sur les arbres esseulés au coin des routes.

Voici donc un petit rappel utile pour réaliser une bonne confiture de figues.

Pour ceux qui, comme moi, cherchent à conserver toute la saveur et la consistance de la figue, préférer une recette où on les conserve entières. Pour cela il faut les faire cuire longtemps, à feu très doux et après les avoir blanchies à l’eau bouillante et percées avec une aiguille à tricoter. On choisira de préférence les petites figues noires de Provence ou d’Espagne, ne pas hésiter à les prendre bien mûres, même archimûres, ce qui fera aussi la joie du marchand.

Pour les adeptes de la confiture qui s’étale, on procède avec les figues comme avec n’importe quel autre fruit : on les coupe, on les fait cuire, voilà. On peut même donner un coup de mixer à la fin. Si c’est l’homogénéité qu’on cherche, on peut même pousser le vice jusqu’à les éplucher : c’est recommandé notamment pour les grosses figues turques qu’on trouve dans les supermarchés. Ce type de confiture se fait aussi très bien avec des figues blanches, dont le goût est plus léger et plus subtil.

Enfin, pour ceux qui préfèrent le bi-goût, les figues se marient volontiers :

  • avec des épices (cannelle, badiane, gingembre) les petites figues noires
  • avec des agrumes, oranges ou citrons, les figues blanches
  • avec d’autres fruits : des raisins, des fruits rouges (mieux vaut utiliser les figues noires mais j’ai pas essayé avec les blanches).

Retrouvez toutes les infos et les recettes nécessaires ici !