En retard

Bien que la douceur fertile du mois de mars nous aie apporté une intéressante floraison de blogs francophones sur la bibliothéconomie, les sciences de l’information, et accessoirement la confiture de figues, il faut reconnaître que nous sommes notoirement en retard.

En effet, comme en témoigne Blog without a library, le monde anglosaxon compte à ce jour une centaine de blogs de bibliothèques. Comprenons-nous bien : pas de blogs de misérables particuliers anonymes qui racontent une vie vaguement teintée de bibliothéconomie, comme votre serviteuse ; non, de vrais blogs "institutionnels" qui remplacent avantageusement la lettre d’info du site ou les actualités.

Toujours chez notre amie du blog sans bibliothèque, on trouve une intéressante bibliographie sur la réflexion des bibliothèques autour des blogs, et ce qu’ils peuvent apporter, en tant qu’outils de veille et de communication, aux bibliothèques et aux bibliothécaires.

Alors, à quand le fil RSS personnalisable qui permettra à nos lecteurs d’être informés des prochaines animations culturelles, ou des nouveautés du catalogue dans le thème qui les intéresse ?

Mythiques et mythologiques TIC

Bon, comme la blogosphère ne parle que de ça, je ne vais pas m’étendre sur le nouveau moteur de recherche personnalisable dévoilé aujourd’hui par Google dans sa version beta.

J’irais bien plutôt faire un tour du côté de DoIS pour récupérer les fils RSS des périodiques en ligne préférés de tout bon digital librarian :

Et Merci à Peter Scott pour le fil d’Ariadne… (et les autres) :-)

To be or not to be

L’opinion d’une partie de la profession selon laquelle le métier de bibliothécaire serait voué à une lente mais inexorable agonie me laisse songeuse.

Quand je disais que le match Bibliothécaires vs. Google n’étais pas gagné, ou plutôt pas perdu, de notre point de vue, je n’imaginais pas que le directeur technique de Google lui-même, Craig Silverstein, apporterait de l’eau à mon moulin en déclarant :

My guess is about 300 years until computers are as good as, say, your local reference library in doing search. But we can make slow and steady progress, and maybe one day we’ll get there.

Merci, Merci, c’est trop d’honneur.

L’idée que le professionnel de l’information est la personne la plus apte à maîtriser les énormes flux d’information de la société du même nom, en toute complémentarité avec les robots googeliens et autres moteurs automatisés, est partagée par d’autres. En témoignent l’article de Dider Frochot sur Defidoc, ou encore l’interview de Marcus P. Zillman par Robert Good, intitulée The Future Of News: The Digital Information Librarian. Le grand atout du bibliothécaire de demain résiderait donc dans ses compétences en recherche documentaire, ainsi que dans sa capacité à traiter l’information de manière structurée.

Son deuxième atout, c’est bien sûr la bibliothèque. Une bibliothèque consciente de ses grandes missions, conserver, décrire, donner accès, et capable de les transposer au monde du numérique. Et quel plaisir de voir les adeptes de Google s’émerveiller devant les richesses, complémentaires à leurs trouvailles sur le Web, qu’ils découvrent dans les bases de données des bibliothèques publiques.

Merci à LISNews, Outils Froids, Library Link of the Day et RessourceShelf pour l’espoir.

Pendant ce temps-là, sur le Web…

Allez, c’est le week-end, on prend une bonne tasse de thé, une tartine de confiture de figues, on se met devant son écran et on se détend.

Encore ? Rendez-vous chez Niko (où y a par ailleurs plein de liens vraiment intéressants) et sur page par défaut.

Voilà, maintenant, faut dépluguer !

Périodiques scientifiques en accès libre

FreeFullText est un site qui recense (à travers une simple liste alphabétique) plus de 7000 périodiques scientifiques en ligne qui proposent des contenus gratuitement accessibles à tous. La liste précise pour chacun, son titre, les fascicules qui sont accessibles gratuitement, et son URL.

Le pour : la liste ne se limite pas aux périodiques intégralement en open access, mais recense aussi les numéros gratuits des revues payantes, ce qui en fait effectivement un outil documentaire utile.

Le contre : on ne peut pas faire une recherche sur les titres, il faut donc savoir au préalable ce qu’on cherche.

Il y a des titres en français, mais apparemment ils sont passés à côté du BBF ou de revues.org.

Merci à Diglet pour l’info.

Recherche documentaire : le match

Dans la série bibliothécaires vs. Google, RessourceShelf a amené aujourd’hui dans mes fils un article intéressant sur les avantages et les inconvénients de la recherche fédérée. Où l’on apprend comment les bibliothèques pourraient apporter une alternative viable au surf sur le Web.

La recherche fédérée, le fantasme du bibliothécaire googlemaniaque : accéder en un clic à une liste quasi illimitée de ressources dûment sélectionnées, cataloguées, indexées, métadonnifiées, dédoublonnées, etc…

A ce propos, je ne résiste pas à l’envie d’ajouter un petit lien qui date de l’ère préfigobloguienne (oups, je lis trop Dan Simmons, moi). Ce document indispensable, mis en ligne par la Bibliothèque nationale de Nouvelle Zélande, est un comparatif des différentes solutions actuelles de recherche fédérée, avec des critères de sélection, des indicateurs pondérés, et tout.

Reconnu d’utilité bibliothéconomique par votre figoblogueuse.

Quant à moi, je file, j’ai un autre match à regarder ce soir…

Propriété intellectuelle à la pelle

Droits d’auteurs, propriété intellectuelle, mesures de protection technique… tout le monde en parle, et ils ont raison.
Pêle-mêle, quelques ressources récentes sur le sujet :

  • via copyfight, un guide d’introduction sur les DRM (digital rights management),
  • via MediaTIC, l’annonce d’un ouvrage (à paraître dans la semaine) sur la propriété intellectuelle et les TIC : Free Culture par le juriste Lawrence Lessig,
  • via BiblioAcid, un nouveau périodique en ligne sur les aspects légaux des TIC, nommé SCRIPT-ed.

Et enfin, un petit mot sur la conférence d’hier au Salon du Livre : une mobilisation intéressante des associations professionnelles, dont on ne peut que saluer l’ouverture (parmi les invités, des représentants de la SCAM, de l’UFC Que Choisir). Saluons aussi ceux qui ont su poser les bonnes questions.

La propriété intellectuelle n’est pas une propriété comme les autres.

Certains artistes – comme les compositeurs – renonceront à publier leurs oeuvres si c’est le prix pour qu’elles soient diffusées.

Ou encore, le numérique ne permet pas seulement de tout pirater, mais aussi de tout verrouiller.

Y a des jours, ça donne froid dans le dos.

La recette

Il faudra compter 900g de sucre pour un kilo de figues.

Après avoir plongé les figues quelques minutes dans une grande casserole d’eau bouillante, percer chacune d’elles avec une aiguille à tricoter (ou un autre objet pointu, parce que bon, moi, le tricot…)

Faire un sirop avec le sucre et la moitié du poids d’eau. Cuire doucement 20 à 30 minutes. Quand le sirop file (il prend une consistance épaisse et quand on trempe le doigt dedans ça fait un petit fil – OUÏE mais non, il ne faut pas tremper son doigt dans l’eau bouillante, enfin !!!) plonger les figues dedans avec une petite cuillère à café d’anis.

Cuire tout doucement trois quarts d’heure avant d’empoter : les figues entières puis verser sur elles le sirop.

Miam miam !!!

En faire plein, parce que sinon le 21 mars y en a déjà plus depuis longtemps et il faut attendre jusqu’en septembre prochain.

Salon du livre

Comme chaque année, mars est le mois du retour du printemps, du soleil, des petits oiseaux et… du salon du livre !

J’ai entendu dire que notre merveilleux salon était déserté par les bibliothécaires désabusés qui trouvent que c’est toujours la même chose. En ce qui me concerne, j’ai une affection toute particulière pour cet événement, et je n’ai pas l’intention de louper la fameuse journée professionnelle du lundi.
Cette année, outre la Chine bien sûr, les sujets à l’honneur ont tout pour me plaire, ils tournent autour de graves questions comme l’avenir de notre métier, les droits d’auteur, les mutations liées au numérique.

Au programme de la journée de lundi, à noter par exemple :

  • Accès à l’information et droits d’auteur: une solution équilibrée est-elle encore possible? organisé par l’AAF, l’ABF, l’ADBDP, l’ADBGV, l’ADBS, l’ADBU, l’AIBM, la FFCB. Salle Dragon de 11h à 12h30.
  • De la production à la diffusion : service d’édition électronique et portails thématiques, organisé par l’INIST-CNRS, de 11h à 12h au bar des sciences
  • Droits d’usage des corpus pour la recherche et l’enseignement, organisé par l’ATILF-CNRS, de 12h 10 à 13h10 au bar des sciences toujours
  • L’avenir des bibliothécaires est-il derrière eux? organisé par l’ENSSIB, de 17h30 à 19h salle Dragon
  • L’Europe des bibliothécaires: quelles formations, quels métiers? aussi par l’ENSSIB, de 13h30 à 15h salle Sérénité
  • La bibliothèque face aux mutations de la chaîne du livre, organisé par Livre Hebdo et Electre, de 11h à 12h30 salles Confucius et Sérénité
  • Le projet de loi Droit d’auteur : ses incidences en matière d’édition traditionnelle et numérique, organisé par Image Juridique, de 15h30 à 17h salle Jade.

Y a de quoi faire ! Alors bonne visite !