Copyfraud

Réclamer des droits d’auteurs (ou plus largement de propriété intellectuelle) sur des ouvrages qui sont dans le domaine public, est-ce bien légal ? Les éditeurs de reprint, les institutions de conservation, les éditeurs de collections numérisées ou microfilmées anciennes pour la presse par exemple, ont-ils vraiment le droit de se rémunérer sur le dos du domaine public ? Ou bien est-ce de la « copifraude »…

Une réponse par Jason Mazzone dans un gros article en PDF de plus de 80 pages… en libre accès. Il y est bien sûr question de droit américain mais ça ne nous interdit pas de réfléchir.

Merci à Digitization blog.

Où trouver des bibliothèques numériques ?

Faire un tour d’horizon des initiatives de numérisation dans le monde peut sembler au premier abord une tâche titanesque, tant elles sont nombreuses, diverses et dispersées. En réalité, on peut se féliciter du fait que des tas de gens ont déjà fait la liste des bibliothèques numériques existantes…

On trouve une liste de projets de bibliothèques numériques sur wikipedia : évidemment comme tout ce qui figure dans cette encyclopédie, il se peut que cela n’apparaisse pas comme parfait dans le détail mais alors il suffit d’ajouter sa propre contribution.

Notre ami germanique du blog NetBib a lui aussi fait une liste qui est extraordinaire de richesse, de détail et de pertinence. Chaque bibliothèque numérique est reliée à l’entrée correspondante dans le blog quand elle existe, ce qui devrait réjouir les gens qui ont la chance de pratiquer l’allemand.

Au Canada, la British Columbia International Digital Library propose aussi de répertorier des bibliothèques numériques, en mettant l’accent sur celles qui sont en mode texte. On trouve des bibliothèques numériques classées par nom, par sujet ou encore par lieu, une bibliographie et une liste de portails et de répertoires.

J’avais déjà mentionné en "brève" ce billet d’Archivalia qui donne aussi quelques pistes mais pour trouver directement des livres.

Et puis maintenant, on en trouve aussi plein dans mon delicious, et je n’en ai pas encore fini. D’ailleurs, pour les gens qui en ont adopté le fil RSS, j’espère que vous me pardonnez cette avalanche de références que je n’ai pas toujours le temps de commenter, il n’y en a plus pour longtemps ;-)

Vers des contenus participatifs ?

J’ai été interpellée par ce billet sur ResourceShelf qui évoquait cette annonce d’Internet Archive.

Un événement se produit et pour garder le plus possible de souvenirs de cet événement, on met tout le monde à contribution, tous les volontaires. A la fois pour faire de la politique documentaire – repérer les ressources pertinentes – et pour mettre en oeuvre la collecte elle-même.

Cette démarche est tout à fait dans l’esprit du Web, elle me fait assez penser à Wikipedia.
(Au passage, merci à Tristan pour m’avoir fait découvrir Uncyclopedia, une anti-encyclopédie-wiki qui ne véhicule que de l’information partiale, inutile et drôle – on remarquera que même une initiative de ce genre ne peut se passer de règles du jeu et d’une forme de contrôle par la communauté.)

Les bibliothèques ne pourront pas éternellement faire l’économie de ce genre de démarche participative dès lors qu’elles touchent au domaine du numérique. Les usagers familiers du Web ne comprendront (ne comprennent déjà ?) pas pourquoi un éditeur privé comme Amazon ou des fondations comme Internet Archive les invitent à participer à l’élaboration (ou à l’évaluation) des contenus, alors que les institutions du service public s’y refusent.

Il faudra donc trouver des solutions pour permettre aux lecteurs d’ajouter leur grain de sel dans l’information, sans pour autant mettre en danger la validation de celle-ci. Des systèmes de validation a posteriori sont possibles, les Archives des Yvelines en ont monté un très sympathique consultable ici. N’hésitez pas à demander un mot de passe et à tester les annotations, c’est gratuit et instantané.
Le principe est de permettre aux utilisateurs qui sont en train de consulter les archives de proposer une transcription, celle-ci étant fortement cadrée par les champs prédéfinis par les archivistes. On a ainsi un usage très contrôlé de l’annotation, qui devrait satisfaire à la fois les utilisateurs et les archivistes puisque la marge d’erreur (ou de loufoquerie) est assez faible.

Reste à savoir si les lecteurs marcheront dans la combine, ce qui revient à se demander si les bibliothèques sauront susciter une communauté d’utilisateurs désireux de construire ensemble quelque chose de meilleur. Ces communautés existent sur le Web, elles existent autour d’outils comme Wikipedia et elles existent dans les archives surtout avec les généalogistes. J’ai plus de doutes pour les bibliothèques.

Le grand jeu de la route du figuier

A votre avis, quel est le point commun entre Manue, Got, et un figuier ? Réponse : ils aiment les vieilles pierres. En effet, en ce qui nous concerne vous pouvez le vérifier ici. Et pour les figuiers, on peut découvrir sur ce site que c’est une espèce xérophile. A savoir que s’il voit une vieille construction, de préférence un château médiéval par exemple, le figuier va aussitôt décider de s’y nicher et de s’y épanouir tel un gros buisson ventru. Ce qui ne veut pas dire qu’il refusera de pousser bien à l’abri sur un balcon parisien, mais il préfère se la jouer mauvaise herbe d’époque.

Pendant que Got faisait des photos artistiques de tous les beaux monuments que nous visitions dans le Sud de la France, moi je consacrais mon été à prendre les photos des plus beaux figuiers, les plus enlacés avec divers monuments, les mieux placés, les plus visités.

Alors j’ai décidé de lancer un grand jeu de la rentrée : saurez-vous reconnaître auprès de quel monument pousse ce figuier ? Pour vous aider, vous disposez des billets dans lesquels nous racontons nos vacances, et de l’album photo des petites cases.

Alors voici les règles du jeu :

  • Le jeu se déroule en cinq manches. Les billets sont publiés le lundi matin à la première heure (euh, ma première heure).
  • Le jeu consiste à trouver le nom du monument ou du lieu qui apparaît partiellement sur la photo.
  • La réponse est à donner dans les commentaires.
  • Le premier qui donne la bonne réponse dans les commentaires remporte la manche. Celui qui remporte le plus de manches remporte le jeu.
  • Le premier prix est évidemment un lot de confitures de figues réalisées par mes soins.

Attention, ça commence demain avec un énôôôrme figuier très facile, alors faudra être réactif !

Les bonheurs de la vie (2)

Un des bonheurs de la vie s’épanouit langoureusement à deux pâtés de maison de chez moi. Il y a des gens qui ont un grand figuier sur leur balcon. Il fait même des fruits (mais j’ignore s’ils seront mangeables).

J’essayerais bien d’acclimater un figuier sur mon balcon mais je n’ai pas de balcon. Je n’ai pas la main verte non plus.

Si vous cherchez des conseils pour faire pousser des figuiers, vous en trouverez sur ce site. Un super site d’ailleurs, on y trouve plein de références sur la figue, et notamment un florilège des espèces rares très joli et appétissant.

Quant à moi, faut que j’y aille, j’ai des grosses figues juteuses qui m’attendent pour le goûter.

Les petites cases

Ce soir, j’ai l’honneur de vous annoncer, en exclusivité, la naissance d’un nouveau blog, un blog tout neuf qui a de bonnes chances d’être un des plus intéressants de ma blogosphère personnelle s’il continue comme ça : les petites cases… le blog de mon geek.

Bon d’accord, c’est pas vraiment un blog mais un site où vous pouvez consulter ses indispensables articles sur l’édition electronique et ses mémoires de maîtrise et de DEA. Vous pouvez aussi parcourir nos photos de vacances et savoir ce qu’il lit en ce moment. Mais bon, il a aussi ploufé dans la blogosphère.

Alors pour la petite histoire, quand on s’est connus Got et moi, on traversait tous deux une de ces périodes de marasme de l’existence où on ne sait plus quoi faire pour essayer que ça aille droit. Alors moi, je vivais dans un profond chaos intérieur et lui, il rangeait tout bien proprement dans des petites cases : il fallait que tout soit organisé, carré. Assez vite, on a réalisé que ces petites cases, ça serait pas possible, qu’on ne pourrait pas s’en sortir si on n’évoluait pas tous les deux. Alors, ben on a fait des cases plus grandes pour pouvoir mettre du bordel dedans.

Le jour où Got a commencé à parler de faire un blog, un truc personnel où il pourrait mettre toutes les choses qui lui tiennent à coeur, ça m’a aussitôt refait penser à ces petites cases, et je me suis amusée à les mettre en image (si vous êtes sages, un jour, je vous dirai à quoi correspondent les différentes cases du bandeau). Et après plusieurs mois de pression, les petites cases sont enfin ouvertes au monde et tout le monde pourra enfin en profiter.

Evidemment, les petites cases sont elles aussi Lodel-powered et elles sont un splendide exemple de tous les trucs excellents qu’on pourra faire avec la nouvelle version de Lodel quand elle sera disponible : avoir de jolies URL, publier des choses très différentes sur le même site, organiser tout plein d’information disparate de manière simple et efficace, publier joliment des textes structurés ou moins structurés, et bien sûr, bloguer ! Sans commentaires pour l’instant, mais ça viendra.

Bon, provisoirement, et à titre exceptionnel, si vous avez des choses à dire vous pouvez les mettre en commentaire de ce billet, alors profitez-en !

Certification des archives numériques

Le groupe de travail RLG et la NARA (National Archives and Records Administration américaine), qui travaillent sur la certification des archives numériques, nous proposent aujourd’hui de relire le brouillon d’un document destiné à évaluer lesdites archives.

Je vais essayer de décrypter un peu. Tout système qui se targue de conserver des documents numériques sur le très long terme, par exemple en se conformant au modèle OAIS, devra un jour ou l’autre être capable de se réclamer d’une garantie. A l’heure actuelle on ne peut que spéculer, et aucune institution ou entreprise ne peut prouver par l’expérience qu’elle est capable de préserver des documents numériques sur 100 ans ! Il faut donc trouver un autre moyen de le prouver ou tout au moins, de prouver qu’on s’en donne les moyens.

Le rôle du Audit Checklist for Certifying Digital Repositories est donc de disposer de critères de référence pour procéder à cette évaluation.

Ce document s’adresse à la fois

  • à ceux qui mettent en place une archive, car ils disposent ainsi de la liste de courses des choses à accomplir et éventuellement, à publier ;
  • aux producteurs, qui peuvent se faire une idée plus précise de ce qu’ils doivent faire pour que leur production soit conservée ;
  • et surtout, aux personnes qui doivent choisir un tiers archiveur pour leurs documents numériques et souhaitent s’assurer de la fiabilité du service.

Quand on sait ce que représente la mise en place d’une archive numérique conforme OAIS, il paraît clair que la plupart des institutions ne pourront pas le faire chez elles et devront recourir à un tiers pour ce service, que le tiers soit institutionnel lui aussi, ou privé. Elles auront donc besoin à la fois de bien connaître les bases de la préservation et le modèle OAIS, et de disposer d’un outil d’évaluation dont RLG nous proposerait ici la première brique (brique à évaluer d’ici janvier 2006.)

Un peu de pub, une fois n’est pas coutume, j’en profite pour signaler à ceux qui s’intéressent à cette épineuse question de la préservation du document numérique, qu’une formation excellente et très complète est organisée par le groupe PIN courant septembre et il resterait paraît-il quelques places. Une formation qui a été conçue par des gens très recommandables, donc n’hésitez pas ;-)

Happy BlogDay

Le BlogDay, c’est le jour où les bloggeurs ont l’occasion de présenter d’autres bloggeurs. Des "nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de notre culture, point de vue et attitude". Alors même si c’est pas dans vos habitudes, cliquez !

Un blog de pros : Parisist

Un blog pour les gens qui aiment Paris par des gens qui aiment Paris. Ce qui me plaît dans ce blog, c’est son côté à la fois très « pro » et très sympa. C’est du journalisme à l’échelle humaine.

Un blog de geek : Mitternacht Reloaded

On se dirait presque oh non, pas encore un de ces blogs de geek… Mais là c’est vraiment différent. Déjà c’est écrit par une fille. Son écriture est un moment de détente, une fenêtre sur un petit monde agréable. Et puis son graphisme est super, et elle connaît Yves-Marie Bercé.

Un blog BD : Au tout petit hasard des mots

Les blogs BD, il y en a un tas, et on en parle beaucoup en ce moment avec le Festival qui se prépare. C’était très dur d’en choisir un, mais j’ai pris celui de Princesse Capiton, la "blonde de l’accueil", parce qu’il est différent, et qu’on y passe de bons moments.

Un blog ailleurs : De tout et de rien

"Ailleurs", j’aurais pu choisir un blog lointain dans un langage improbable comme celui-ci mais c’était un peu facile. J’ai donc choisi un ailleurs un peu moins lointain, celui de mes vacances. Accessoirement c’est aussi un blog de geek, mais il est rose ;-)

Un blog au hasard : Dondiegodelavega

Bon, j’avais pas d’idée pour le 5e blog alors j’ai décidé de jouer le jeu et j’ai tapé "un blog au hasard" dans Google France (pourquoi pas un autre moteur, me direz vous, mais on va pas se lancer dans la polémique, là). Et le lauréat, sans tricher, est ce blog littéraire dont le dernier article parle du Moyen-Age, ce qui le rend éminamment sympathique à mes yeux. Hop, suscribe with Bloglines.

Voilà, je suis désolée pour tous les blogs que je découvre tout le temps mais que ce n’est pas tombé sur eux. Je remercie les auteurs des 5 blogs en question d’être entrés dans ma vie (et dans mon aggrégateur) et je leur souhaite de continuer. Et joyeux BlogDay !