Histoires de blogs

Je ne voudrais pas avoir l’air d’imiter ces bloggeurs qui parlent de blogs et qui le font si bien, mais j’ai envie de jouer un petit peu au jeu du serpent qui mord sa queue. Alors, aujourd’hui dans la blogosphère…

Padawan nous offre des food for thoughts avec son tout neuf weblog de liens (qui a maintenant son fil RSS). Vachement chouette.

Tristan est revenu ! Youpi et bon vent au Standblog nouveau.

Robin Good nous donne la recette du succès pour le bloggeur qui cherche à être lu :

It comes in the form of great, unique, hard-to-find, personally selected content that you offer to your audience on a systematic basis.

Et aussi se faire bien référencer, publier des choses intéressantes et « uniques » tous les jours, choisir une licence qui favorise la diffusion des contenus… une pincée de patience, et c’est prêt !

Et pour finir, les coups de coeur de mes vacances :

Il y en aurait bien d’autres. Ils mériteraient une place à gauche mais ça va faire râler mon geek…

La fin du booléen ?

J’ai lu hier un intéressant article intitulé Is Boolean Dead?, signalé à raison par Diglet. L’auteur compare les professionnels de l’information aux Macs et aux Ipod. Les premiers savent que leur système, bien qu’un peu cher, est le meilleur, et ils n’en démordent pas. Les seconds ont compris qu’ils ne survivront que grâce à l’interopérabilité, à l’ouverture, et en allant au devant des attentes de leur client, et pas en attendant que celui-ci s’adapte à leur système. L’article poursuit en abordant la question de ces moteurs de recherche qui offrent une visualisation graphique de l’information.

C’est vrai que vu le bruit qu’a fait ces derniers temps la sortie de Gnod ou de Newsmap, il semblerait que ces outils perdent leur image de gadget et soulèvent de plus en plus d’intérêt. Peut-être deviendront-ils des outils ordinaires et indispensables dans l’Internet de demain. Il faudra alors mettre nos OPAC à la page et, peut-être, enterrer le docteur ET-OU-SAUF bien profond sous les couches d’une interrogation plus intuitive que jamais.

Plus d’infos sur la cartographie d’informations chez outils froids.

Du RSS dans le Web

Aujourd’hui il fait moche, mais alors un temps, inimaginable, j’aurais pu passer ma journée à bloguer mais je me suis abstenue et j’ai décidé d’en garder un peu pour demain.

Aujourd’hui, parlons de RSS avec Jason Kottke, qui se demande s’il est encore raisonnable d’appeler ATOM et RSS de la "syndication" : pour lui, RSS est devenu un autre moyen de naviguer sur le Web, tout simplement, et les aggrégateurs vont devenir des microcontent browsers.

Et qu’est-ce qui fait la force de RSS ou d’ATOM par rapport à HTML ? Je vous le donne en mille : la sémantisation et la structuration des données, bien sûr.

C’est vrai qu’aujourd’hui, on peut tout faire avec RSS, même générer des fils RSS à partir de requêtes dans Google

Mais alors, moi qui lis mes fils RSS dans un aggrégateur en ligne, que je remercie au passage pour sa pertinente nouvelle fonction "toplink", est-ce que j’utilise un micronavigateur dans un navigateur, ou est-ce que je fais de la syndication de contenu ? hein ? Bon, d’accord, là je chipote…

Ya plus de saisons !

Certains m’ont taxée de sadisme parce que je donnais une recette de confiture de figues alors qu’il nous restait encore six mois à attendre avant de pouvoir retrouver la saveur croquante et délicieuse de ces fruits merveilleux.

Je vais donc me racheter en annonçant cette bonne nouvelle : pas besoin d’attendre ! On peut faire de la confiture de figues avec des figues sèches. Je n’ai jamais essayé, mais toute la subtilité de l’affaire semble résider dans la macération. En effet, pour redonner une consistance confiturable aux figues séchées, on les plonge pour une durée plus ou moins longue, qui dans du jus de raisin, qui dans un mélange de pommes et de citron, et qui dans du thé bien fort.

Bon alors quand je rentre à Paris, direction le marché, j’achète des figues sèches, et j’essaye. A suivre.

Pas de Google bombing pour les bibliothécaires

Cette histoire commence sur le blog Library Stuff, où Steven M. Cohen appelle à un Google bombing positif, visant à promouvoir le rôle des bibliothèques dans la recherche d’information :

For the keyword « information », lets try to link it up to the Library of Congress. For the keyword, « web directory », lets try to link it up to LII.

Entreprise qui, après avoir généré l’enthousiasme bon enfant propre aux bloggeurs, fait réfléchir les professionnels de l’information que sont les techie librarians : c’est sur librarian.net que s’expriment les premiers doutes. Nous, les bibliothécaires, pouvons-nous nous permettre d’utiliser les faiblesses des outils informatiques pour leur faire dire que nous sommes les meilleurs ? Ne serait-ce pas tromper ceux qui voient en ces outils des sources objectives, ceux que nous sommes censés aider ?

Confirmation de cette position par la directrice de LII en personne, Karen Schneider : rien n’est plus contraire à notre façon d’agir que le Google bombing. Et, fin de l’histoire, le lanceur de l’idée se rétracte.

Cette petite aventure blogosphérique est intéressante. Je n’aurais jamais pensé que la déontologie de mon métier m’interdirait un jour de me jouer de la technologie, même si c’est dans un but didactique. Il y aurait beaucoup à dire sur la différence entre le Google bombing, manipulation collective consciente pure et simple, et l’image inévitablement biaisée du monde que donnent nos classements, nos sélections, nos choix bibliothéconomiques.

Enfin bon, j’espère que ça ne va pas m’empêcher de dormir.

Crème pâtissière

Un des drames de ma vie, c’est que mon geek n’aime pas les figues. Non mais vraiment. J’ai même cru un moment qu’il refuserait de faire la feuille de style pour le Figoblog, mais son côté dévoué l’a emporté. En fait, il n’aime pas trop les desserts, et pour tout dire il y a juste un truc qu’il aime, mais alors, beaucoup : c’est la crème pâtissière.

Alors moi forcément, dans le genre pâtissière, on fait mieux. Mais un peu à mon tour de faire preuve de dévouement, non ? Alors, je fouille dans la bibliothèque maternelle, je déniche une perle qu’on a plus sur aucun rayonnage de nos jours : Maîtresse de jeune maison (Paris, Hatier, 1965), parce que oui, on se plaint de la condition de la femme, mais faut pas oublier qu’il y a pas si longtemps ça rigolait encore moins, et bref, page 134, voici la recette de crème pâtissière de années 1960.

  • faîtes bouillir le lait (1/4 de l.) avec la vanille (1 gousse)
  • mettez un oeuf + un jaune d’oeuf dans un bol, ajoutez 30g de farine, 40g de sucre, tournez jusqu’à obtenir une pâte fine, puis incorporez lentement le lait bouillant après avoir retiré la gousse de vanille
  • remettez dans la casserole, faîtes cuire en tournant vigoureusement au fouet jusqu’à-ce que la crème soit épaisse, lisse et sans grumeaux.
  • Laissez prendre quelques bouillons à feu doux pour que la farine cuise.

Bon, à part le fait que je ne suis pas sûre d’avoir bien saisi la fin, le résultat est presque probant, quoique un peu épais et manquant de goût. Enfin, je suis preneuse de toute suggestion d’amélioration.

Et quand même : vivement que les petites figues sur les arbres grandissent (pour pouvoir les manger avec la crème pâtissière).

De l’OAI dans Google… ou du Google dans l’OAI ?

La blogosphère bibliothéconomique bruit aujourd’hui, malgré le week-end de Pâques et les oeufs dans le jardin : Google aurait passé un accord avec le MIT et d’autres Institutional repositories pour indexer des ressources du deep web. Selon cet article qui fait couler beaucoup d’encre virtuelle, Google projetterait de donner accès aux ressources de 17 partenaires universitaires par l’intermédaire de sa page de recherche avancée.

C’est en lisant l’article jusqu’au bout qu’on découvre que c’est OCLC qui ferait l’intermédaire entre les données bien cachées et Google, ce qui nous ramène ici, où il est question certes de harvester en OAI des entrepôts DSpace, mais ensuite de rendre ces données accessibles pour des moteurs tels que Google (pas seulement Google, donc ?)

Tout ceci nous rappelle une vieille histoire d’il y a au moins un mois, entre Yahoo et l’Université de Michigan, le premier se proposant d’harvester en OAI les ressources du second.

Et puis tant qu’on y est, ça me rappelle une aventure encore plus antédiluvienne, il y a deux mois avec cette affaire de projet Ocean, une grande histoire de numérisation entre Google et la bibliothèque de l’Université de Stanford, dont on a plus jamais entendu parler depuis. Mais c’est pas grave, ça me fait une excuse pour mettre une photo de mes vacances.

Trucs de geek

Oh la la, dur dur de garder le rythme, en vacances ! Bon, ça va être un peu fouilli, mais voici quelques trucs qui devraient être utiles (enfin, plus ou moins) aux geeks, aux techie librarians, et d’une façon générale aux gens qui passent leur vie devant leur écran (allumé et connecté) même s’ils ne l’utilisent pas :

  • Online News Screensaver, un économiseur d’écran qui affiche des fils rss de news sur différents domaines. Pour rester informé même quand on est au téléphone… ou qu’on fait un autre truc en même temps… enfin si on est pas devant ça sert pas à grand chose, non ?
  • spécialement dédicacé aux gens qui n’utilisent pas Internet Explorer, un petit outil pour calculer vite et facilement le pagerank de votre site.
  • enfin, une nouvelle liste de discussion, à l’usage des bibliothécaires, pour parler de métadonnées, de Web sémantique, de XML, de data management, enfin de tas de trucs intéressants : techie librarian (râââhh, rien que le nom, ça donne envie !)

Merci à Library Stuff, à ODP weblog et à usr/lib.

Culture libre : le pouvoir de Creative Commons

Vu le titre de son ouvrage, le juriste Lawrence Lessig se devait bien de rendre Free Culture accessible librement sur Internet. Pour protéger néanmoins ses droits d’auteur, il a choisi la licence Creative Commons. Grâce à elle, il autorise tout un chacun à copier son oeuvre, mais aussi à la diffuser, la représenter, et à créer des oeuvres dérivées, pourvu qu’on le cite et qu’on n’en tire pas de profit commercial.

La licence Creative Commons est paramétrable et il aurait pu choisir de limiter plus ces droits. En effet, quel auteur a envie de voir son travail modifié, peut-être contredit, par d’autres ? On a trop souvent cette réaction défensive, oubliant que modifier, cela peut être aussi enrichir.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, l’ouvrage proposé en téléchargement en pdf est accessible, gratuitement et librement, dans de nombreux autres formats, y compris des versions audio. Il y a entre autres un wiki librement modifiable par tous, avec la possibilité immodérée de l’annoter et de l’augmenter. Enfin, il y a même un site pour la traduction chinoise collaborative. (Au fait, à quand un wiki pour la traduction française ?)

Pendant ce temps, on peut aussi l’acheter en papier sur Amazon : autant dire que l’auteur n’était pas très inquiet sur les conséquences de cette libre diffusion à l’égard de son porte-monnaie.

Bien que Creative Commons soit basée sur les notions très anglosaxonnes de copyright et de fair use, une équipe travaille à la traduire et l’adapter en français.

Les bloggeurs du monde entier la plébiscitent, d’ailleurs il faudrait que je m’y mette, mais pas ce soir car je pars en vacances… ;-)

Maintenant ça marche

Tout ceux qui ont essayé de m’envoyer un mail en cliquant sur "me contacter", là, à droite, auront sans doute remarqué que je ne leur ai pas répondu. Certains auront même constaté une réaction particulièrement irrationnelle de leur logiciel de messagerie (si c’est le cas, vous n’utilisez pas thunderbird, quel dommage !).

En fait, je n’ai jamais reçu les messages.

C’est réparé, vous pouvez donc recommencer à me faire crouler sous les suggestions de recette de confiture de figues, les questions bibliothéconomiques, et les commentaires que vous auriez préféré glisser en-dessous du billet concerné (mais ça viendra).

Désolée pour ceux qui ont essuyé les plâtres.