Crumble

Ce week-end j’ai expérimenté avec succès une évolution de ma recette habituelle de crumble (ou pour être plus précise, de tarte au crumble, vous allez comprendre la nuance).

J’avais l’habitude de faire une tarte où je mélangeais tous les fruits de saison, couronnée par une croûte croustillante de type crumble, mais très fine. Mon geek était content, mais je sentais que je pouvais faire mieux. J’ai donc supprimé tous les ingrédients superflus et doublé la quantité de ceux qui faisaient que c’était bon.

Donc voilà.

  • Dans un moule assez profond, étaler une pâte brisée ou sablée.
  • Couper en dés quatre pommes et deux bananes. Répartir les fruits sur la pâte en une couche de 2cm d’épaisseur environ.
  • Enfourner dans un four préchauffé à 220° pendant 1/4 d’heure.
  • Pendant ce temps, préparer le crumble : on malaxe 50g de beurre mou et 50g de sucre, puis on ajoute 100g de farine et un peu de canelle. On doit obtenir une poudre pas trop fine, granuleuse.
  • Au bout d’1/4 d’h de cuisson, sortir le plat du four, verser 1/2 verre de jus d’orange sur les fruits, et étaler le crumble sur les fruits. Remettre au four jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée.

Cette recette est excellente mais terriblement éloignée de l’authentique crumble véritable. Si quelqu’un a une autre recette, je suis preneuse.

Bonne année 2005

Pour commencer cette nouvelle année, quelques bonnes résolutions s’imposent.

Si vous n’avez pas d’idée de bonne résolution, vous pouvez en générer automatiquement chez rMen’s.

J’ai aussi quelques propositions de mauvaises résolutions à adopter illico presto :

Merci à Fred Cavazza, Sebastien Bailly, et Faut le savoir.

Et mainentant, au boulot. Et bonne année.

Pour les enfants

Spécialement dédicacé aux petits parisiens qui, même quand le soleil (quoique froid) illumine leur lieu de vacances, préfèrent rester collés à leur écran, voici quelques liens pour préparer Noel en petits clics.

  • Sur petit web, des coloriages, des trucs à imprimer, et la recette du Stolen (miam !)
  • L’atelier du père Noel avec des jeux en flash à découvrir, mais aussi un calendrier de l’avent, et plein d’autres choses…
  • Sur Poulet frites aussi des jeux en flash, même s’ils n’ont rien à voir avec Noel, avec l’inénarrable "tapez sur les nains" (je n’ai rien contre les nains mais c’est très drôle)
  • Et bien sûr, le meilleur parmi le meilleur, c’est nos amis Boowa et Kwala (pour faire les jeux gratuits en ligne, cliquer sur "enfants" puis "jouez en ligne dans la fenêtre sécurisée").

Merci à Mimi !

J’en profite pour saluer au passage le nouveau blog d’Hubert : laCatapulte, dédié à une sélection de livres jeunesse. Une excellente initiative ; dans le genre, l’autre jour, je me disais que ce serait bien de faire un blog pour les enfants, avec tous les jours des liens intéressants à cliquer. Mais j’ai pas le temps (Hubert, dis-nous comment tu fais !!!)

Figues de Noel

Il paraît qu’on trouve des figues sur les étals des primeurs jusqu’à début décembre, ce qui est tout à fait exact ; j’en ai encore vu hier, mais il est vrai tout de même qu’elles faisaient plus pitié qu’envie.

Néanmoins, la figue est essentielle à cette époque de l’année puisqu’elle figure en bonne place dans les 13 desserts du Noel provençal. Il s’agit bien sûr de figues sèches, qui sont excellentes à cette époque de l’année car elles sont juste sèches de l’automne, et encore parfaitement fondantes et juteuses. Les 13 desserts symbolisent les 12 apôtres (c’est comme les mousquetaires, on rajoute Jésus et ça fait 13). Les figues sèches sont l’un des "quatre mendiants" des 13 desserts, avec les autres fruits secs, noix, noisettes et raisins. On les appelle mendiants car leur couleur rappelle celle des habits des quatre ordres mendiants (les figues symbolisent donc les Franciscains).

Pour être sûr d’être au top de la cuisine de Noel, il faut aussi préparer des bredeles ou sablés traditionnels alsaciens, pour lesquels il n’y a pas seulement une recette mais tout plein de recettes, autant que de sortes de biscuits qui se présentent en boîte bigarrée et délicieuse, avec toujours les mêmes qui restent à la fin, sinon c’est pas drôle.

Et pour accompagner les bredeles, l’indispensable vin chaud pour lequel je fais confiance à Scally qui est aussi de là-bas.

La photo n’a rien à voir, c’est le grand figuier qui est devant la gare de Tolède.

Changement de style

Pour occuper mes longues soirées d’hiver, j’ai décidé d’apprendre CSS… J’espère que le résultat vous plaît. J’en suis assez contente sauf le titre qui est devenu assez peu visible (si quelqu’un a parmi ses proches un super bon designer pour lui demander un petit conseil de ma part, ça serait gentil…)

Je remercie openweb, et mon geek (dont je suis loin de pouvoir me passer même si j’apprends de nouvelles choses ;-)

La feuille de style respecte les standards du W3C (enfin elle essaye), alors si vous faîtes partie des 35% (eh oui, seulement) qui vont trouver que ça a une drôle de tête, téléchargez Firefox

Bibliografigue (sélective)

Eh oui, des livres sur les figues, rien que sur les figues, ça existe ! D’ailleurs c’est bientôt Noel, et pour sortir de l’embarras les gens qui cherchent ce qu’ils pourraient bien m’offrir, voici une petite sélection d’opuscules intéressants…

Dans le genre « la figue, sa vie, son oeuvre » ou tout savoir sur la figue, la culture du figuier, les façons de la cuisiner, son rôle dans notre histoire et dans l’art, etc :

  • Mémoires de la figue de Henri Joannet (Ed. Equinoxe)
  • La figue de François-Régis Gaudry, Dominique Auboire, Denise Solier-Gaudry (celui-là je l’ai déjà !!! il est très bien – c’est celui qui est sur la photo)

Dans le genre recettes de cuisine :

  • Magie de la figue dans la cuisine provençale de Gui Gedda, chez Edisud, celui-là il me plairait vraiment, en plus j’aime bien cette collection
  • La figue : 10 façons de la préparer de Lior Lev-Sercarz (Ed. Epure)

Dans le genre, rien à voir, ou plutôt poésie, nouvelles et autres contes érotiques :

  • Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge, lequel avait semble-t-il un goût particulier pour la figue (Flammarion)
  • Opus Cul : dix petites pièces en forme de figue de Jeanne-Marie Sens, jeunes lecteurs s’abstenir

Par contre, dans le genre figues magiques et lectures jeunesse (j’aime aussi, je précise, et comme ça je pourrais faire partager ma passion à ma puce) :

  • Le Garçon des figues et La Reine d’Egypte de Michel Ocelot, le fameux auteur de Kirikou (Seuil jeunesse)
  • Une Figue de rêve de Chris Van Allsburg (chez l’Ecole des Loisirs).

Voilà, merci d’avance Père Noel !!!

Deux adresses refigorantes

Pour les parisiens, voici deux adresses où on peut, au bénéfice de la saison pourtant finissante, manger de la bonne tarte aux figues…

La première c’est la « maison des tartes », dans le 5e arrondissement juste en face du square de St-Julien-Le-Pauvre et de la Fourmi ailée (un excellent restau mais sans tarte aux figues à ma connaissance). La tarte aux figues est très bonne mais aussi très belle (cf photo ci-contre).

La seconde est dans le Marais, juste en face de l’espace Blancs-Manteaux où il y avait le salon de la revue la semaine dernière. Le restaurant s’appelle « Au gamin de Paris ». Je n’ai pas testé moi-même mais j’ai pleinement confiance dans mes sources !

Le creusois aux pommes

Je vous propose la fameuse recette d’un des meilleurs gâteaux du monde : le creusois aux pommes. Il plaira tout particulièrement aux amateurs de gâteaux très sucrés et très beurrés (et très faciles à faire) !

Dans un saladier, mélanger 1 verre de farine et 2 verres de sucre. Ajouter 100g de beurre fondu et 4 blancs d’oeuf montés en neige.

Eplucher et couper en dés les pommes (environ 3 ou 4 petites pommes). Les disposer dans un plat assez large et peu profond, préalablement beurré et fariné.

Verser la pâte sur les pommes et faire cuire environ 1/2h au four thermostat 6/7.

On obtient un gâteau plat, croustillant sur le dussus, fondant au milieu (car les pommmes fondent délicatement dans la pâte) et caramélisé sur le dessous. Délicieux !

Il existe une variante aux noisettes, dans ce cas on mélange un verre de noisettes en poudre à la farine, à la place des pommes. C’est très bon aussi.

Il faut trouver quelque chose à faire avec les jaunes des oeufs… par exemple une crème anglaise, une crème brûlée ou une crème pâtissière !

Merci à Delphine qui me donna cette recette de gâteau local par un beau week-end ensoleillé dans la Creuse, il y a quelques années.

Figues antiques

Massilia, 49 av. J.C.

La ville, assiégée par les troupes de César, est au bord de la famine…

Il poussa un cri de joie et se précipita vers un guéridon dans le coin de la pièce.

– Des figues ! Un grand tas de figues ! Je n’ai pas pu trouver la moindre nourriture hier soir. Je n’ai guère pu fermer l’oeil tant j’avais faim. Mais regarde-les ! Elles sont splendides. D’une si belle couleur et bien dodues. Et l’odeur ! Tiens, prends-en une. Ensuite, nous sortirons.

Davus mordit à pleines dents dans une figue et rit de plaisir.

Jusqu’au moment où je me risquai à en croquer un petit morceau, je ne m’étais pas rendu compte comme j’avais faim. J’étais aux anges. Jamais je n’avais mangé une figue aussi délicieuse.

Steven Saylor, Le rocher du sacrifice. Paris : 10/18, 2000.

Chaudement recommandé aux amateurs de polars historiques, d’antiquité et de figues (mais c’est le dernier de la série, commencer de préférence par Du sang sur Rome !)

Fruits et légumes d’automne

Du point de vue culinaire, nous traversons une saison sympathique. Outre les mirabelles, sur le déclin déjà, il y a bien sûr les figues. J’ai passé pas mal de temps ces dernières semaines à confiturer, tout un tas de recettes expérimentales dont j’offre des échantillons à mes amis. Et à peine constitué, le stock s’amenuise déjà, il faut bien le dire !

J’ai aussi expérienté la figue sous d’autres formes, en particulier la figue « juste sèche » qui est excellente, et le pain aux figues qu’on trouve dans les boulangeries du 5e arrondissement. Il y a notamment une boulangerie rue Monge qui en fait un très bon avec de gros morceaux de figues.

Comme je commence à en avoir un peu marre des figues (eh oui, on se lasse de tout, même du meilleur), je découvre d’autres pistes : par exemple, sur la lune, on s’intéresse aux courges, aux citrouilles et aux potimarrons.

Du côté de chez Scally, c’est les champignons qui sont à l’honneur. J’adore aussi.

Sur ce, je vous laisse, je vais consacrer mon week-end à la cueillette des pommes !