Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

C’est très pénible d’être obligé de regarder son écran de travers tellement on a le nez bouché (ben oui, le fait de pencher la tête permet de déboucher au moins partiellement mais bonjour l’ergonomie du poste de travail). Donc vous ne m’en voudrez pas si je fais court et mélangé.

  • voici un truc avec plein de ressources sur l’expérience utilisateur. A première vue on dirait un blog mais non. Ca s’appelle DeyAlexander parce que le type s’appelle Alexander Dey, ce qui prouve que dans la vie avoir un nom qui jette c’est pratique, ça évite d’avoir à se creuser.
  • voici un autre truc très marrant, à première vue on dirait un wiki mais en fait non. On peut s’amuser beaucoup avec le javascript et en fait ce n’est qu’une page HTML statique. Enfin j’aime bien la navigation, c’est original.
  • Le dernier Journal of Digital Information a pour thème : "Digital Libraries and User Needs". On y trouve des articles intéressants sur la participation des utilisateurs au design (lire "à l’architecture de l’information") d’un site de bibliothèque numérique. En particulier, il y a un article sur un test utilisateurs concernant l’OAI.
  • On apprend que Yahoo rejoint Google dans le projet d’indexation de WorldCat – c’est le projet qui nous vaut le petit outil dont je parlais l’autre jour.

Bon j’arrête avec ma liste décousue. Je pense avoir à peu près éclusé tout ce que j’avais mis de côté ce week-end… Et merci au fait à : Infodesign, à Fred Cavazza et à Library Stuff J’espère que ça ira mieux demain, et je vous promets plein de trucs intéressants et de question existentielles avec des réflexions et même peut-être un effort rédactionnel qui sait.

L’ISBN magique

Il était une fois un pauvre petit numéro à plein de chiffres qui s’appelait ISBN . Ce petit numéro était très malheureux car, bien que tout le monde le connaisse et passe son temps à le noter partout, il ne se sentait pas vraiment utile.

Un jour, l’ISBN décida de partir de son pays qui s’appelait Métiers-Du-Livre, et d’aller découvrir le monde. Il arriva bientôt au Pays-des-Zéros-et-des-Uns, aussi appelé Machine Readable Land. Or donc, dans ce monde, il fut immédiatement reconnu pour ce qu’il était : un identifiant pérenne unique, extrêmement utile !

Plusieurs des habitants les plus puissants de ce pays, parmi lesquels on peut citer Google et Amazon, décidèrent de l’adopter et de lui confier certaines de leurs adresses. Alors ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants !

Plus sérieusement, l’ISBN a donné naissance à quelques outils d’intérêt, enfin, surtout pour les machines et pour les bibliothécaires (non nous ne sommes pas des robots) :

  • xISBN, un outil qui permet à partir de l’ISBN d’un document de trouver automatiquement des documents en relation
  • un bookmarklet pour transformer en un clic toute page contenant un ISBN dans son URL en notice de WorldCat
  • un outil qui utilise Google uniquement pour rechercher dans des résumés de livres (en papier) que celui-ci propose désormais.

C’est fou tout ce qu’on peut faire avec un ISBN de nos jours ! Dommage que tout ceci ne concerne que le domaine anglo-saxon (évidemment !) Merci à Catalogablog et à Open Access News

Lecteur, es-tu là…

Le lecteur distant, cet être étrange et inconnu, qui est-il, où est-il, existe-t-il réellement ? Voici quatre liens pour s’en préoccuper…

Du point de vue DRM,

  • comment identifier les utilisateurs pour leur accorder notre confiance ? Il s’agit de les identifier du point de vue des droits d’usage bien sûr. "Identity’s federated future." par Neil McAllister. InfoWorld, sept. 2004.
  • autre question existentielle, comment garantir l’accès du public aux ressources ? quels sont les droits de l’utilisateurs dans un monde où la propriété intellectuelle est verrouillée ? Carlson, Christopher N. (2004) "Managing intellectual capital : individual rights and the public interest." dans Proceedings The Fifth European Conference on Organizational Knowledge, Learning and Capabilities, Innsbruck (Austria), sur E-lis.

Du point de vue utilisation des ressources électroniques :

Le tout en libre accès, on a de la chance, alors merci à Diglet, OA News et 10ky blog.

Temps d’abondance

Ce billet est spécialement dédicacé aux petits chanceux qui, en cette merveilleuse saison, se retrouvent les bras ballants devant les 25 kg de figues produits par l’arbre du jardin et se demandent « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? »

Outre toutes les recettes de confitures, vous connaissez par coeur, voici quelques autres idées originales :

Tout plein d’autres recettes en tout genre à base de figues par ici et par là : figues au vin, figues fourrées au chocolat, magret de canard au nectar de figues, figues rôties aux épices… il y en a certainement pour tous les goûts.

Excursion pas lointaine

Si vous habitez Paris, il vous reste encore une journée pour vous rendre aux marchés flottants du Sud-Ouest, sur le quai Montebello (en bas de Notre-Dame).

On y trouve des foies gras de toute sorte, des vins et liqueurs de toute sorte, des fruits (raisins en particulier), des fruits secs, des aulx (ou si vous préférez, des ails, apparemment on a le choix), des saucissons, des fromages… Le tout avec dégustation gratuite bien sûr. Il y a même des distributions gratuites à certaines heures, où l’on obtient quelques gousses d’ail et une petite grappe de raisins blancs bien juteux.

J’ai acheté (grâce au sponsoring temporaire d’une amie que je remercie) un petit sachet de figues sèches luisantes de sucre et moelleuses et croquantes et je ne vous dis que ça. Mes figues sèches du Sud-Ouest sont même carrément meilleures que des figues fraîches (de supermarché) : constat étonnant !

La promenade commence avec un petit figuier en pot qui pousse au bord d’une péniche. Elle se termine, en poussant un peu, au grand figuier du quai Tino Rossi dont j’ai déjà parlé. C’est agréable et charmant…

OCLC très « tendance »

OCLC nous refait le coup des tendances, cette fois-ci avec les "formats" (au sens extrêment large du terme, en bibliothèque on parlerait de "types de documents" je suppose).

Le rapport 2004 Information Format Trends: Content, Not Containers montre que les internautes ont tendance à se soucier de moins en moins de la forme de ce qu’ils consultent, et de plus en plus de son contenu.

Parmi les grandes tendances analysées, on peut noter l’explosion de la masse de contenus, le phénomène des blogs, le micropayement (pour la musique notamment), la convergence des technologies…

Et à la fin, on trouve aussi un petit glossaire des nouveaux mots de l’année, à connaître absolument pour être sûr d’être très « tendance » !

(Merci à RessourceShelf)

DRM : ce qui nous attend

Un rapport commandé par le Jisc sur les DRM a été publié.

Le point de vue est intéressant, il ne s’agit pas pour une fois de regarder comment les DRM sont implémentés dans l’industrie et quelle conséquence cela aura sur nos collections, mais au contraire de se demander si et comment on doit implémenter des technologies de DRM dans les institutions pour protéger les contenus en lignes (contenus "académiques" si on peut traduire scholarly de cette manière).

On y parle de types de DRM, de difficultés de gestion des métadonnées, de licences Creative commons, et de tas de choses intéressantes. Puisque c’est ce qui nous attend, autant s’y frotter tout de suite.

Merci à Open Access News.

Comment fabriquer des figues sèches ?

Cette question m’a été posée par courrier (eh oui, je vais bientôt pouvoir ouvrir une rubrique question des lecteurs…) A défaut de pouvoir y répondre à l’aide de mes grandes connaissances culinaires, je vais tenter d’y répondre en m’aidant de mes talents documentaires.

Je n’ai jamais essayé de faire sécher des figues et
l’opération a l’air assez délicate. Voici toutefois
quelques indications que j’ai pu glaner.

Les figues doivent sécher à température modérée
(30-35°) et très lentement. Si on habite dans le sud
et qu’il fait chaud, on peut les faire sécher à l’air
libre en les disposant sur des clayettes, c’est-à-dire
des sortes de petites grilles en bois ou en plastique où on dispose les figues
bien séparées les unes des autres. Il faut que l’air
passe au-dessus et en-dessous des fruits (d’où
l’intérêt de la grille).

On les fait ensuite sécher dans un endroit bien aéré
mais si possible à l’abri du soleil (genre un grenier
ouvert), et en les rentrant la
nuit. Il faut tourner les figues chaque jour pour
qu’elles sèchent de manière homogène.

Si on habite dans un endroit où cette opération est
impossible, on peut aussi les faire sécher au four
très peu chaud (30-35° donc). Il faut alors répéter
l’opération en plusieurs fois, en les laissant
refroidir une journée à l’air entre deux cuissons, et
en les tournant.

Les figues sont bien sèches quand on voit le sucre
apparaître sur la peau. Il faut alors les conserver à
l’abri de l’air : dans une boîte, un bocal, en les
tassant bien les unes contre les autres pour que l’air
ne s’infiltre pas. Si on a une machine à vide d’air
c’est encore mieux (mais ce n’est pas donné à tout le
monde !) On peut aussi les emballer bien serrées dans
des feuilles de figuier, on appelle ça des "capons"
(recette niçoise).

Bon courage (en espérant que ceux qui essayent nous en donnent des nouvelles !)

XML, métadonnées et autres

Il y a peu j’ai découvert les dossiers Educnet, qui sont des mines de ressources mises à jour. On en trouve notammment un sur les métadonnées et un sur le XML. De bons points de départs pour commencer à creuser un sujet.

Sur le même sujet vu à travers une autre lorgnette, le W3C organise à Dublin une rencontre sur l’utilisation des métadonnées de contenu: c’est-à-dire, si j’ai bien compris, les métadonnées contenues dans le balisage des documents lui-même. On va y parler beaucoup de XML, de XHTML et de RDF : affaire à suivre.

Puisqu’on parle de Dublin, parlons de Dublin Core (ce qui n’a rien à voir comme nous le savons), et même du "Dublin Core library application profile" : c’est quoi cette chose ? Un profil de référence qui donne quelques clefs pour utiliser le Dublin Core en bibliothèque de manière cohérente (lire : intéropérable). Son petit nom c’est DC-lib et une version brouillon vient d’être soumise à commentaire. Ce "profil bibliothèque" définit notamment :

  • les éléments obligatoires
  • les éléments et les qualificatifs autorisés
  • les schémas autorisés (vocabulaires contrôlés…)
  • les éléments additionnels venant d’autres espaces de noms spécifiques aux bibliothèques
  • des éléments provenants d’autres profils potentiellement utiles
  • une définition plus fine de chaque élément.

Merci à Formats ouverts, Fred Cavazza, et à Catalogablog pour ces informations Xtrêmement utiles.

Confiture de figues, petite synthèse

Nous y voici enfin : les figues sont mûres et abondantes, sur les marchés elles débordent des étals, dans certains coins de France on peut les ceuillir sur les arbres esseulés au coin des routes.

Voici donc un petit rappel utile pour réaliser une bonne confiture de figues.

Pour ceux qui, comme moi, cherchent à conserver toute la saveur et la consistance de la figue, préférer une recette où on les conserve entières. Pour cela il faut les faire cuire longtemps, à feu très doux et après les avoir blanchies à l’eau bouillante et percées avec une aiguille à tricoter. On choisira de préférence les petites figues noires de Provence ou d’Espagne, ne pas hésiter à les prendre bien mûres, même archimûres, ce qui fera aussi la joie du marchand.

Pour les adeptes de la confiture qui s’étale, on procède avec les figues comme avec n’importe quel autre fruit : on les coupe, on les fait cuire, voilà. On peut même donner un coup de mixer à la fin. Si c’est l’homogénéité qu’on cherche, on peut même pousser le vice jusqu’à les éplucher : c’est recommandé notamment pour les grosses figues turques qu’on trouve dans les supermarchés. Ce type de confiture se fait aussi très bien avec des figues blanches, dont le goût est plus léger et plus subtil.

Enfin, pour ceux qui préfèrent le bi-goût, les figues se marient volontiers :

  • avec des épices (cannelle, badiane, gingembre) les petites figues noires
  • avec des agrumes, oranges ou citrons, les figues blanches
  • avec d’autres fruits : des raisins, des fruits rouges (mieux vaut utiliser les figues noires mais j’ai pas essayé avec les blanches).

Retrouvez toutes les infos et les recettes nécessaires ici !