Figues de Noel

Il paraît qu’on trouve des figues sur les étals des primeurs jusqu’à début décembre, ce qui est tout à fait exact ; j’en ai encore vu hier, mais il est vrai tout de même qu’elles faisaient plus pitié qu’envie.

Néanmoins, la figue est essentielle à cette époque de l’année puisqu’elle figure en bonne place dans les 13 desserts du Noel provençal. Il s’agit bien sûr de figues sèches, qui sont excellentes à cette époque de l’année car elles sont juste sèches de l’automne, et encore parfaitement fondantes et juteuses. Les 13 desserts symbolisent les 12 apôtres (c’est comme les mousquetaires, on rajoute Jésus et ça fait 13). Les figues sèches sont l’un des "quatre mendiants" des 13 desserts, avec les autres fruits secs, noix, noisettes et raisins. On les appelle mendiants car leur couleur rappelle celle des habits des quatre ordres mendiants (les figues symbolisent donc les Franciscains).

Pour être sûr d’être au top de la cuisine de Noel, il faut aussi préparer des bredeles ou sablés traditionnels alsaciens, pour lesquels il n’y a pas seulement une recette mais tout plein de recettes, autant que de sortes de biscuits qui se présentent en boîte bigarrée et délicieuse, avec toujours les mêmes qui restent à la fin, sinon c’est pas drôle.

Et pour accompagner les bredeles, l’indispensable vin chaud pour lequel je fais confiance à Scally qui est aussi de là-bas.

La photo n’a rien à voir, c’est le grand figuier qui est devant la gare de Tolède.

Bibliografigue (sélective)

Eh oui, des livres sur les figues, rien que sur les figues, ça existe ! D’ailleurs c’est bientôt Noel, et pour sortir de l’embarras les gens qui cherchent ce qu’ils pourraient bien m’offrir, voici une petite sélection d’opuscules intéressants…

Dans le genre « la figue, sa vie, son oeuvre » ou tout savoir sur la figue, la culture du figuier, les façons de la cuisiner, son rôle dans notre histoire et dans l’art, etc :

  • Mémoires de la figue de Henri Joannet (Ed. Equinoxe)
  • La figue de François-Régis Gaudry, Dominique Auboire, Denise Solier-Gaudry (celui-là je l’ai déjà !!! il est très bien – c’est celui qui est sur la photo)

Dans le genre recettes de cuisine :

  • Magie de la figue dans la cuisine provençale de Gui Gedda, chez Edisud, celui-là il me plairait vraiment, en plus j’aime bien cette collection
  • La figue : 10 façons de la préparer de Lior Lev-Sercarz (Ed. Epure)

Dans le genre, rien à voir, ou plutôt poésie, nouvelles et autres contes érotiques :

  • Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge, lequel avait semble-t-il un goût particulier pour la figue (Flammarion)
  • Opus Cul : dix petites pièces en forme de figue de Jeanne-Marie Sens, jeunes lecteurs s’abstenir

Par contre, dans le genre figues magiques et lectures jeunesse (j’aime aussi, je précise, et comme ça je pourrais faire partager ma passion à ma puce) :

  • Le Garçon des figues et La Reine d’Egypte de Michel Ocelot, le fameux auteur de Kirikou (Seuil jeunesse)
  • Une Figue de rêve de Chris Van Allsburg (chez l’Ecole des Loisirs).

Voilà, merci d’avance Père Noel !!!

Deux adresses refigorantes

Pour les parisiens, voici deux adresses où on peut, au bénéfice de la saison pourtant finissante, manger de la bonne tarte aux figues…

La première c’est la « maison des tartes », dans le 5e arrondissement juste en face du square de St-Julien-Le-Pauvre et de la Fourmi ailée (un excellent restau mais sans tarte aux figues à ma connaissance). La tarte aux figues est très bonne mais aussi très belle (cf photo ci-contre).

La seconde est dans le Marais, juste en face de l’espace Blancs-Manteaux où il y avait le salon de la revue la semaine dernière. Le restaurant s’appelle « Au gamin de Paris ». Je n’ai pas testé moi-même mais j’ai pleinement confiance dans mes sources !

Pourvu que ça dure…

Voici de la lecture dans le domaine de la préservation à long terme et de l’accès pérenne concernant les documents numériques…

Le rapport PREMIS est le résultat d’une enquête menée par un groupe de travail OCLC/RLG sur la préservation à long terme des documents numériques, pratiques actuelles, tendances émergentes.

Les communications du séminaire Erpanet sur les identifiants pérennes sont disponibles. 14 communications en powerpoint ou pdf, abordant entre autre OpenURL, Handle, DOI, Purl etc.

Pour que nos merveilleux documents numériques aient une chance de survivre à ce siècle d’incertitude et de folie.

J’en profite pour caser un petit proverbe corse : Pane biancu e fice mature, ma ch’ella dura !

Figues antiques

Massilia, 49 av. J.C.

La ville, assiégée par les troupes de César, est au bord de la famine…

Il poussa un cri de joie et se précipita vers un guéridon dans le coin de la pièce.

– Des figues ! Un grand tas de figues ! Je n’ai pas pu trouver la moindre nourriture hier soir. Je n’ai guère pu fermer l’oeil tant j’avais faim. Mais regarde-les ! Elles sont splendides. D’une si belle couleur et bien dodues. Et l’odeur ! Tiens, prends-en une. Ensuite, nous sortirons.

Davus mordit à pleines dents dans une figue et rit de plaisir.

Jusqu’au moment où je me risquai à en croquer un petit morceau, je ne m’étais pas rendu compte comme j’avais faim. J’étais aux anges. Jamais je n’avais mangé une figue aussi délicieuse.

Steven Saylor, Le rocher du sacrifice. Paris : 10/18, 2000.

Chaudement recommandé aux amateurs de polars historiques, d’antiquité et de figues (mais c’est le dernier de la série, commencer de préférence par Du sang sur Rome !)

Confiture de métadonnées

Voilà, faut que je vide mon aggrégateur de tous les liens intéressants qu’il contient. Une subite angoisse de la page blanche me saisit. Ou plutôt de l’écran blanc. Toutes ces choses que je n’ai pas eu le temps de lire, prise que j’étais par ma cueillette de pommes, de coings, de citrouilles, de noix et de pêches…

J’ai donc décidé de procéder méthodiquement.

En commençant par le moins lourd, à savoir les métadonnées. J’ai seulement deux liens :

Donc je le repête, ne me demandez pas ce que ça raconte, j’ai pas eu le temps de lire encore.

A part ça, pour ceux que ça intéresse, j’ai craqué, j’ai encore racheté des figues pour faire de la confiture, il faut dire que j’étais tombée sur une recette de confiture pêche-figue et que j’avais plein de pêches dont je savais pas quoi faire. Elle a l’air bonne même si elle a pas trop bien « pris ».

Ah oui, merci à Ressource Shelf et à Catalogablog pour l’info (oui, je sais, c’est toujours les mêmes, c’est pas de ma faute s’ils sont intéressants).

Fruits et légumes d’automne

Du point de vue culinaire, nous traversons une saison sympathique. Outre les mirabelles, sur le déclin déjà, il y a bien sûr les figues. J’ai passé pas mal de temps ces dernières semaines à confiturer, tout un tas de recettes expérimentales dont j’offre des échantillons à mes amis. Et à peine constitué, le stock s’amenuise déjà, il faut bien le dire !

J’ai aussi expérienté la figue sous d’autres formes, en particulier la figue « juste sèche » qui est excellente, et le pain aux figues qu’on trouve dans les boulangeries du 5e arrondissement. Il y a notamment une boulangerie rue Monge qui en fait un très bon avec de gros morceaux de figues.

Comme je commence à en avoir un peu marre des figues (eh oui, on se lasse de tout, même du meilleur), je découvre d’autres pistes : par exemple, sur la lune, on s’intéresse aux courges, aux citrouilles et aux potimarrons.

Du côté de chez Scally, c’est les champignons qui sont à l’honneur. J’adore aussi.

Sur ce, je vous laisse, je vais consacrer mon week-end à la cueillette des pommes !

Temps d’abondance

Ce billet est spécialement dédicacé aux petits chanceux qui, en cette merveilleuse saison, se retrouvent les bras ballants devant les 25 kg de figues produits par l’arbre du jardin et se demandent « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? »

Outre toutes les recettes de confitures, vous connaissez par coeur, voici quelques autres idées originales :

Tout plein d’autres recettes en tout genre à base de figues par ici et par là : figues au vin, figues fourrées au chocolat, magret de canard au nectar de figues, figues rôties aux épices… il y en a certainement pour tous les goûts.

Excursion pas lointaine

Si vous habitez Paris, il vous reste encore une journée pour vous rendre aux marchés flottants du Sud-Ouest, sur le quai Montebello (en bas de Notre-Dame).

On y trouve des foies gras de toute sorte, des vins et liqueurs de toute sorte, des fruits (raisins en particulier), des fruits secs, des aulx (ou si vous préférez, des ails, apparemment on a le choix), des saucissons, des fromages… Le tout avec dégustation gratuite bien sûr. Il y a même des distributions gratuites à certaines heures, où l’on obtient quelques gousses d’ail et une petite grappe de raisins blancs bien juteux.

J’ai acheté (grâce au sponsoring temporaire d’une amie que je remercie) un petit sachet de figues sèches luisantes de sucre et moelleuses et croquantes et je ne vous dis que ça. Mes figues sèches du Sud-Ouest sont même carrément meilleures que des figues fraîches (de supermarché) : constat étonnant !

La promenade commence avec un petit figuier en pot qui pousse au bord d’une péniche. Elle se termine, en poussant un peu, au grand figuier du quai Tino Rossi dont j’ai déjà parlé. C’est agréable et charmant…

Comment fabriquer des figues sèches ?

Cette question m’a été posée par courrier (eh oui, je vais bientôt pouvoir ouvrir une rubrique question des lecteurs…) A défaut de pouvoir y répondre à l’aide de mes grandes connaissances culinaires, je vais tenter d’y répondre en m’aidant de mes talents documentaires.

Je n’ai jamais essayé de faire sécher des figues et
l’opération a l’air assez délicate. Voici toutefois
quelques indications que j’ai pu glaner.

Les figues doivent sécher à température modérée
(30-35°) et très lentement. Si on habite dans le sud
et qu’il fait chaud, on peut les faire sécher à l’air
libre en les disposant sur des clayettes, c’est-à-dire
des sortes de petites grilles en bois ou en plastique où on dispose les figues
bien séparées les unes des autres. Il faut que l’air
passe au-dessus et en-dessous des fruits (d’où
l’intérêt de la grille).

On les fait ensuite sécher dans un endroit bien aéré
mais si possible à l’abri du soleil (genre un grenier
ouvert), et en les rentrant la
nuit. Il faut tourner les figues chaque jour pour
qu’elles sèchent de manière homogène.

Si on habite dans un endroit où cette opération est
impossible, on peut aussi les faire sécher au four
très peu chaud (30-35° donc). Il faut alors répéter
l’opération en plusieurs fois, en les laissant
refroidir une journée à l’air entre deux cuissons, et
en les tournant.

Les figues sont bien sèches quand on voit le sucre
apparaître sur la peau. Il faut alors les conserver à
l’abri de l’air : dans une boîte, un bocal, en les
tassant bien les unes contre les autres pour que l’air
ne s’infiltre pas. Si on a une machine à vide d’air
c’est encore mieux (mais ce n’est pas donné à tout le
monde !) On peut aussi les emballer bien serrées dans
des feuilles de figuier, on appelle ça des "capons"
(recette niçoise).

Bon courage (en espérant que ceux qui essayent nous en donnent des nouvelles !)