Recette du chutney de figues

Voilà, comme promis, je suis de retour pour vous souhaiter une bonne année 2006 pleine de figues. Pour fêter ça, voici donc une recette pour l’année prochaine.

Comme ce n’est pas très facile de trouver des figues fraîches en cette saison, et que tout le monde n’est pas assez prévoyant pour avoir fait un chutney en septembre, voici une recette apppropriée et de saison pour accompagner vos foies gras et autres… hum… foies gras.

Recette du chutney de figues sèches

  • Couper 500g de figues sèches en 4. Arroser d’un verre de muscat et d’un verre d’eau. Laisser macérer une nuit.
  • Couper un oignon en lamelles et le faire revenir dans une cuiller à soupe d’huile d’olive dans une casserole.
  • Ajouter une pomme coupée en dés, les figues, un peu de canelle, gingembre, sel, poivre, une cuiller à soupe de vinaigre balsamique. Cuire 5 mn.
  • Ajouter 3 cuillers à soupe de miel liquide. Cuire 30mn en tournant et mouillant à l’eau autant que nécessaire.
  • Dans une poële à sec faire griller 100g de pignons. Les ajouter à la préparation.
  • Ma touche finale : une cuiller à soupe de confiture de figues maison préparée avec des figues fraîches quand il en était encore temps ;-)
  • Mixer, mettre au frais.

Cette quantité convient parfaitement pour nourrir une trentaine d’affamées lors d’un réveillon. J’avais la flemme de faire la conversion pour une assemblée plus raisonnable… Mais cela se conserve quelques jours au frigo et plusieurs semaines au congélateur.

Une nouvelle recette

Maintenant que j’ai à peu près goûté toutes les différentes sortes de confitures de figues que j’ai préparées à l’automne, je peux vous annoncer que j’ai testé une nouvelle recette vraiment performante dont voici la base :

  • Prendre 500g de figues fraîches, les couper en 4 dans un saladier
  • couvrir avec 250g de sucre
  • laisser reposer une nuit au frigo
  • le lendemain, séparer le jus et le faire cuire 10mn à feu vif
  • puis ajouter les fruits, baisser un peu le feu et cuire encore 10mn
  • c’est prêt !

L’avantage de cette recette, en plus du fait qu’elle est rapide, facile et pas trop sucrée, c’est qu’on peut faire de nombreuses variantes…
J’ai testé avec moitié figues et moitié mirabelles, c’est sublime (mais on sent moins le goût des figues que celui des mirabelles).
On peut ajouter pendant la phase de macération, soit des épices (canelle ou anis ou les deux), soit une gousse de vanille fendue en deux. A la vanille, c’est excellent aussi.
On peut ajouter au moment de la cuisson une dizaine de noix en petits morceaux. C’est très convaincant.
Enfin j’ai essayé avec du citron confit, mais c’était raté car j’ai laissé cuire trop longtemps et en plus j’avais mis trop de citron.

Nouveaux tests prévus l’année prochaine !

Figues liquides

Voilà, la saison des figues est sur sa fin. Les dernières qu’on trouve voient leur prix tripler (et pourtant elles étaient déjà chères), les confitures de figues pour l’année sont prêtes, et je vais pouvoir de nouveau m’intéresser aux produits dérivés.

Aujourd’hui je vous propose les produits liquides, principalement de trois sortes : le sirop de figues, le vinaigre de figues et l’alcool de figues.

En ce qui concerne le sirop, on en trouve diverses variétés dans le commerce : par exemple ou encore . On m’en a offert une petite bouteille, mais je n’ai pas été très convaincue : il n’avait pas vraiment le goût de figues, et il a tourné très rapidement.
La meilleure solution est peut-être encore, si vous avez un figuier, de le faire soi-même : en voici une recette.
Au peut aussi faire des figues au sirop (recette ) mais ça n’a rien à voir et c’est plus proche de la confiture apparemment.

Le vinaigre de figues, c’est Mimi qui me l’a acheté au marché à Castelnou. Il est excellent et donne un bon petit goût à la salade. Hautement recommandé si vous en trouvez.

Enfin, les alcools de figues : je n’ai jamais eu la joie d’en goûter, mais on en trouve aussi en vente sur le Web : voir les caves du Granit Bleu en Bretagne (?!?) ou la Liquoristerie de Provence qui fait le fameux (apparemment) Figoun. Si quelqu’un veut m’en offrir une bouteille, Noël arrivera vite et mon anniversaire est en février ;-)

Figuiers de Bourgogne

Le week-end dernier on était en Bourgogne et bien que ce ne soit pas forcément évident, j’ai réussi à vous trouver quelques figuiers. Ils n’étaient pas super en forme compte tenu de la saison mais je trouve que cette couleur jaune leur sied pas mal.

Les photos viennent de :

  • Montréal, un village qui nous a un peu déçu mais ce figuier était sans aucun doute le plus beau de la région
  • Noyers-sur-Serein – un des plus beaux villages de France
  • Alise-Ste-Reine, juste en dessous de la statue de Vercingétorix qu’il faut absolument aller voir, c’est démentiel de kitsh napoléonien
  • et Semur-en-Auxois

Image associée au billet

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Figues turques

C’est une mauvaise année pour les figues de Solliès. Marlène, qui est sur place ou presque, m’a confirmé que les intempéries avaient été cruelles pour ces fruits délicats.
A Paris, cela se traduit par un prix très élevé : les figues noires de Solliès sont entre 6 et 8 euros le kilo. Si on n’a pas les moyens, on peut se rabattre sur les figues turques qui sont un peu moins chères, entre 2 et 4 euros. Mais il faut y aller avec précaution.

Comment choisir les figues turques ?
Par rapport aux figues de Solliès, les figues turques sont rondes, un peu plus grosses et surtout très fermes. Il ne faut pas prendre les molles, qui sont déjà passées et un peu marron à l’intérieur. Les figues turques doivent être croquantes au-dehors, et d’un rouge vif au dedans.

Que faire avec des figues turques ?
Je vous propose une recette spécialement dédiée à ces figues : la confiture de figues au citron confit. Pour 500g de figues :

  • couper les figues en 4
  • couper en petits morceaux deux rondelles de citron confit (environ 20g) : on les trouve au marché avec les olives, fèves et autres fruits confits
  • dans un saladier, mélanger les figues, les morceaux de citron confit et 300 à 400g de sucre (selon que vous l’aimez sucrée ou pas trop)
  • réserver au frais entre 6 et 24h
  • chauffer à feu vif 10 mn (attention pas plus sinon ça se transforme en bonbon, testé pour vous)
  • empoter, c’estr prêt !

Les bonheurs de la vie (2)

Un des bonheurs de la vie s’épanouit langoureusement à deux pâtés de maison de chez moi. Il y a des gens qui ont un grand figuier sur leur balcon. Il fait même des fruits (mais j’ignore s’ils seront mangeables).

J’essayerais bien d’acclimater un figuier sur mon balcon mais je n’ai pas de balcon. Je n’ai pas la main verte non plus.

Si vous cherchez des conseils pour faire pousser des figuiers, vous en trouverez sur ce site. Un super site d’ailleurs, on y trouve plein de références sur la figue, et notamment un florilège des espèces rares très joli et appétissant.

Quant à moi, faut que j’y aille, j’ai des grosses figues juteuses qui m’attendent pour le goûter.

Les bonheurs de la vie

L’un des bonheurs de la vie est actuellement en vente au coin de la rue chez le marchand de primeurs.

Les figues : ce sont les premières de la deuxième floraison. Contrairement aux « figues-fleurs » qu’on a pu manger en juin, elles sont petites et rondes, d’une couleur franche, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est parti pour un mois d’excellentes figues.

Les mirabelles : de Lorraine s’il vous plaît, la vraie mirabelle vient de Lorraine (ne me demandez pas pourquoi). Il ne suffit pas d’être une petite prune jaune pour être une mirabelle. La mirabelle est jaune et petite, certes, mais elle a aussi des petites taches de rousseur d’un rouge vif. Elle est juteuse et très sucrée. On la cueille dès mi-août et jusqu’à mi-septembre, il faut se dépêcher.

Les pêches plates : pourquoi plates, me direz-vous ? Cette nouvelle variété qui nous vient de Chine et est encore assez rare par chez nous est vraiment épatante. Juteuse et sucrée, elle a même parfois un goût de bonbon. Et on ne s’en met pas partout quand on la mange.

Pourquoi, mais pourquoi faut-il que cela ne dure que quelques semaines par an ?

La passion de la figue

A visiter abolument, un nouveau site consacré exclusivement à la figue : Viv’les figues. Il est très joli et plein d’informations intéressantes.

C’est assez poétique aussi son histoire : elle était fonctionnaire de l’éducation nationale et un jour, elle a tout plaqué pour aller cultiver des figues en Catalogne.

On peut acheter ses produits, moi j’ai goûté le chutney et il était vraiment excellent. Dans la même rubrique, on découvre aussi quelques recettes à base de figues.

Merci à Mimi qui l’a découvert pour moi ;-)

(La photo vient de Castelnou : un figuier tendrement enlacé avec des fruits de la passion…)

Des canards et des figues

Quand on parle du Gers, difficile d’éviter la question des canards. Dans le Gers on mange du canard, et dans le canard tout est bon : le foie, le magret, les aiguillettes, la cuisse (confite de préférence).

Justement, là-bas, j’ai collecté un certain nombre d’informations sur le foie-gras et son histoire, et j’ai donc appris que le foie gras aurait été implanté dans la région par les romains qui gavaient des oies avec des figues. Le mot « foie » viendrait d’ailleurs du mot figue en latin (y aurait-il un philologue dans la salle pour me le confirmer ?) Aujourd’hui on gave des canards avec du maïs, ce qui montre bien une fois de plus notre capacité à transformer les bonnes pratiques romaines en coutumes barbares.

Quand même, ayant observé que le foie gras se marie très bien avec les figues, on a réessayé de gaver les canards aux figues. Cela donne paraît-il au foie un goût légèrement sucré et une chair rosée et très onctueuse.
Il existe dans le Gers une préparation de canard nommé "figuigers", il s’agit d’un canard élevé en plein-air dans le Gers, engraissé avec un mélange de figues et de maïs, et farci de son foie gras. Je n’ai pas eu la chance d’y goûter.
Dans le même esprit, on trouve à Gimont (toujours dans le Gers) un conservatoire des figuiers, où 26 espèces de figues sont évaluées en vue de leur séchage pour l’engraissement des palmipèdes. Je n’ai pas vu cela non plus, nous ne nous sommes pas arrêtés à Gimont.

Quand même, malgré tout, ce qui nous a épatés dans le Gers c’est de ne pas y voir un seul canard (sauf dans nos assiettes). Et pourtant nous avons sillonné les routes de campagne ! On finissait par se demander s’il n’étaient pas déjà tous morts et confits, les pauvres. C’est triste finalement cette histoire de canards.
On a fini par en apercevoir quelques-uns, au bord d’une route, mais on n’était déjà plus dans le Gers : on venait de passer la limite du Tarn-et-Garonne, et donc c’est déjà une autre histoire…

(Sources : Le 32. Bons plans vacances 2005 et La Dépêche du Midi hors-série gratuit Guide 2005 vacances – Gers.)

Pélerinage

Je ne pense pas que Got en ait tout à fait fini avec notre semaine à la montagne, mais je reprends les rênes quand même pour raconter la suite. Ca ne sera pas très chronologique mais on s’en fout.

Quand j’étais petite, mon grand-père avait une maison à Menton, la dernière ville sur la côte méditerranéenne avant l’Italie. J’y ai passé toutes mes vacances pendant 20 ans, ça crée des liens. Puis, la vie étant ce qu’elle est, mon grand-père nous a quittés, nous avons vendu sa maison, et je n’y ai plus mis les pieds pendant environ sept ans.

Got aussi avait de la famille à Menton (le monde est petit) qu’il n’avait pas vue depuis des lustres, alors on a entrepris un pélerinage.

C’était agréable, pas du tout dépaysant. J’avais l’impression d’avoir toujours été là. Menton est une ville agréable à visiter (mais de préférence à un autre moment que le mois d’août ;-). Il y a les citrons, les oranges, l’eucalyptus, les fontaines et la place aux herbes, les petites rues tortueuses, la mer aussi bien sûr, paisible dans ce coin-là. La maison de mon grand-père a été bien entretenue, elle n’a pas beaucoup changé ; tous mes souvenirs y sont intacts et j’ai retrouvé le grand figuier inaccessible de mon enfance qui, de toutes façons, ne faisait presque jamais de fruits (d’où la frustration et le manque, peut-être ?)