Belle année pour les figues

Des figues de Solliès grosses comme le poing, des fruits qui éclatent au soleil sur les arbres dès la fin août, tous les signes annoncent une année particulièrement bonne pour toutes les sortes de figues.

Un jour j’ai bien fait rigoler tout le monde quand, à la question "est-ce que vous regardez les statistiques de votre blog, et combien de gens le lisent" j’ai répondu qu’il y avait toujours un pic de fréquentation lors de la saison des figues.

Alors voilà les chiffres. Depuis le début du mois d’août :

  • plus de 10 000 visiteurs uniques (contre 8000 d’habitude en moyenne)
  • l’accès par un moteur de recherche monte à 10% (contre environ 5% en temps normal)
  • la requête la plus fréquente : « confiture de figue(s) » avec 700 requêtes (contre une vingtaine en temps normal)
  • le mot le plus souvent recherché : « figue(s) » avec plus de 4400 recherches contenant ce mot (contre 200 à 300 le reste de l’année).

Amateurs de figues, soyez les bienvenus : apparemment, vos arbres regorgent de fruits murs et sucrés, et vous cherchez les moyens de faire des confitures, des fruits au sirop, des figues sèches et même de les congeler (je n’ai jamais essayé mais apparemment cela se fait, néanmoins je me méfie un peu, les figues congelées de chez Picard sont un peu molles et gluantes, mais ça va à peu près pour agrémenter les plats salés de type tajines).

Ben vous avez bien de la chance ;-)

La fabrication du pruneau

On m’a souvent demandé (plus ou moins directement il est vrai) comment on fabrique les figues sèches. Je m’étais fendue d’une réponse documentée mais peu nourrie par la pratique.

Or doncques, me trouvant il y a peu dans la région d’Agen, j’ai eu l’occasion de visiter une ferme où l’on fabrique les pruneaux. Ca m’a un peu rappelé ce que j’avais appris sur le séchage des figues, alors je me suis dit que cela pouvait toujours être utile. Donc voici comment ça se passe, les liens renvoient vers les photos que j’ai prises lors de ma visite.

D’abord, les pruniers poussent dans des vergers, jusque là rien d’extraordinaire. Vers maintenant (après le 15 août, quoi), on récolte les prunes. Pour cela, on utilise une machine nommée corolle qui attrappe le prunier entre ses mâchoires de métal et de caoutchouc, l’entoure d’une corolle en tissu pour recevoir les fruits, puis le secoue comme… un prunier justement. L’opération sera répétée plusieurs fois pour récolter tous les fruits.

corolle

Ensuite, on dispose les fruits sur des claies sur une seule couche, en vue de leur séchage. Donc voilà, maintenant vous savez à quoi ressemblent les claies ;-)

claies

Ensuite le séchage a l’air plus simple que pour les figues. On passe les claies dans un grand four qui va tout doucement cuire les prunes, pendant 24h à température très douce (moins de 80° dans tous les cas).

Et voilà, on obtient de bons pruneaux ! Je remercie chaleureusement Hélène, Olivier et leur famille pour leur accueil et pour cette visite. Alors si vous passez à Sainte-Livrade n’hésitez pas à aller leur acheter les bons fruits et légumes et même de la liqueur de figues dont je vous dirai des nouvelles tantôt…

Mind the troll

On a pu lire de nombreuses définitions du troll, certaines scientifiques, d’autres mythologiques, et même des explications très techniques. Le troll, ce fauteur de trouble qui lance volontairement des discussions polémiques sans issue sur le Web, toujours en quête de son point Godwin.

L’avantage du Figoblog en la matière est de n’être ni hébergé sur un plateforme de blogs gratuite, ni construit avec un logiciel de blogs populaire, ni enclin à aborder des sujets facilement trollables. C’est pourquoi il n’y a ici qu’un seul troll, mais un troll fidèle, apprivoisé et que je tenais à vous présenter aujourd’hui.

Mon troll apprivoisé signe avec un pseudo variable, parfois il oublie de signer mais le plus souvent, on peut le reconnaître à sa vraie adresse mail (car à quoi bon troller sans être vu).
Mon troll est à ranger dans la catégorie « amusement pur et simple » et ses activités principales (choisies dans la liste de wikipedia) sont :

  • ne jamais être d’accord sur n’importe quel type de sujet,
  • détournements de fond (détourner le fond d’un message en interprétant le sens original),
  • moquerie fraternelle et private joke.

Faut-il nourrir le troll ?
On dit souvent que le seul moyen de se débarrasser d’un troll est de ne pas le nourrir, c’est-à-dire de l’ignorer. J’avoue qu’il m’arrive parfois de répondre à mon troll quand je repère une phrase cohérente, mais c’est vrai que dès qu’il se sent un peu trop à l’aise, le troll commence à grossir, à s’exprimer avec plein de couleurs, des blinks et même des pop-up en javascript et alors il faut passer derrière pour nettoyer, ce qui est assez peu agréable.
Donc, svp, ne nourrissez pas le troll.

Mon troll se défend d’être un troll, aussi je lui propose ce test à titre d’introspection.

Au final, j’aime bien mon troll parce qu’il met de la vie, qu’il est toujours là prêt à proposer un commentaire abscons, et qu’on s’ennuierait bien sans lui.

(Clin d’oeil) Làs, je crois bien avec ce billet dénonciateur avoir agi en sycophante, moi qui serais plutôt "sycophile" ;-)

La Californie, la Californie

Ils n’en feront jamais d’autres, ces américains, il faut toujours que chez eux tout soit plus grand que chez les autres. Comme par exemple les figuiers.

Le plus grand figuier d’Amérique se trouve à Santa Barbara, en Californie. Il a été planté en 1874 et mesure 175 pieds (environ 53 mètres) de large…

Vous me direz que c’est de la triche, c’est une race de figuier particulier, le Moreton Bay fig tree qui est originaire d’Australie et qui est réputé pour sa grande taille. Mais ses fruits sont à peine mangeables (c’est ça de faire les malins).

Toutefois, selon une source qui m’a récemment été fournie par un lecteur assidu, il y aurait aussi en Californie des figues parfaitement mangeables, avec des producteurs, une fête de la figue et tout ce qu’il faut.

Voilà qui explique tout ce pataquès au sujet de Mountain View. Si c’est un pays de figues, alors, je m’incline.

La figue, première culture de l’humanité

Je remercie simultanément deux lecteurs dont je préserverai ici l’anonymat pour leur sagace découverte : les figues seraient la plus ancienne culture de l’humanité !!!

Les premières figues domestiquées par l’homme dateraient d’il y a près de 12.000 ans, 1000 ans avant les premières cultures de blé ou assimilé, et bien avant la vigne, l’olivier ou encore le dattier. La culture de la figue marquerait la fin des chasseurs-cueilleurs et le début des cultivateurs.

Sources : BBC news et Yahoo News.

Ca me fait penser à la vision symbolique et religieuse de la chose : et ils cueillirent le fruit sur l’arbre, le mangèrent, et tout à coup s’aperçurent qu’ils étaient nus ; il prirent des feuilles de figuier pour s’en vêtir et … voilà, c’est le début de la civilisation.

Premières figues 2006

Et voilà, hier, au détour d’un étal de primeur, les premières figues fraîches de l’année.

J’aime l’été, il y a des figues, des fraises, des clafoutis aux cerises, des bons légumes pour faire de la ratatouille ou de l’escalibade, du tennis à la télé, du soleil, une douce chaleur, des gens dehors dans les parcs et à la terrasse des cafés, bientôt des vacances, et encore des figues (deuxième floraison…)

Pour fêter ça, je vous suggère de se regarder un petit clip innénarable : Elektronik-supersonik, attention âmes sensibles s’abstenir, parce que ça fait vraiment peur. Merci Nico.

Petite confiture de liens

J’en ai pas beaucoup mais c’est que du bon.

D’abord, la maintenant célèbre boitam.eu, et plus intéressant, l’explication de son succès.

Un site ou on peut voir les grands sites historiques depuis l’espace.

L’intrus dans la maison : ce qui arrive quand on ne choisit pas son appart en fonction de son PC (euh nous ça ne risquait pas de nous arriver ;-)

Tictac : un site de sons (très rigolo, je vous le recommande).

Enfin, si comme moi vous croyiez que chez Truffaut on pouvait acheter essentiellement des plantes et du terreau, eh bien vous vous trompiez. On peut aussi y acheter du pain d’épice à la figue (en photo ci-dessus) et même de la confiture de figues ! Ya bon les figues chez Truffaut.

Allez au Salon du livre !

Le Salon du livre est cette année très recommandable, surtout si vous vous intéressez à la numérisation. Vous pourrez notamment y voir en action deux des fameux numériseurs qui ne nécessitent pas d’opérateur humain (ki disent).

Photo 1 : la figue à l’honneur au Salon du livre.

Photo 2 : le numériseur de Kirtas, qu’on peut voir fonctionner, ainsi que celui (moins convaincant) de I2S.

Photo 3 : Google est toujours présent au Salon du Livre, au même endroit, mais un peu plus ouvert que l’année dernière.

Photo 4 : le dodo du Salon aussi est toujours là.

Vous pourrez aussi acheter le dernier Dominique Sylvain sur le stand de Viviane Hamy, et le dernier Michel Melot (avec des très belles photos de Nicolas Taffin) sur le stand des éditeurs d’Ile-de-France. Donc allez-y, plus qu’une journée et demie.

Image associée au billet

Image associée au billet

Image associée au billet

Les choses du pape

Francis Miot est un confectionneur de douceurs un peu farceur. En dehors de ses coucougnettes (des petites douceurs à base de pâte d’amandes), il réalise aussi des confitures : le gratte-cul, le plaisir du vert-galant, la confiture de sorcière et… les couilles du pape. Lesquelles ne sont autres que des figues, bien sûr.

Pour découvrir d’autres douceurs coquines, c’est par ici.

Pour en savoir plus sur les appendices papaux, c’est par là.

Mille mercis à Isa pour ce cadeau pas ordinaire.