Mind the troll

On a pu lire de nombreuses définitions du troll, certaines scientifiques, d’autres mythologiques, et même des explications très techniques. Le troll, ce fauteur de trouble qui lance volontairement des discussions polémiques sans issue sur le Web, toujours en quête de son point Godwin.

L’avantage du Figoblog en la matière est de n’être ni hébergé sur un plateforme de blogs gratuite, ni construit avec un logiciel de blogs populaire, ni enclin à aborder des sujets facilement trollables. C’est pourquoi il n’y a ici qu’un seul troll, mais un troll fidèle, apprivoisé et que je tenais à vous présenter aujourd’hui.

Mon troll apprivoisé signe avec un pseudo variable, parfois il oublie de signer mais le plus souvent, on peut le reconnaître à sa vraie adresse mail (car à quoi bon troller sans être vu).
Mon troll est à ranger dans la catégorie « amusement pur et simple » et ses activités principales (choisies dans la liste de wikipedia) sont :

  • ne jamais être d’accord sur n’importe quel type de sujet,
  • détournements de fond (détourner le fond d’un message en interprétant le sens original),
  • moquerie fraternelle et private joke.

Faut-il nourrir le troll ?
On dit souvent que le seul moyen de se débarrasser d’un troll est de ne pas le nourrir, c’est-à-dire de l’ignorer. J’avoue qu’il m’arrive parfois de répondre à mon troll quand je repère une phrase cohérente, mais c’est vrai que dès qu’il se sent un peu trop à l’aise, le troll commence à grossir, à s’exprimer avec plein de couleurs, des blinks et même des pop-up en javascript et alors il faut passer derrière pour nettoyer, ce qui est assez peu agréable.
Donc, svp, ne nourrissez pas le troll.

Mon troll se défend d’être un troll, aussi je lui propose ce test à titre d’introspection.

Au final, j’aime bien mon troll parce qu’il met de la vie, qu’il est toujours là prêt à proposer un commentaire abscons, et qu’on s’ennuierait bien sans lui.

(Clin d’oeil) Làs, je crois bien avec ce billet dénonciateur avoir agi en sycophante, moi qui serais plutôt "sycophile" ;-)

4 réflexions sur “Mind the troll

  1. Merci pour ce beau commentaire qui montre bien que savoir troller est tout un art qui ne s’apprend pas en un jour ;-)

  2. 9 ans au service du troll ؟
    « En parlant de cheval mes amis, nous avons ramené de Bolivie un cuisinier hors pair ! »
    — Les Nuls

    Ho ! Mais c’est moi ! J’étais tombé dans un warp sans internet, quelle belle surprise de voir que l’on parle de moi. Je n’ai pas fait le test du troll, puisqu’il part du principe que l’on trolle, ce qui n’est pas mon cas.

    Je crois que tout a commencé en 1998 lorsque j’ai accès à internet pour la première fois. Je deviens alors un habitué du forum de Casus Belli, sous le pseudonyme de ST (Suicidal Tendencies). Il ne semble plus y avoir d’archive de ce merveilleux moment. Ma principale activité était le flameware. J’étais plus que toléré, parce qu’habitué, et je postais de temps en temps des choses censées.
    Je me rappelle bien avoir traité quelqu’un de nazi à ce moment là. Je pense techniquement que c’est la seule fois où j’ai marqué un point godwin sur internet, dans le sens primordial donné au point godwin.

    Il y eut ensuite un trou sans Web de 1999 à 2002. En 2002, je m’achète mon premier ordinateur et je commence à m’y intéresser. À mon retour sur le Web, je n’ai pas participé à nouveau à un forum, du moins pas avec la régularité avec laquelle je l’ai faite pour Casus Belli.
    Au bout de deux mois, j’ai pris l’ADSL, et au bout de six mois, j’ai installé Linux, parce que sans ça, c’est pas très rigolo l’informatique. Je me suis mis à œuvrer sur IRC. Notamment sur #mandrakefr avec le nick hessti (ST). On peut voir certaines de mes perles dans les fortunes de mandrakefr. Ça m’a fait un choque d’ailleurs de lire mes bêtises, le temps à décidemment passé. Mon passage sur ce canal fut très important pour mon apprentissage de Linux. J’y suis un peu resté même sans utiliser Mandrake parce que les gens étaient sympas.
    J’ai pratiqué ce que d’autres appelle le troll sur ce canal, comme beaucoup de gens. Techniquement, je ne sais pas troller. Si je réfléchis, je n’y arrive pas. Mon flameur est naturellement spontané.
    C’est a peu prêt là que j’ai arrêté la vie publique sur Internet, me consacrant depuis 2003 à des réseaux très privés, très secrets, où j’ai pu avoir des conversations qui provoqueraient des commotions cérébrales aux gens qui me prennent pour un troll. Sachez le tous et soyez rassurés : les flammes sont ailleurs.
    Il y a un endroit où je suis sage : sur le newsgroup français de TeX. La principale raison, c’est que les gens sont incroyablement gentils, modestes, bons et disponibles.
    Contrairement à ce que l’on pense, je ne suis pas systématiquement contre ce que l’on me dit. Il arrive régulièrement que je sois d’accord même (ce qui peut étonner les gens). La principale raion, c’est que je n’ai pas d’avis sur pas mal de choses et que je suis étonné que d’autres en aient. Du coup j’essaye de tester leur avis, forcément en les contredisant, ce qui ne signifie pas que je sois contre eux. J’essaye d’avoir des avis sur les choses uniquement lorsque cela m’est utile, dans la plupart des cas cela n’a pas beaucoup de sens pour moi.
    Pourquoi est-ce que je change de conversation, fait des messages abscons ? Les messages abscons sont souvent dûs au peu de temps que je prends pour les écrire, et j’oublie d’exprimer le fil de ma pensé qui m’a amené là. De temps en temps, ils sont volontairement cryptés, parce que j’ai été amateur d’une littérature où l’on ne comprend pas grand chose (genre Van Vogt) ; ou encore ça me fait beaucoup rire d’allumer la radio et d’entendre une phrase bizarre complétement perchée, du coup, ça m’arrive de vouloir créer cet effet.
    Quand au changement de conversation, c’est plutôt simple, dans une vraie conversation, un élément fait penser à un truc différent et on change de sujet. Je ne mets pas (et ne metterai sans doute jamais ;-) les choses dans des petites cases. Donc le fait qu’il y ai un sujet en haut, une charte, je m’en fous. Pour moi ce sont plus des recommandations, la disgression est normale.

    Voili… Pour finir, il y a quelques sujets qui peuvent provoquer mon ire, notamment la notion d’inventeur (cf. Gutenberg) ou les génie (cf. Léonard de Vinci), il y en a sans doute bien d’autres, mais là, je ne vois pas. Je retiens difficilement mes flammes sur certains sujets.
    Aujourd’hui sur internet, j’énoncerais une nouvelle loi que celle de Gowdin :
    Plus une discussion s’étend sur internet plus la probabilité que l’on accuse un protagoniste de troller s’approche de 1.
    Une fois la phrase miracle sortie « espèce de troll », la personne en question perd toute crédibilité et cesse d’être écoutée. L’utilisation de « troll » est abusivement utilisée pour toute conversation dont on n’aime pas la tournure ou pour ce débarrasser d’arguments que l’on apprécie pas.
    Souvent la personne se justifie en disant que cela n’avait aucun sens. Cela n’en a pas forcémment moins que ce qui a du sens pour elle. Mais voilà, l’affaire est pliée et on arrête d’en parler. Maintenant je donnerai des points Legrand aux gens qui traite les autres de troll :-p.
    Enfin bon, merci bien pour cette rubrique spéciale moi manue ! Ça m’a fait plaisir ^^. Bisous !!!

  3. N’importe quoi cette rubrique ?!
    Vous pensez à ceux qui prennent du temps à monter des forums et y créer un minimum de convivialité… quand les trolls n’y sont pas :/

    ©troll inside

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