Histoires de blogs

Je ne voudrais pas avoir l’air d’imiter ces bloggeurs qui parlent de blogs et qui le font si bien, mais j’ai envie de jouer un petit peu au jeu du serpent qui mord sa queue. Alors, aujourd’hui dans la blogosphère…

Padawan nous offre des food for thoughts avec son tout neuf weblog de liens (qui a maintenant son fil RSS). Vachement chouette.

Tristan est revenu ! Youpi et bon vent au Standblog nouveau.

Robin Good nous donne la recette du succès pour le bloggeur qui cherche à être lu :

It comes in the form of great, unique, hard-to-find, personally selected content that you offer to your audience on a systematic basis.

Et aussi se faire bien référencer, publier des choses intéressantes et « uniques » tous les jours, choisir une licence qui favorise la diffusion des contenus… une pincée de patience, et c’est prêt !

Et pour finir, les coups de coeur de mes vacances :

Il y en aurait bien d’autres. Ils mériteraient une place à gauche mais ça va faire râler mon geek…

Du RSS dans le Web

Aujourd’hui il fait moche, mais alors un temps, inimaginable, j’aurais pu passer ma journée à bloguer mais je me suis abstenue et j’ai décidé d’en garder un peu pour demain.

Aujourd’hui, parlons de RSS avec Jason Kottke, qui se demande s’il est encore raisonnable d’appeler ATOM et RSS de la "syndication" : pour lui, RSS est devenu un autre moyen de naviguer sur le Web, tout simplement, et les aggrégateurs vont devenir des microcontent browsers.

Et qu’est-ce qui fait la force de RSS ou d’ATOM par rapport à HTML ? Je vous le donne en mille : la sémantisation et la structuration des données, bien sûr.

C’est vrai qu’aujourd’hui, on peut tout faire avec RSS, même générer des fils RSS à partir de requêtes dans Google

Mais alors, moi qui lis mes fils RSS dans un aggrégateur en ligne, que je remercie au passage pour sa pertinente nouvelle fonction "toplink", est-ce que j’utilise un micronavigateur dans un navigateur, ou est-ce que je fais de la syndication de contenu ? hein ? Bon, d’accord, là je chipote…

Pas de Google bombing pour les bibliothécaires

Cette histoire commence sur le blog Library Stuff, où Steven M. Cohen appelle à un Google bombing positif, visant à promouvoir le rôle des bibliothèques dans la recherche d’information :

For the keyword « information », lets try to link it up to the Library of Congress. For the keyword, « web directory », lets try to link it up to LII.

Entreprise qui, après avoir généré l’enthousiasme bon enfant propre aux bloggeurs, fait réfléchir les professionnels de l’information que sont les techie librarians : c’est sur librarian.net que s’expriment les premiers doutes. Nous, les bibliothécaires, pouvons-nous nous permettre d’utiliser les faiblesses des outils informatiques pour leur faire dire que nous sommes les meilleurs ? Ne serait-ce pas tromper ceux qui voient en ces outils des sources objectives, ceux que nous sommes censés aider ?

Confirmation de cette position par la directrice de LII en personne, Karen Schneider : rien n’est plus contraire à notre façon d’agir que le Google bombing. Et, fin de l’histoire, le lanceur de l’idée se rétracte.

Cette petite aventure blogosphérique est intéressante. Je n’aurais jamais pensé que la déontologie de mon métier m’interdirait un jour de me jouer de la technologie, même si c’est dans un but didactique. Il y aurait beaucoup à dire sur la différence entre le Google bombing, manipulation collective consciente pure et simple, et l’image inévitablement biaisée du monde que donnent nos classements, nos sélections, nos choix bibliothéconomiques.

Enfin bon, j’espère que ça ne va pas m’empêcher de dormir.

Un site qui a de la ressource

Oh oui ! Encore du gratuit ! On trouve ici, classés par titre et par sujets, une liste de journaux mais aussi de newsletters en ligne dont le contenu est accessible librement.

Ce site mérite plus d’un clic, car son sympathique auteur, Tom Wilson, encore un amoureux des chats, est aussi l’éditeur du périodique en ligne Information Research.

Il a aussi mis en ligne une liste de toutes les formations en sciences de l’info du monde (si, si !) classée par pays. Et un site de ressources pédagogiques sur les méthodologies de la recherche documentaire. Et pas mal de ses propres publications. Et un blog.

Je vais me faire une super orgie de mots-clefs sur ce billet !

Au fait, merci à Marcus Zillman pour le premier clic.

Blogs pour tous

Après les bibliothèques qui bloguent, voici les bibliothèques qui font bloguer.

La bibliothèque de l’Université du Minnesota lance UThink, un projet qui consiste à proposer l’hébergement de blogs sous Movable Type à tous les étudiants, professeurs et autres membres de l’Université. Chacun peut créer un nombre illimité de blogs, individuellement ou par groupes, et peut aborder les sujets qu’il souhaite.

Pourquoi une bibliothèque se lance-t-elle dans un tel projet ? La réponse ici :

the Libraries have numerous goals with this project: to promote intellectual freedom, to help build communities of interest on campus, to investigate the connections between blogging and the traditional academic enterprise, and to retain the cultural memory of the institution.

Certes, cela s’appuie sur les missions reconnues des bibliothèques, mais on voit là quelque chose de nouveau. Et de difficile à définir. Peut-être le pendant virtuel d’un rôle essentiel mais encore assez ignoré, voire rejeté, de la bibliothèque : celui de lieu de sociabilité.

Merci à Library Stuff et à Peter Scott d’avoir relayé l’info.

En retard

Bien que la douceur fertile du mois de mars nous aie apporté une intéressante floraison de blogs francophones sur la bibliothéconomie, les sciences de l’information, et accessoirement la confiture de figues, il faut reconnaître que nous sommes notoirement en retard.

En effet, comme en témoigne Blog without a library, le monde anglosaxon compte à ce jour une centaine de blogs de bibliothèques. Comprenons-nous bien : pas de blogs de misérables particuliers anonymes qui racontent une vie vaguement teintée de bibliothéconomie, comme votre serviteuse ; non, de vrais blogs "institutionnels" qui remplacent avantageusement la lettre d’info du site ou les actualités.

Toujours chez notre amie du blog sans bibliothèque, on trouve une intéressante bibliographie sur la réflexion des bibliothèques autour des blogs, et ce qu’ils peuvent apporter, en tant qu’outils de veille et de communication, aux bibliothèques et aux bibliothécaires.

Alors, à quand le fil RSS personnalisable qui permettra à nos lecteurs d’être informés des prochaines animations culturelles, ou des nouveautés du catalogue dans le thème qui les intéresse ?