Culture libre : le pouvoir de Creative Commons

Vu le titre de son ouvrage, le juriste Lawrence Lessig se devait bien de rendre Free Culture accessible librement sur Internet. Pour protéger néanmoins ses droits d’auteur, il a choisi la licence Creative Commons. Grâce à elle, il autorise tout un chacun à copier son oeuvre, mais aussi à la diffuser, la représenter, et à créer des oeuvres dérivées, pourvu qu’on le cite et qu’on n’en tire pas de profit commercial.

La licence Creative Commons est paramétrable et il aurait pu choisir de limiter plus ces droits. En effet, quel auteur a envie de voir son travail modifié, peut-être contredit, par d’autres ? On a trop souvent cette réaction défensive, oubliant que modifier, cela peut être aussi enrichir.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, l’ouvrage proposé en téléchargement en pdf est accessible, gratuitement et librement, dans de nombreux autres formats, y compris des versions audio. Il y a entre autres un wiki librement modifiable par tous, avec la possibilité immodérée de l’annoter et de l’augmenter. Enfin, il y a même un site pour la traduction chinoise collaborative. (Au fait, à quand un wiki pour la traduction française ?)

Pendant ce temps, on peut aussi l’acheter en papier sur Amazon : autant dire que l’auteur n’était pas très inquiet sur les conséquences de cette libre diffusion à l’égard de son porte-monnaie.

Bien que Creative Commons soit basée sur les notions très anglosaxonnes de copyright et de fair use, une équipe travaille à la traduire et l’adapter en français.

Les bloggeurs du monde entier la plébiscitent, d’ailleurs il faudrait que je m’y mette, mais pas ce soir car je pars en vacances… ;-)

Un site qui a de la ressource

Oh oui ! Encore du gratuit ! On trouve ici, classés par titre et par sujets, une liste de journaux mais aussi de newsletters en ligne dont le contenu est accessible librement.

Ce site mérite plus d’un clic, car son sympathique auteur, Tom Wilson, encore un amoureux des chats, est aussi l’éditeur du périodique en ligne Information Research.

Il a aussi mis en ligne une liste de toutes les formations en sciences de l’info du monde (si, si !) classée par pays. Et un site de ressources pédagogiques sur les méthodologies de la recherche documentaire. Et pas mal de ses propres publications. Et un blog.

Je vais me faire une super orgie de mots-clefs sur ce billet !

Au fait, merci à Marcus Zillman pour le premier clic.

Service public virtuel à la BM de Lyon

La Bibliothèque municipale de Lyon a mis en ligne son nouveau site Web (je ne sais pas depuis quand, mais je viens juste de le découvrir).

A première vue, il ressemble un peu à celui de la BPI : de drôles de couleurs, plein de trucs qui clignotent, un peu destabilisant. Cela confirme ce que disait Nicolas sur le fait que les choix fonctionnels des bibliothèques françaises diffèrent radicalement de ceux des sites Web de bibliothèques américaines récents.

Mais passons, et allons directement au Guichet du savoir, c’est là que ça se passe. Ils ont lancé un service de renseignement bibliographique par chat ! A ma connaissance, et malgré les promesses de la BPI, c’est la première bibliothèque en France à faire cela. Bravo pour l’innovation !

Ce service, petit frère des Ask A Librarian anglosaxons, n’est pour l’instant ouvert que les mercredis et samedis après-midi. Alors… vivement mercredi, qu’on puisse tester !

Mythiques et mythologiques TIC

Bon, comme la blogosphère ne parle que de ça, je ne vais pas m’étendre sur le nouveau moteur de recherche personnalisable dévoilé aujourd’hui par Google dans sa version beta.

J’irais bien plutôt faire un tour du côté de DoIS pour récupérer les fils RSS des périodiques en ligne préférés de tout bon digital librarian :

Et Merci à Peter Scott pour le fil d’Ariadne… (et les autres) :-)

Périodiques scientifiques en accès libre

FreeFullText est un site qui recense (à travers une simple liste alphabétique) plus de 7000 périodiques scientifiques en ligne qui proposent des contenus gratuitement accessibles à tous. La liste précise pour chacun, son titre, les fascicules qui sont accessibles gratuitement, et son URL.

Le pour : la liste ne se limite pas aux périodiques intégralement en open access, mais recense aussi les numéros gratuits des revues payantes, ce qui en fait effectivement un outil documentaire utile.

Le contre : on ne peut pas faire une recherche sur les titres, il faut donc savoir au préalable ce qu’on cherche.

Il y a des titres en français, mais apparemment ils sont passés à côté du BBF ou de revues.org.

Merci à Diglet pour l’info.

Recherche documentaire : le match

Dans la série bibliothécaires vs. Google, RessourceShelf a amené aujourd’hui dans mes fils un article intéressant sur les avantages et les inconvénients de la recherche fédérée. Où l’on apprend comment les bibliothèques pourraient apporter une alternative viable au surf sur le Web.

La recherche fédérée, le fantasme du bibliothécaire googlemaniaque : accéder en un clic à une liste quasi illimitée de ressources dûment sélectionnées, cataloguées, indexées, métadonnifiées, dédoublonnées, etc…

A ce propos, je ne résiste pas à l’envie d’ajouter un petit lien qui date de l’ère préfigobloguienne (oups, je lis trop Dan Simmons, moi). Ce document indispensable, mis en ligne par la Bibliothèque nationale de Nouvelle Zélande, est un comparatif des différentes solutions actuelles de recherche fédérée, avec des critères de sélection, des indicateurs pondérés, et tout.

Reconnu d’utilité bibliothéconomique par votre figoblogueuse.

Quant à moi, je file, j’ai un autre match à regarder ce soir…

Sortie de lodel 0.7 RC1

Lodel est un CMS destiné à l’origine à l’édition électronique professionnelle (revues scientifiques). Il est maintenant hautement configurable et peut etre utilisé du simple blog, comme sur ce site, a des sites comme Revues.org ou Thèses de l’Ecole nationale des chartes regroupant plusieurs revues contenant des dizaines de milliers d’articles.

L’ajout de document est très facile car Lodel importe des documents au format rtf, sxw, doc, html en utilisant OpenOffice.org et Writer2Latex sur un serveur distant (le serveur est denommé ServOO) ou par simple formulaire avec la syntaxe wiki pour les textes plus courts comme les billets de blog. Du côté client, il n’y a rien besoin d’autre qu’un navigateur. Lodel reconnait les styles dans les documents (titre, auteur, mots cles, resume, erratum, ndlr, note de bas de page et de fin de document, … ) ce qui permet de produire automatiquement les sommaires et les index. Tout est configurable (trop peut-être). Grace a OpenOffice.org et Writer2Latex, les documents produits sont UTF-8 et xhtml strict.

Pour l’élaboration des pages Web, lodel utilise un système de template avec un langage spécifique le lodelscript.

Lodel peut s’installer chez certains herbergeurs communautaires ou commerciaux (reste encore quelques réglages pour ouvaton). Comme l’installation d’OpenOffice.org sur ces serveurs n’est pas imaginable, Revues.org met a disposition du public, sans conditions de bonne utilisation, un ServOO distant. Nous esperons voir fleurir les ServOO publics a l’avenir.

lodel.org et lodel sur Sourceforge

Mise à jour :

Sortie de lodel RC2 : lodel.org