Retour

Me voici de retour !

Comme je n’ai pas l’intention de raconter ici mes vacances en Grèce, je vous recommande si jamais cela vous intéresse d’aller lire nos réflexions intelligentes sur les petites cases.

Ensuite vous pourrez subir l’inévitable diaporama des vacances, qui commence ici :

Arrivée à l'Acropole

et se trouve également . Enfin quand même cela pourrait être notable de remarquer que j’ai bel et bien cueilli des figues.

Puis retour à la normale ;-)

PS : ah oui et j’oubliais, j’ai créé un groupe sur les figues dans Flickr, n’hésitez pas à contribuer, j’accepterai un peu tout : figues, figuiers, choses à la figue, photos de plats et recettes…

Alcool de figues

figue

A vous mes chers nombreux lecteurs qui ne savez pas quoi faire de vos innombrables figues, voici une idée : vous pouvez essayer d’en faire de l’alcool. Voici une recette de liqueur de figues qui n’a pas l’air trop compliquée, il faut juste être patient.

J’avais aussi donné celle-là l’an dernier.

Quant à moi j’ai refait une confiture mélange mirabelles et figues et c’est toujours aussi excellent.

Mi-figues, mi-raisin

Voilà une belle expression que je vous propose aujourd’hui d’illustrer à l’aide d’un fromage : le Boursin figues et noix.

Mi-figue, mi-raisin, tel est mon avis concernant ce fromage qui bien que très bon, frais avec un petit goût sucré et le croquant des noix, s’avère un peu décevant du strict point de vue des figues.
En effet, en lisant plus attentivement la liste des ingrédients, on découvre que pour seulement 2% d’une préparation de figues augmentée de sucre, on trouve aussi une certaine quantité de raisins secs entiers. On tombe d’ailleurs aisément sur ces derniers en tartinant le fromage.

Les corinthiens du XVe siècle mélangeaient des figues sèches, plus lourdes et moins coûteuses, à leurs précieux raisins de Corinthe, trompant ainsi leurs acheteurs avec un produit contenant du mauvais et du bon (mi-figue, mi-raisin).
A l’inverse, nos amis de chez Boursin nous vendent du raisin en le faisant passer pour de la figue. Voici une inversion caractéristique du bon (autrefois le raisin, aujourd’hui la figue) et du mauvais (et vice versa).

Belle année pour les figues

Des figues de Solliès grosses comme le poing, des fruits qui éclatent au soleil sur les arbres dès la fin août, tous les signes annoncent une année particulièrement bonne pour toutes les sortes de figues.

Un jour j’ai bien fait rigoler tout le monde quand, à la question "est-ce que vous regardez les statistiques de votre blog, et combien de gens le lisent" j’ai répondu qu’il y avait toujours un pic de fréquentation lors de la saison des figues.

Alors voilà les chiffres. Depuis le début du mois d’août :

  • plus de 10 000 visiteurs uniques (contre 8000 d’habitude en moyenne)
  • l’accès par un moteur de recherche monte à 10% (contre environ 5% en temps normal)
  • la requête la plus fréquente : « confiture de figue(s) » avec 700 requêtes (contre une vingtaine en temps normal)
  • le mot le plus souvent recherché : « figue(s) » avec plus de 4400 recherches contenant ce mot (contre 200 à 300 le reste de l’année).

Amateurs de figues, soyez les bienvenus : apparemment, vos arbres regorgent de fruits murs et sucrés, et vous cherchez les moyens de faire des confitures, des fruits au sirop, des figues sèches et même de les congeler (je n’ai jamais essayé mais apparemment cela se fait, néanmoins je me méfie un peu, les figues congelées de chez Picard sont un peu molles et gluantes, mais ça va à peu près pour agrémenter les plats salés de type tajines).

Ben vous avez bien de la chance ;-)

Un peu de pub

Nous aimons par dessus tout, Got et moi, faire la route dans des coins de France inconnus et nous arrêter dans des petits villages pour y découvrir des beautés le plus souvent méconnues (sauf exceptions).

Pour repérer ces villages, nous avons pris l’habitude de nous fier à un label, celui des plus beaux villages de France. Nous n’avons jamais, ou presque, été déçus par ce label même si tous ces villages sont très différents y compris d’un point de vue émotionnel.

Alors, se fiant à son expertise d’utilisateur désormais avancé de FlickR, Got a créé un groupe pour rassembler les photos prises dans les villages qui portent ce label.

Vous qui avez visité Castelnou, Vézelay, Conques, St Guilhem le désert, ou bien Gerberoy, Roussillon, St Véran, Flavigny ou Riquewihr, ou encore un des 148 villages qui portent ce label, si vous avez un compte Flickr et des photos de ces coins, rejoignez notre groupe ! Soyez nombreux ! Mettez plein de jolies photos ! N’oubliez pas de taguer avec le nom du village !

Fin de l’intermède publicitaire.

PS: la photo ci-dessus a été prise à Fourcès dans le Gers, bien avant que me vienne l’idée d’avoir un compte Flickr ;-)

Tarte au chèvre et au basilic

Cette recette m’a été transmise par quelqu’un qui vivait près de Marseille. J’ai pas mal diminué les proportions qu’elle m’avait données pour que ce soit plus léger, mais vous pouvez les faire varier à votre aise sans que cela influe trop sur la réussite de la recette.

Il vous faudra :

  • 3 oeufs
  • un pot de fromage de chèvre frais (type « chavroux »)
  • 100g de crème fraîche
  • 25cl de lait
  • du basilic frais (au moins une douzaine de grandes feuilles, ou 3 pieds de petites feuilles, et plus il y en a meilleur c’est)
  • une pâte à tarte, brisée ou feuilletée selon votre préférence.

D’abord on prépare la garniture : dans un saladier, casser les oeufs, puis mélanger avec le fromage de chèvre jusqu’à ce que cela soit bien liquide et homogène. Puis on ajoute la crème et le lait, toujours en mélangeant bien. Saler et poivrer selon votre goût. Enfin émincer grossièrement les feuilles de basilic et les ajouter à la préparation. Celle-ci doit être bien liquide et le basilic flotte à la surface.

Cette préparation doit reposer au moins 20mn. Ensuite on dispose la pâte à tarte en appuyant bien sur les bords (sinon ils s’écroulent au moment de la cuisson) et on verse la préparation sur la pâte.

Enfin on enfourne comme pour une tarte (ça dépend des fours, chez moi c’est 220° et 30mn). Dans le four, vous verrez la garniture gonfler et se craqueler ; il faut sortir la tarte juste au moment où elle commence à prendre une couleur légèrement dorée. En refroidissant la garniture retombe et prend une consistance légère et crémeuse.

Se mange tiède ou froid avec une salade de tomates, et des figues fraîches cueillies dans les vignes en dessert !

La fabrication du pruneau

On m’a souvent demandé (plus ou moins directement il est vrai) comment on fabrique les figues sèches. Je m’étais fendue d’une réponse documentée mais peu nourrie par la pratique.

Or doncques, me trouvant il y a peu dans la région d’Agen, j’ai eu l’occasion de visiter une ferme où l’on fabrique les pruneaux. Ca m’a un peu rappelé ce que j’avais appris sur le séchage des figues, alors je me suis dit que cela pouvait toujours être utile. Donc voici comment ça se passe, les liens renvoient vers les photos que j’ai prises lors de ma visite.

D’abord, les pruniers poussent dans des vergers, jusque là rien d’extraordinaire. Vers maintenant (après le 15 août, quoi), on récolte les prunes. Pour cela, on utilise une machine nommée corolle qui attrappe le prunier entre ses mâchoires de métal et de caoutchouc, l’entoure d’une corolle en tissu pour recevoir les fruits, puis le secoue comme… un prunier justement. L’opération sera répétée plusieurs fois pour récolter tous les fruits.

corolle

Ensuite, on dispose les fruits sur des claies sur une seule couche, en vue de leur séchage. Donc voilà, maintenant vous savez à quoi ressemblent les claies ;-)

claies

Ensuite le séchage a l’air plus simple que pour les figues. On passe les claies dans un grand four qui va tout doucement cuire les prunes, pendant 24h à température très douce (moins de 80° dans tous les cas).

Et voilà, on obtient de bons pruneaux ! Je remercie chaleureusement Hélène, Olivier et leur famille pour leur accueil et pour cette visite. Alors si vous passez à Sainte-Livrade n’hésitez pas à aller leur acheter les bons fruits et légumes et même de la liqueur de figues dont je vous dirai des nouvelles tantôt…

Paris Carnet encore

Ce qui est sympa, avec les comptes-rendu de Paris-Carnet, c’est que cela permet de se remémorer la soirée et d’assister virtuellement à toutes les petites scènes qu’on a pu louper.

Ce qui est moins génial c’est quand il faut les écrire… Mais bon, je ne vais pas louper cette merveilleuse occasion de faire venir sur mon blog plein de gens qui par ailleurs s’enfuiraient en courant si ils tombaient sur mes frasques bibliothéconomiques et figuesques.

Donc voilà, Paris-Carnet, c’est super, on ne s’y ennuie jamais, je commence à connaître plusieurs gens et c’est cool. C’est ainsi qu’on a retrouvé Sok toujours aussi rêveur, Nim particulièrement déchaîné, Kerlu très en forme et bien accompagné, Olivier et son autre talent du bricolage…

Je salue tout particulièrement Labosonic et Nawal même s’ils n’étaient pas contents de me voir sans mon petit reporter (au passage je signale que je ne suis pas une maman sans fille mais une personne comme les autres, et qu’un lieu de perdition où l’on fume des cigarettes et boit des pintes jusqu’à des heures tardives en parlant de ce truc au nom étrange "blog", n’est pas un endroit pour une petite fille).

Je salue tout particulièrement Monsieur KA, qui est aussi passionnant et agréable dans la vie que dans sa boîte à images, et après j’arrête les fleurs c’est promis ;-)

Et enfin un petit tour d’horizon avec salutations amicales des gens avec qui je m’attablais pour la première fois, mais on remettra cela avec plaisir Lisbeï qui ne s’inscrit jamais, affleurements idem, Goon sans appareil photo, Thomas que je pense avoir dejà croisé auparavant. Mes excuses à ceux que j’aurais oublié.

Chers gens, si vous êtes venus jusqu’ici, si vous avez apprécié de me croiser dans la vraie vie, ne quittez pas ce blog avec dégoût, il y a au moins une catégorie qui ne parle pas de trucs incompréhensibles dans ce blog c’est celle-là ;-) et rendez-vous à un prochain Paris-Carnet…