Deux adresses refigorantes

Pour les parisiens, voici deux adresses où on peut, au bénéfice de la saison pourtant finissante, manger de la bonne tarte aux figues…

La première c’est la « maison des tartes », dans le 5e arrondissement juste en face du square de St-Julien-Le-Pauvre et de la Fourmi ailée (un excellent restau mais sans tarte aux figues à ma connaissance). La tarte aux figues est très bonne mais aussi très belle (cf photo ci-contre).

La seconde est dans le Marais, juste en face de l’espace Blancs-Manteaux où il y avait le salon de la revue la semaine dernière. Le restaurant s’appelle « Au gamin de Paris ». Je n’ai pas testé moi-même mais j’ai pleinement confiance dans mes sources !

Le creusois aux pommes

Je vous propose la fameuse recette d’un des meilleurs gâteaux du monde : le creusois aux pommes. Il plaira tout particulièrement aux amateurs de gâteaux très sucrés et très beurrés (et très faciles à faire) !

Dans un saladier, mélanger 1 verre de farine et 2 verres de sucre. Ajouter 100g de beurre fondu et 4 blancs d’oeuf montés en neige.

Eplucher et couper en dés les pommes (environ 3 ou 4 petites pommes). Les disposer dans un plat assez large et peu profond, préalablement beurré et fariné.

Verser la pâte sur les pommes et faire cuire environ 1/2h au four thermostat 6/7.

On obtient un gâteau plat, croustillant sur le dussus, fondant au milieu (car les pommmes fondent délicatement dans la pâte) et caramélisé sur le dessous. Délicieux !

Il existe une variante aux noisettes, dans ce cas on mélange un verre de noisettes en poudre à la farine, à la place des pommes. C’est très bon aussi.

Il faut trouver quelque chose à faire avec les jaunes des oeufs… par exemple une crème anglaise, une crème brûlée ou une crème pâtissière !

Merci à Delphine qui me donna cette recette de gâteau local par un beau week-end ensoleillé dans la Creuse, il y a quelques années.

Blog de l’école de Banyuls-sur-Mer

J’ai l’immense joie de vous annoncer la naissance du blog de l’école de Banyuls-sur-Mer.

Il est magistralement animé par les élèves de la classe de CE1, et par leur dévouée maîtresse qui y passe ses soirées…

Ce blog est Lodel-powered, la mise en oeuvre et réalisation est de mon geek, et le graphisme (pas très recherché) de votre serviteuse.

Un grand merci à Laurent Denis dont le p’ti weblog en maternelle a été notre inspiration et notre motivation dans cette nouvelle aventure.

Pourvu que ça dure…

Voici de la lecture dans le domaine de la préservation à long terme et de l’accès pérenne concernant les documents numériques…

Le rapport PREMIS est le résultat d’une enquête menée par un groupe de travail OCLC/RLG sur la préservation à long terme des documents numériques, pratiques actuelles, tendances émergentes.

Les communications du séminaire Erpanet sur les identifiants pérennes sont disponibles. 14 communications en powerpoint ou pdf, abordant entre autre OpenURL, Handle, DOI, Purl etc.

Pour que nos merveilleux documents numériques aient une chance de survivre à ce siècle d’incertitude et de folie.

J’en profite pour caser un petit proverbe corse : Pane biancu e fice mature, ma ch’ella dura !

Figues antiques

Massilia, 49 av. J.C.

La ville, assiégée par les troupes de César, est au bord de la famine…

Il poussa un cri de joie et se précipita vers un guéridon dans le coin de la pièce.

– Des figues ! Un grand tas de figues ! Je n’ai pas pu trouver la moindre nourriture hier soir. Je n’ai guère pu fermer l’oeil tant j’avais faim. Mais regarde-les ! Elles sont splendides. D’une si belle couleur et bien dodues. Et l’odeur ! Tiens, prends-en une. Ensuite, nous sortirons.

Davus mordit à pleines dents dans une figue et rit de plaisir.

Jusqu’au moment où je me risquai à en croquer un petit morceau, je ne m’étais pas rendu compte comme j’avais faim. J’étais aux anges. Jamais je n’avais mangé une figue aussi délicieuse.

Steven Saylor, Le rocher du sacrifice. Paris : 10/18, 2000.

Chaudement recommandé aux amateurs de polars historiques, d’antiquité et de figues (mais c’est le dernier de la série, commencer de préférence par Du sang sur Rome !)

Confiture de DRM (beurk !)

On parle beaucoup des DRM en ce moment, d’ailleurs souvent pour en dire du mal… En gros, que les DRM sont techniquement inefficaces, socialement nuisibles et économiquement sans avenir.

Voici quelques ressources en vrac sur le sujet…

Bonne lecture et ne faites pas trop de cauchemars.

Confiture de métadonnées

Voilà, faut que je vide mon aggrégateur de tous les liens intéressants qu’il contient. Une subite angoisse de la page blanche me saisit. Ou plutôt de l’écran blanc. Toutes ces choses que je n’ai pas eu le temps de lire, prise que j’étais par ma cueillette de pommes, de coings, de citrouilles, de noix et de pêches…

J’ai donc décidé de procéder méthodiquement.

En commençant par le moins lourd, à savoir les métadonnées. J’ai seulement deux liens :

Donc je le repête, ne me demandez pas ce que ça raconte, j’ai pas eu le temps de lire encore.

A part ça, pour ceux que ça intéresse, j’ai craqué, j’ai encore racheté des figues pour faire de la confiture, il faut dire que j’étais tombée sur une recette de confiture pêche-figue et que j’avais plein de pêches dont je savais pas quoi faire. Elle a l’air bonne même si elle a pas trop bien « pris ».

Ah oui, merci à Ressource Shelf et à Catalogablog pour l’info (oui, je sais, c’est toujours les mêmes, c’est pas de ma faute s’ils sont intéressants).

Fruits et légumes d’automne

Du point de vue culinaire, nous traversons une saison sympathique. Outre les mirabelles, sur le déclin déjà, il y a bien sûr les figues. J’ai passé pas mal de temps ces dernières semaines à confiturer, tout un tas de recettes expérimentales dont j’offre des échantillons à mes amis. Et à peine constitué, le stock s’amenuise déjà, il faut bien le dire !

J’ai aussi expérienté la figue sous d’autres formes, en particulier la figue « juste sèche » qui est excellente, et le pain aux figues qu’on trouve dans les boulangeries du 5e arrondissement. Il y a notamment une boulangerie rue Monge qui en fait un très bon avec de gros morceaux de figues.

Comme je commence à en avoir un peu marre des figues (eh oui, on se lasse de tout, même du meilleur), je découvre d’autres pistes : par exemple, sur la lune, on s’intéresse aux courges, aux citrouilles et aux potimarrons.

Du côté de chez Scally, c’est les champignons qui sont à l’honneur. J’adore aussi.

Sur ce, je vous laisse, je vais consacrer mon week-end à la cueillette des pommes !

Marc et les métadonnées

Il arrive parfois que nos amis les blogueurs américains mentionnent des articles dans des revues en ligne payantes. En général, il ne nous reste alors plus qu’à baver lamentablement devant les sommaires et les résumés.

Pour une fois, Emerald fait un beau geste, et nous met en libre accès trois numéros de ‘Library High Tech News », dont deux sur le thème "MARC and metadata" (suivre le lien puis "table of content").

Il y est notamment question de l’évolution des formats MARC vers les métadonnées, des rapports entre MARC et EAD, de METS beaucoup, de l’avenir des bibliothécaires et de tout plein d’autres choses. Je ne peux hélas pas en dire plus, ne l’ayant pas encore lu. Mais ça promet.

Le BBF nouveau est arrivé

Le dernier numéro de notre périodique bibliothéconomique national est consacré au patrimoine, avec trois premiers articles excellents sur la définition du terme lui-même. Pour les consulter en toute liberté, passer par la page d’accueil pour s’authentifier.

Pour Michel Melot, le patrimoine n’est pas créé par la communauté mais la définit. Ainsi,

L’existence d’un patrimoine n’est pas, pour une communauté, un supplément d’âme : le patrimoine est nécessaire à l’existence de cette communauté. La communauté n’existe que parce qu’elle se représente dans des objets patrimoniaux.

Il en donne pour exemple, entre autres, la langue, la mémoire, et bien sûr les biens matériels, le patrimoine individuel lui-même ne se définissant que par rapport à une collectivité. J’admire toujours autant Michel Melot, ses idées lumineuses et ses métaphores décapantes, par exemple :

On pourrait en dire autant de l’alphabet dit « phonétique » dont la norme imposée par l’imprimerie pourrait être accusée comme « Windows » d’abus de position dominante.

Pour Frédéric Barbier, qui entame avec une définition éthymologique rigoureuse, c’était à l’origine justement tout le contraire :

là où la collectivité définissait son patrimoine selon des catégories juridico-politiques, c’est, aujourd’hui, le patrimoine qui définit et fonde la collectivité.

L’aspect intrinsèque du patrimoine pour la communauté serait donc une création de notre ère contemporaine en mal d’identité.

Le même Frédéric Barbier pousse plus loin son analyse et nous invite à nous méfier de « l’utopie de la reproduction » qui accompagne l’apparition de chaque nouvelle technologie, aujourd’hui la numérisation :

D’une manière générale, l’expert, donc le bibliothécaire, devra être sensible aux utopies de la reproduction : l’utopie de la reproduction universelle (tous les textes seraient transposés sur un nouveau support)(…). L’utopie, aussi, de la reproduction « transparente » – laquelle rejoint, dans une certaine mesure, l’utopie de l’information « transparente »…

Enfin, Henri-Jean Martin interviewé par le BBF déclare

le patrimoine est une création continue

et que

La lecture publique (…) ne devrait pas exister

avec un petit côté provocateur qui lui sied si bien.

On profitera aussi dela page "panorama du Web" qui signale un grand nombre de ressources sur la numérisation du patrimoine avec quelques exemples de collections numérisées.