Ressources numériques diverses

Un tout petit peu en vrac, voici quelques lectures intéressantes pour la semaine.

Cette semaine seulement, les trois derniers numéros de la revue Program: electronic library & information systems sont en libre accès. A noter, des articles sur OpenURL, sur la gestion des droits des documents scientifiques et académiques, les métadonnées au format ONIX… A copier vite vite avant qu’il ne soit trop tard !

A lire et à voir, sur le site de l’enssib, les actes d’une journée sur l’indexation des ressources pédagogiques numériques, où il est question de différents formats de métadonnées, standards et études de cas, avec des vidéos des interventions.

A lire presque sur le même sujet, un rapport de la DLF sur l’intéropérabilité entre bibliothèques numériques et cours en ligne.

Merci à RessourceShelf et à Diglet.

Changement de style

Pour occuper mes longues soirées d’hiver, j’ai décidé d’apprendre CSS… J’espère que le résultat vous plaît. J’en suis assez contente sauf le titre qui est devenu assez peu visible (si quelqu’un a parmi ses proches un super bon designer pour lui demander un petit conseil de ma part, ça serait gentil…)

Je remercie openweb, et mon geek (dont je suis loin de pouvoir me passer même si j’apprends de nouvelles choses ;-)

La feuille de style respecte les standards du W3C (enfin elle essaye), alors si vous faîtes partie des 35% (eh oui, seulement) qui vont trouver que ça a une drôle de tête, téléchargez Firefox

Bibliografigue (sélective)

Eh oui, des livres sur les figues, rien que sur les figues, ça existe ! D’ailleurs c’est bientôt Noel, et pour sortir de l’embarras les gens qui cherchent ce qu’ils pourraient bien m’offrir, voici une petite sélection d’opuscules intéressants…

Dans le genre « la figue, sa vie, son oeuvre » ou tout savoir sur la figue, la culture du figuier, les façons de la cuisiner, son rôle dans notre histoire et dans l’art, etc :

  • Mémoires de la figue de Henri Joannet (Ed. Equinoxe)
  • La figue de François-Régis Gaudry, Dominique Auboire, Denise Solier-Gaudry (celui-là je l’ai déjà !!! il est très bien – c’est celui qui est sur la photo)

Dans le genre recettes de cuisine :

  • Magie de la figue dans la cuisine provençale de Gui Gedda, chez Edisud, celui-là il me plairait vraiment, en plus j’aime bien cette collection
  • La figue : 10 façons de la préparer de Lior Lev-Sercarz (Ed. Epure)

Dans le genre, rien à voir, ou plutôt poésie, nouvelles et autres contes érotiques :

  • Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge, lequel avait semble-t-il un goût particulier pour la figue (Flammarion)
  • Opus Cul : dix petites pièces en forme de figue de Jeanne-Marie Sens, jeunes lecteurs s’abstenir

Par contre, dans le genre figues magiques et lectures jeunesse (j’aime aussi, je précise, et comme ça je pourrais faire partager ma passion à ma puce) :

  • Le Garçon des figues et La Reine d’Egypte de Michel Ocelot, le fameux auteur de Kirikou (Seuil jeunesse)
  • Une Figue de rêve de Chris Van Allsburg (chez l’Ecole des Loisirs).

Voilà, merci d’avance Père Noel !!!

Google scholar et au-delà

La sortie de Google scholar a fait à peu près autant de bruit dans la blogosphère qu’un coup de gong, et j’hésitais à me lancer dans le chorus général car je ne voyais pas trop quoi apporter de plus. J’ai donc décidé d’attendre que le soufflet retombe un peu mais je crois en effet qu’il serait dommage de ne pas en parler du tout.

Google scholar est un outil assez époustouflant. Si on cherche des ressources dans un domaine « académique » quel qu’il soit, surtout anglophone mais pas seulement, il ne nous déçoit pas et fournit la même profusion de ressources que Google tout court.

Il fait un pas de plus dans la classification des ressources, en différenciant les références d’articles (citations), les articles en pdf, les livres.

Il fait un pas de plus dans la description bibliographique, en donnant dès le premier écran, le titre mais aussi l’auteur, la date, la source, les différentes versions.

Il fait un pas de plus dans la mise en contexte, en donnant le nombre de citations connues pour chaque référence, et en permettant d’afficher ces citations avec leurs propres citations.

Il fait un pas de plus dans la localisation, en proposant, pour les livres, de les trouver dans une bibliothèque, voire dans votre bibliothèque s’il identifie d’où vous vous connectez.

Bon, allez, je l’avoue, la première fois que j’ai testé Google scholar, je me suis dit, oups, vite, je dois trouver un autre métier ! Je pense finalement qu’il serait bon de relativiser cet emportement. Il y a quand même des limites, les mêmes que depuis toujours, la principale étant l’opacité de Google scholar. Quelles ressources indexe-t-il ? quel algorithme utilise-t-il pour les classer ? Et la stratégie googelienne de plus en plus englobante d’omniprésence n’a rien de rassurant.

Et puis, une des choses qui me frappe le plus, c’est le déferlement d’outils dérivés que crée la sortie de ce nouveau moteur. On connaissait déjà les outils développés par Ingenta, et le comparateur de recherches de Peter Jasco. J’ajouterais une extension pour Firefox qui utilise OpenURL pour lier les notices (oui, maintenant je pense qu’on peut dire ça) de Google scholar au plein texte des articles, extension qu’on peut adapter à son propore résolveur OpenURL au prix d’un peu de geekerie (merci à Library Stuff). Et encore le bookmarklet de visualisation qui permet d’avoir une vue graphique des articles citant une référence (merci à Open Access News).

Ma conclusion, toute personnelle, c’est que Google scholar est sans aucun doute un outil formidable. C’est aussi et peut-être surtout, le « bruit du gong », celui qui va nous réveiller, nous sortir de nos acquis, nous rappeler que non, nous n’avons pas fait le tour de la question du signalement des ressources validées, et que non, nous ne pouvons pas nous passer de l’innovation permanente et quotidienne qui conditionne notre survie.

Web services sans savon

La façon "canonique" de faire des Web services utilise le protocole SOAP (qui signifie, bien évidemment, "Simple Object Access Protocol" et certainement pas "savon"). Il existe néanmoins un groupe d’irréductibles geeks qui luttent encore et toujours contre cette architecture complexe et font des Web services avec REST (qui signifie, je vous le donne en mille, non pas qu’on a envie de se reposer mais " Representational State Transfer").

Alors qu’est-ce que REST ? Pour faire horriblement abrégé, REST consiste à utiliser les protocoles « ordinaires » du Web : HTTP avec ses méthodes GET et POST, sans recourir à l’enveloppe XML spécifique qu’est SOAP.

Grâce à cette définition très étendue des Web services, vous faîtes peut-être (sûrement, même) des Web services sans le savoir : OAI, RSS, par exemple, fonctionnent par l’envoi d’informations en XML via des services de type REST.

On trouve chez Eric Lease Morgan un récapitulatif du séminaire Web services d’OCLC en 2002. Bon ça date un peu, mais ça explique bien de quoi on parle, et il reprend les différents types de Web services qu’on utilise déjà en bibliothèque. Il réexplique même la différence entre SOAP et REST au cas où la mienne vous paraîtrait insuffisante.

Par ailleurs, sur XML.com, on peut lire aussi quelques articles sur REST en forme presque de pamphlet :

Un autre jour je parlerai de SOAP.

Radio libre en ligne

Le site Arte Radio diffuse en ligne des sons sous licence Creative Commons.

Ce sont des musiques, des reportages, des nouvelles, toutes sortes de bandes son en mp3… un tas de choses que l’on peut réutiliser, mettre en ligne sur propre site Web.

On peut aussi se faire sa playlist, la réécouter en revenant sur le site, ou encore afficher une animation en rythme avec le son.

Pour écouter l’explication sonore du choix d’Arte radio, avec la voix de Jean-Baptiste Soufron qui explique la licence Creative Commons, dans une interview agréablement artistique : c’est ici.

Spécifier la qualité des spécifications de qualité

C’est bon de savoir dans les pires moments de la vie que le W3C est là, qu’il pense à nous et qu’il s’occupe de spécifier des normes belles, ouvertes, accessibles à tous et de qualité.

Le W3C pense même à donner des spécifications pour savoir comment faire de bonnes spécifications : c’est le QA Framework: Specification Guidelines.

Les gens qui font des normes et des standards ont intérêt à feuilleter ce document. C’est Karl qui le dit.

Et on a jusqu’au 28 janvier pour lui dire ce qu’on en pense.

Figues et facettes

En lisant chez Outils froids ce billet sur la navigation multi-facettes, je me suis souvenue que j’avais deux trois petites choses en réserve sur ce sujet :

Qu’est-ce qu’une interface à facettes ? en fait, c’est simplement un moyen de naviguer dans une collection d’objets en rafinant de plus en plus sa requête ou en croisant des critères.

On peut en avoir une bonne idée sur le site Epicurious où il est question de recettes de cuisine. On part d’une liste d’aliments, de types de plats, d’occasions, de méthodes de préparation, etc. On choisit un critère, et ensuite on précise sa requête en fonction des choix disponibles – l’avantage étant sans aucun doute d’avoir à chaque étape une vue globale des choix effectivement disponibles.

Alors, est-ce vraiment utile ? Eh bien, si on cherche un plat pour les enfants qui se fait en automne au four avec du chocolat, c’est une méthode intéressante. Par contre, si on cherche n’importe quoi avec des figues dedans, l’utilisation du moteur de recherche reste indéniablement plus efficace.

Et quand même, 129 recettes avec des figues, ça mérite aussi d’être noté.

Combien ça coûte ?

Simon Tanner annonce sur la liste DigLib un rapport sponsorisé par la fondation Mellon intitulé Reproduction charging models & rights policy for digital images in American art museums.

Il y est question de la vente de reproductions d’images par les musées américains : ces services sont-ils motivés par la recherche du profit ou par un autre objectif commercial, de valorisation, de service public, ou autre ? rapportent-ils vraiment quelque chose et peut-on parler de rentabilité, voire simplement d’amortissement des frais ?

Outre ces conclusions qui résultent d’un sondage, des recommandations sont émises pour aider les musées à monter ce type de services, pour quels objectifs, avec quels tarifs.

Les pistes dégagées dans ce rapport sont sans doutes applicables aux services de reproduction payants des bibliothèques. Surtout qu’aujourd’hui, celles-ci se préoccupent de plus en plus de contrôler les reproductions qui sortent de leurs murs, voire de rentabiliser cette prestation de service.

Et pendant ce temps-là…

Me voici de retour de vacances, et victime d’une malédiction qui m’oblige à bloguer avec une ligne RTC (c’est dur…) je ne parle même pas de relever les dizaines (centaines) de billets arrivés entre temps dans mon aggrégateur.

De manière donc tout à fait symbolique, et pour reprendre doucement, je signalerai la publication d’un guide sur l’expression des droits dans l’OAI. Eh oui, car on oublie volontiers que l’OAI ne sert pas exclusivement à diffuser des ressources libres de droits. Sans parler du fait qu’aujourd’hui, exprimer les droits cela peut aussi vouloir dire, garantir la liberté d’accès (cf creative commons, dont la version française sort le 19 novembre). Ce document fait partie des guidelines pour l’implémentation du protocole OAI-PMH et c’est une version beta-release qu’on peut discuter sur la liste de diffusion.

L’info vient de catalogablog. La photo, du cloître de la cathédrale de Tolède.