Quelques trucs

My Library Manual : un guide pour gérer des collections numériques avec le logiciel MyLibrary. La permière partie est assez largement applicable au-delà de ce seul logiciel.

Un arbre de décision pour décider quelles collections doivent entrer dans un entrepôt de préservation. Le système de l’arbre est marrant.

Oxford Journals signe avec Portico, le système d’archivage de Jstor. Auquel adhère aussi Elezvier.

Gérer les risques de votre institutionnal reposritory : cela devrait être la première étape du projet. Beaucoup plus conceptuel qu’il n’y paraît. Je vous raconterai, un jour. Ceci dit, celui-ci me paraît un peu optimiste, pour le coup.

Dossier sur les métadonnées sur bibliodoc. Il y est aussi question d’identifiants.

Retour sur les identifiants

Les identifiants pérennes, mes chers identifiants, semblent revenir un peu à la mode ces derniers temps – peut-être une impression due au fait que j’ai eu l’occasion de m’y replonger profondément.

Ainsi en réécoutant les interventions du DDC workshop de juin sur ce thème, j’ai pu constater que pas mal de chemin a été fait dans la réflexion sur les identifiants et que la polémique a encore de beaux jours devant elle. Des anciennes croyances ont été pulvérisées, et de nouvelles créées.

(NB : attention la plupart des liens qui suivent pointent vers des fichiers powerpoint.)

Je dirais que la première révélation de ce workshop, c’est que la pérennité des identifiants n’a rien de technique. Il a été affirmé, répété et même proclamé haut et fort qu’aucun schème d’identifiants, qu’il s’agisse de DOI, Handle, ARK, PURL ou n’importe quoi d’autre, n’aide en quoi que ce soit à la pérennité. La pérennité n’est pas une question technique, c’est une question organisationnelle et institutionnelle, ainsi qu’une question de modèle économique et de financement. Donc si votre principal problème était de savoir quel schème choisir, faites d’emblée un trait sur la pérennité comme critère.

Face à cette assertion très généralement admise, plusieurs positions apparaissent.
Il y a ceux qui ne veulent pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier, et vont s’enregistrer dans plusieurs schèmes afin de multiplier les points d’entrée.
Il y a ceux qui pensent que la solution réside dans la normalisation, et ceux qui espèrent que l’ouverture de l’enregistrement des "URI schemes" va permettre de trouver des solutions innovantes.
Il y a ceux qui pensent qu’il faut arrêter de diaboliser les URL, que ce n’est plus vrai de nos jours de dire que les URL sont des localisations, et qu’avec HTTP et les URI, on a un super système qui marche d’enfer et que pourquoi diable irait-on en changer.

Dans les autres questions de fonds qui ont été soulevées sur les identifiants pérennes des ressources numériques, je retiendrai celle de savoir ce qu’on entend par identifiant, ce qu’on entend par pérenne, et ce qu’on entend par ressource (tout le monde est d’accord sur "numérique").
Pour prendre un exemple, un identifiant comme http://www.lemonde.fr/ est tout à fait stable en terme d’URL. Pourtant son contenu change tous les jours, voire plus. Peut-on parler d’identifiant pérenne ?
Une distinction intéressante a été faite entre des ressources « abstraites », éventuellement mouvantes, et des ressources « concrètes », stables et uniques, les deux ayant besoin d’être identifiées.

Concernant la résolution, on a soulevé la question des identifiants qu’on ne voudrait pas résoudre (lire : relier à une ressource donnée dans une forme donnée), ou en tout cas pas résoudre de la façon dont on les résoud aujourd’hui.
La question de la maintenance du lien entre l’identifiant et la ressource, et même plus encore entre l’identifiant et les métadonnées, est récurrente et non résolue.

Enfin quant à la pérennité, l’idée a été affirmée que cela ne signifie pas « pour l’éternité », mais « pour suffisamment longtemps » au regard de l’intérêt de la ressource, des missions de l’institution, de l’évolution de la technologie, etc.

Et heureusement, parce que comme dirait l’autre, l’éternité c’est long, surtout vers la fin.

Allez au Salon du livre !

Le Salon du livre est cette année très recommandable, surtout si vous vous intéressez à la numérisation. Vous pourrez notamment y voir en action deux des fameux numériseurs qui ne nécessitent pas d’opérateur humain (ki disent).

Photo 1 : la figue à l’honneur au Salon du livre.

Photo 2 : le numériseur de Kirtas, qu’on peut voir fonctionner, ainsi que celui (moins convaincant) de I2S.

Photo 3 : Google est toujours présent au Salon du Livre, au même endroit, mais un peu plus ouvert que l’année dernière.

Photo 4 : le dodo du Salon aussi est toujours là.

Vous pourrez aussi acheter le dernier Dominique Sylvain sur le stand de Viviane Hamy, et le dernier Michel Melot (avec des très belles photos de Nicolas Taffin) sur le stand des éditeurs d’Ile-de-France. Donc allez-y, plus qu’une journée et demie.

Image associée au billet

Image associée au billet

Image associée au billet

Les choses du pape

Francis Miot est un confectionneur de douceurs un peu farceur. En dehors de ses coucougnettes (des petites douceurs à base de pâte d’amandes), il réalise aussi des confitures : le gratte-cul, le plaisir du vert-galant, la confiture de sorcière et… les couilles du pape. Lesquelles ne sont autres que des figues, bien sûr.

Pour découvrir d’autres douceurs coquines, c’est par ici.

Pour en savoir plus sur les appendices papaux, c’est par là.

Mille mercis à Isa pour ce cadeau pas ordinaire.

Toujours sur pause

Je n’ai pas grand chose à dire sur Madrid, une ville que je connais par coeur. Elle change à une vitesse folle mais reste toujours la même, avec son ambiance inimitable, les gens qui marchent dans les rues juste pour le plaisir d’y marcher, sous un soleil frais en cette saison.

Madrid est le seul endroit où mon esprit se vide à ce point de toute contrariété et angoisse, où tout semble possible et même lumineux. C’est encore plus que des vacances. Je savoure le plaisir de trébucher sur les mots, de chercher mon chemin dans le guide en pleine rue, de faire mine de découvrir ce qu’on met dans mon assiette, comme si je n’étais pas familière de cette ville au point de pouvoir la sentir battre en moi même de loin.

Pour ne pas se contenter de l’intense douceur du monde connu, nous avons poussé jusqu’à Ségovie. Il suffit de s’éloigner d’une heure de Madrid, par n’importe quel moyen de transport et dans n’importe quelle direction, pour être dans un autre monde. Le désert castillan, les forteresses médiévales, perchées sur leurs à-pic, les cigognes installées sur les clochers des églises, le froid des montagnes, la bizarrerie et la démesure des palais de toutes les époques.

On rejoint Madrid comme on rentre chez soi, le claquement des pas sur les pavés de la Plaza Mayor, le soleil qui caresse une dernière fois les toits, puis la nuit qui tombe sur une cité toujours en éveil, vibrante, vivante.

Légendes des photos prises à Ségovie :

  • la cathédrale gothique baroque
  • l’aqueduc romain
  • une des innombrables églises romanes de Ségovie.

Image associée au billet

Image associée au billet

Bureautique en ligne

Si vous ne lisez ni outils froids, ni Fred Cavazza, vous avez pu passer à côté de deux outils qui pourtant valent le détour : Thumbstacks et Writely.

Le premier est un outil qui permet de créer des diaporamas entièrement en ligne. Le résultat est franchement impressionnant au regard de la simplicité de l’outil. Sa seule faiblesse c’est qu’il faut avoir un outil de manipulation d’images à côté, mais sinon c’est vraiment léger et propre.

Le second permet d’importer un fichier depuis un traitement de texte, de le travailler, si besoin de manière collaborative, et de le réexporter soit en HTML, soit en PDF, soit de nouveau dans un format de type traitement de texte. C’est aussi très ergonomique et convaincant.

Pour l’instant je pense qu’il est compliqué de faire entrer ce genre d’outils vraiment dans les pratiques quotidiennes ; mais pour des gens qui comme moi passent sans cesse d’un ordinateur à un autre, cela a peut-être un sens.

Coupure

Avant-hier, mon hébergeur a eu un gros problème technique : une coupure de courant de plusieurs heures chez leur propre hébergeur (celui qui héberge leurs serveurs). On peut lire le compte-rendu de l’incident.

En voyant ça je me suis fait aussitôt deux réflexions :

  • qui a parlé de « dématérialisation » ?
  • ça serait pas un truc compliqué, de préserver l’accès à des collections numériques ?

Chacun cherche son chat

Je me faisais cette réflexion car, après un crash de profil firefox (ça m’arrive régulièrement au boulot, donc je ne dramatise plus, et j’utilise del.icio.us pour mes bookmarks), je cherchais un nouveau thème pour faire plus joli que le truc gris par défaut. Alors je suis tombée sur le thème "chats" (version bleue) que j’ai aussitôt installé et ça a mis un peu de lumière dans ma journée.

Après ça, quand je repassais dans mes diverses autres applications, je me demandais : mais pourquoi diable les applications doivent-elles obligatoirement être aussi moches ? Pourquoi cette convention des barres grises, des arêtes tranchées, des boutons authentiques 10 ans d’âge, des icônes aussi bavardes que laides ? Alors que sur le Web on se permet à peu près n’importe quoi, les applications continuent à rivaliser de tristesse et de manque d’originalité.

En fait, on peut observer que les utilisateurs non expérimentés sont très perturbés par les applications jolies. C’est vrai, un thème Firefox ne change rien aux fonctionnalités, c’est juste le design des boutons. Et pourtant, il y a des gens qui ne penseront jamais à cliquer sur la flèche, parce qu’il y a un chat dessus.

Deuxièmement, ça ne fait pas sérieux. Eh oui, pour avoir l’air d’une vraie application pour les grands, et pas d’un truc loufoque sur le Web, il faut adopter le gris conventionnel et les icônes de Bill, sinon question crédibilité, on en prend un coup.

Et ben vous savez quoi ? Moi je préfère mes chats.