Toujours sur pause

Je n’ai pas grand chose à dire sur Madrid, une ville que je connais par coeur. Elle change à une vitesse folle mais reste toujours la même, avec son ambiance inimitable, les gens qui marchent dans les rues juste pour le plaisir d’y marcher, sous un soleil frais en cette saison.

Madrid est le seul endroit où mon esprit se vide à ce point de toute contrariété et angoisse, où tout semble possible et même lumineux. C’est encore plus que des vacances. Je savoure le plaisir de trébucher sur les mots, de chercher mon chemin dans le guide en pleine rue, de faire mine de découvrir ce qu’on met dans mon assiette, comme si je n’étais pas familière de cette ville au point de pouvoir la sentir battre en moi même de loin.

Pour ne pas se contenter de l’intense douceur du monde connu, nous avons poussé jusqu’à Ségovie. Il suffit de s’éloigner d’une heure de Madrid, par n’importe quel moyen de transport et dans n’importe quelle direction, pour être dans un autre monde. Le désert castillan, les forteresses médiévales, perchées sur leurs à-pic, les cigognes installées sur les clochers des églises, le froid des montagnes, la bizarrerie et la démesure des palais de toutes les époques.

On rejoint Madrid comme on rentre chez soi, le claquement des pas sur les pavés de la Plaza Mayor, le soleil qui caresse une dernière fois les toits, puis la nuit qui tombe sur une cité toujours en éveil, vibrante, vivante.

Légendes des photos prises à Ségovie :

  • la cathédrale gothique baroque
  • l’aqueduc romain
  • une des innombrables églises romanes de Ségovie.

Image associée au billet

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