Des nouvelles d’Europeana

Du 7 au 9 novembre derniers, j’ai assisté à l’assemblée générale de l’association du réseau Europeana (Europeana Network Association), précédée de la réunion du conseil des membres. Je poste mon compte-rendu ici car comme vous le savez, la participation à l’association se fait à titre individuel : au sein du conseil des membres, je représente l’ensemble de ma communauté (vous tous, chers lecteurs, qui que vous soyez !)

Un petit rappel sur la gouvernance avant de commencer : pour mémoire, Europeana marche aujourd’hui sur deux jambes. La première est son organe opérationnel ou exécutif, la Fondation Europeana, en charge de la mise en œuvre du portail Collections notamment. La deuxième est l’Association, qui rassemble l’ensemble du réseau dans toute sa diversité : bibliothécaires, archivistes, conservateurs de musées mais aussi enseignants, historiens, éditeurs, entrepreneurs de start-ups et simples usagers. L’Association est pilotée par un conseil des membres (Members Council) dont 6 représentants forment le Management Board. Les membres de ce Management Board siègent également au Governing Board de la Fondation : l’instance qui pilote le tout, en lien avec les États membres et la Commission Européenne. En images :

Donc Assemblée générale de l’Association : il s’agit de la grande rencontre annuelle de tous les membres du réseau, qui se tenait cette année à la bibliothèque nationale de Lettonie à Riga.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, la nouvelle stratégie d’Europeana suite aux conclusions du conseil de l’Europe en mai dernier. Cette nouvelle stratégie repose sur deux grands axes :
– d’une part, pour les institutions patrimoniales, faciliter considérablement le versement de données dans Europeana,
– d’autre part, moderniser la manière dont les usagers accèdent au contenu, en mettant l’accès sur les usages pédagogiques et les accès thématiques.

Sur le premier point, nous avons eu droit à une présentation du nouveau procédé « operation direct » qui permettra de charger dans Europeana des documents numériques directement via une API très simple ou à partir d’un CMS, par exemple. Ce mode de versement ne se substitue pas au fonctionnement actuel avec les agrégateurs, mais il en est complémentaire. Le rôle de IIIF dans l’évolution du modèle d’agrégation a aussi été plusieurs fois souligné (cf. aussi cette très bonne explication de IIIF en français).
Sur le deuxième point, le portail Collections avec ses 53 millions d’objets numérisés a donc vocation à se trouver un peu en retrait, à l’avenir, par rapport aux collections thématiques comme Musique, Histoire de l’art et bientôt Mode, Photographie, Presse etc. C’est l’occasion d’annoncer que pour la première fois, la Commission européenne se propose de financer des projets de médiation autour des collections numériques d’Europeana (projets à soumettre avant le 15/12).

Bien d’autres sujets ont été abordés au cours de cette assemblée générale. Les collègues américains étaient à l’honneur : ont partagé leur expérience les professionnels de DPLA, du Getty ou encore de NYPL Labs. Il a été également question à plusieurs reprises de Wikidata.
Des questions importantes pour l’avenir du réseau ont été posées, comme celle du mandat donné à Europeana pour faire du lobbying dans le domaine du copyright ou l’évaluation de l’impact de la bibliothèque numérique européenne.
Ajoutez à cela le format « chef’s tables » qui a permis d’aborder un grand nombre de sujets, du design orienté utilisateur à l’agrégation en passant par l’utilisation d’Europeana pour la recherche, et une vingtaine d’« ignite talks » : vous aurez une idée du brassage très large d’idées qui caractérise ce réseau riche et divers.

La conférence s’est terminée sur une table ronde animée par David Haskiya sur le thème « et si tout était à refaire ? » L’occasion de rappeler que même si le résultat est loin d’être parfait, Europeana nous a permis de progresser énormément sur le plan technique et de créer une dynamique autour des contenus numériques culturels. Un effort que la communauté réunie la semaine dernière à Riga est motivée à poursuivre.

Pour en savoir plus :

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