Quels outils pour les bibliothèques de demain ?

Quelle est la tendance actuelle des fournisseurs de logiciels de bibliothèque ? C’est la question à laquelle répond un article instructif de David Dorman. Et d’ailleurs, apparemment, la réponse ne lui a pas fait plaisir, puisqu’entre temps, il s’est mis à l’évangélisme (NB pour les non-geeks : rien à voir avec une révélation mystique, il s’est juste lancé dans l’apologie du logiciel libre) et a publié cet excellent article à ne pas manquer sur le logiciel libre en bibliothèque, mais revenons à nos moutons.

Nos fournisseurs de logiciels de bibliothèque, donc, ne cherchent plus à converger vers des fonctionnalités identiques, très bibliothéconomiques, qu’ils maîtrisent au demeurant parfaitement. Au contraire, ils divergent vers des fonctions nouvelles dont ils font leur spécialité et leur spécificité sur le marché : qui le wi-fi, qui RFID, qui le data-mining, qui la recherche fédérée.

Tiens, à propos de recherche fédérée, l’autre jour j’en parlais comme d’un fantasme, mais elle a aussi ses détracteurs. Voici un bon exercice pour s’entraîner à réfuter les arguments les plus éculés, voire farfelus contre le metasearch. On a droit à tout, depuis les fonctionnalités de recherche qui manquent, jusqu’au pauvre lecteur désemparé devant une information hétérogène, en passant par l’impossibilité d’égaler Google, la médiocrité supposée des résultats et le coût trop élevé. Et puis enfin, il n’a qu’à apprendre à faire ses recherches documentaires tout seul, le lecteur, ou demander de l’aide aux bibliothécaires, ils sont là pour ça.

De l’autre côté de la force, il y a ceux qui l’ont fait : en l’occurence, un groupe de partenaires de la région Languedoc-Roussillon. Il publient dans le nouveau numéro de Documentaliste, la revue de l’ADBS, un article qui raconte leur croisade de 6 ans pour mettre en place AskOnce, le logiciel qui génère la recherche fédérée pour leur Bibliothèque Ouverte. Eux, ils ont songé à faire gagner du temps à leurs lecteurs et à augmenter la visibilité de leurs ressources.

Et c’est pas tous les jours qu’on voit des bibliothécaires qui ne cherchent pas à tout prix à rester indispensables.