Month of janvier, 2007

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Le livre libre

Il y a quelques temps je m'étais pas mal amusée sur les sites de musique libre, et voilà que je viens de découvrir la même chose pour le livre.

In libro veritas est un site sur lequel on peut publier et lire gratuitement ; on y trouve aussi bien des auteurs du domaine public que des livres d'amateurs.

Quelque part entre la bibliothèque numérique, l'éditeur à compte d'auteur, la plateforme de blog et le libraire 2.0, il y a In libro veritas. Tous les contenus sont en creative commons.

Ce site m'intrigue. Quelqu'un connaît ? quelqu'un l'a déjà pratiqué ?

Merci à Bloginfo.

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Collections ou accès ?

La semaine dernière, j'ai été invitée à l'ENSSIB pour participer à un débat sur le thème : "collections ou accès" ?

A départ, cette opposition paraissait absurde à la bibliothécaire patrimoniale que je suis : pour moi c'est collections ET accès, indissociablement. Mais en écoutant parler P. Bazin (BM de Lyon) c'est devenu plus clair et je pense que ses propos méritent d'être rapportés ici, en espérant que je ne les trahirai pas trop.

Dans une vision traditionnelle de la bibliothèque, la collection est au centre de l'organisation, de l'entité bibliothèque. Cela se traduit par une vision rationnaliste du développement de la collection, exprimée dans une charte.
Or cette vision est aujourd'hui dépassée : on positionne beaucoup plus la bibliothèque en termes d'accès, et en fonction des usagers (P.B. refuse le terme d'usages, trop tourné vers le concept, pour préférer celui d'usager qui est plus ancré dans le concret.)
Un certain nombre de concepts peuvent aider à adapter la collection aux logiques d'accès, notamment celui de l'accompagnement : dans l'idée que les lecteurs sont de plus en plus experts et que la société de l'information est une société où les concepts de la bibliothéconomie sont entrés dans la vie courante, le bibliothécaire se positionne non pas en autorité, mais en médiateur qui peut accompagner le lecteur

Bibliothéconomie bibliothèques numériques services

Les 5 lois de Ranganathan

Me voici encore sur les routes, et pas le temps de bloguer.

Pendant mon absence je vous propose de méditer les 5 lois de la bibliothéconomie de Ranganathan :

  • les livres sont faits pour être utilisés
  • à chaque lecteur son livre
  • à chaque livre son lecteur
  • épargnons le temps du lecteur
  • la bibliothèque est un organisme en développement.

Retrouvez l'ouvrage complet de Ranganathan ici.

Fontenay la nef de l'abbaye

Je vous proposerai une petite réflexion sur les lois de Ranganathan dans le monde numérique à mon retour (des promesses...)

Bibliothéconomie histoire

L'image et l'obole

Image associée au billet

Si comme moi vous vous intéressez aux images, j'ai trois visites indispensables à vous proposer.

Il y a peu, une très belle tribune a été publiée par André Gunthert sur le problème de l'image et de sa diffusion dans un monde où on re-patrimonialise (si vous permettez) des images libres de droits. Un texte, lorsqu'il tombe dans le domaine public, tout le monde se l'approprie, le copie, le réutilise. Alors que : "une image ne quitte le territoire du droit d'auteur que pour entrer dans celui du droit patrimonial : elle appartient toujours à une collection ou un ayant droit qui en octroie les reproductions selon son bon vouloir.". Un état de fait qui pourrait finir par avoir raison des études en histoire de l'art.
Je ne saurais trop vous recommander le fil RSS des Actualités de la recherche visuelle qui sont en général une mine et un plaisir de lecture.

Ailleurs, KA de la Boîte à images cherche un modèle économique pour son blog qui lui prend trop de temps. Contrairement à beaucoup, il n'a pas choisi les Google Ads, il a choisi l'obole : demander à chacun de ses (nombreux) lecteurs de lui verser un euro symbolique. La somme de toutes ces parties ne le sera pas, elle, symbolique, et lui permettra de continuer à proposer des articles de qualité.
Un euro pour 530 articles d'histoire de l'art et d'analyse de l'image, toutes périodes et tous

Internet images

SL, ma Deuxième Vie

Pas mal de gens en France commencent à parler de Second Life ; si vous n'en avez jamais entendu parler regardez ici, si vous vous demandez à quoi ça sert regardez .

Bon, moi, n'y tenant plus et préférant juger par moi-même, j'y suis allée.

Info Island I main library

Ca, c'est le coeur d'Info Island, l'île des bibliothèques (enfin, une des îles...) : la "main library". Il y a un reference desk mais je n'ai jamais vu personne y tenir permanence (peut-être à cause des heures improbables auxquelles je me connecte par rapport au "Second Life Time").
Enfin, cette rotonde est le bon endroit pour rencontrer des gens. La dernière fois, j'ai recontré des bibliothécaires très sympas qui m'ont fait visiter et depuis j'ai une petite étiquette "librarian friend" au-dessus de mon nom ! C'est comme dans la vraie vie : on se croise, on discute, on se promène ensemble. Sauf que des fois les bibliothécaires s'envolent ou se téléportent, ce qui peut destabiliser.

Health info Island main Library

Ca, c'est la main library de Health info Island, les bibliothèques médicales. Je l'ai choisie comme exemple des services que les bibliothèques peuvent offrir dans Second Life : on peut interroger Pubmed ou Google, écouter des podcasts médicaux, découvrir des infos par sites web ou écrans interposés, et rencontrer un reference librarian à certaines heures.
C'est carrément immense.

Info Island Sci_fi library

Ca c'est la

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5 trucs que vous ne savez pas sur moi

Olivier et Thilas m'ayant refilé le bébé à peu près en même temps, je m'y plie ne serait-ce que pour le défi de trouver 5 trucs que je peux révéler sans rompre le fragile équilibre du blog entre sphère publique et sphère privée.

1. Quand j'avais 16 ans, j'étais punk. Pendant cette période essentielle de ma vie, j'ai acquis des savoir-faire appréciés, comme par exemple de dresser une crête avec de la bière et du savon ou encore d'ouvrir les bières avec un briquet. Il n'y a pas d'expérience inutile ;-)

2. J'ai 5 frères et soeurs (en partie des demi), dont une soeur de 12 ans qui a un skyblog. Ca m'a permis d'apprendre pas mal de trucs ces derniers temps sur les réseaux sociaux des adolescents sur Internet. Non, vous n'aurez pas l'adresse !

3. Avant de bloguer, j'écrivais ma vie sur des carnets. J'en ai noirci une trentaine depuis l'âge de 10 ans et ça m'arrive encore parfois. Ils sont tous classés ultra-secret.

4. Chez moi, la bibliothéconomie est une vocation, c'est ce que j'ai toujours voulu faire. Contrairement à beaucoup de gens qui choisissent ce métier parce qu'ils aiment lire (et ensuite sont généralement déçus), je voulais être bibliothécaire parce que j'aimais l'objet livre. Et ce métier ne m'a encore jamais déçue.

5. Par contre la confiture de figues est une découverte tardive... J'en ai mangé pour la première fois

Confiture de figues inutile bizarre

Les siences 2.0

Vous n'avez certainement pas loupé, en décembre, la sortie de la version beta de PLoS One, la nouvelle plateforme de la Public Library of Science.

PLoS one, c'est plus que de l'open access : c'est de l'open access 2.0 ! Selon le communiqué de presse, la grande nouveauté (en dehors de la plateforme elle-même) c'est le système de la validation a posteriori ("post publication peer review"). Cette chose, la validation a posteriori, c'est le vrai "plus" du Web, le fait qu'un document, après sa publication en ligne, peut être discuté, complété, confirmé ou remis en cause par tout le monde, donc logiquement, par les pairs.

Comme sur tous les sites 2.0, on crée un compte ; puis, on peut ajouter des commentaires "ancrés" à un endroit précis d'un article, ou lancer une discussion sur un article. L'interface est très chouette et ergonomique (bon ce serait encore mieux si c'était pas aussi intrusif pour créer le compte, et si ça marchait avec tous les navigateurs, mais on va leur laisser le bénéfice du béta...)

Et puis, tout le contenu est en Creative Commons, et ils ont aussi des fils RSS, des blogs et même des T-shirts... Ca doit être cela, le secret : il faut des T-shirts ;-)

Internet services

Les objectifs de la numérisation

Bon, à la demande générale ;-) je vais éclaircir un peu le propos de mon billet sur la numérisation de masse, et parler des objectifs de la numérisation.
Question de base : pourquoi numérise-t-on dans les bibliothèques, et comment ?

D'abord, une bibliothèque qui se lance dans la numérisation ne le fait jamais dans l'absolu, comme si elle partait d'une table rase. Elle bénéficie d'un existant : ses missions, sa politique documentaire, ses collections. C'est donc à partir de ces trois principaux éléments qu'elle va se lancer dans la numérisation.

Il y a plusieurs raisons pour se lancer dans la numérisation et historiquement la première, dans les bibliothèques, a été la valorisation. Sur le fond, la valorisation numérique présente peu de différences avec la valorisation traditionnelle. Il s'agit de faire connaître les trésors de la bibliothèque à un public plus large au moyen d'une présentation attrayante (ludique, pédagogique, esthétique) et dont l'accès est plus ouvert que celui des salles de lecture (une exposition, un livre).
Vous voyez tout de suite ce que cela implique : une numérisation de valorisation porte sur des objets particuliers (précieux, rares), vise un public particulier (le fameux "grand public") et emploie des formes particulières. Ce genre d'initiative débouche sur des expositions virtuelles, des

Bibliothéconomie bibliothèques numériques

Lectures

Quelques petites choses à lire ces prochains jours...

Sur les identifiants pérennes, ce rapport fait le tour des systèmes existants et propose un certain nombre de conseils d'implémentation. Il est publié par la CERL et l'European Commission on Preservation and access, en creative commons ;-)

Un article dans Dlib sur les audits de systèmes d'archivage et la certification. Un sujet qui m'avait passionnée à IPRES. Il y a quelques autres références sur le même sujet dans le dernier DPC/PADI What's new in digital preservation.

Plusieurs documents publiés en Grande-Bretagne et autour de la British Library, sur le thème des droits de propriété intellectuelle.

Bibliothéconomie droits d'auteur conservation identifiants

La numérisation de masse

"Mass digitization" : voici un des sujets de cogitation en ce moment aux US. Ils englobent là-dedans les projets googeliens, OCAesques et MSNiques.
Un peu d'historique n'est pas inutile pour rappeler que si en France nous travaillons depuis plus de 10 ans à une numérisation encyclopédique de livres en vue d'atteindre une masse critique (moins critique que celle de Google certes ;-), dans les pays anglosaxons c'est plutôt une logique de collection qui a dominé les initiatives de numérisation, donc avec une forte dimension patrimoniale et dans certains cas éditoriale.
La numérisation de masse, tel que définie par Google&Co, constitue donc pour eux une vraie rupture alors que pour nous ce serait plutôt un changement d'échelle.

Karen Coyle a écrit sur ce sujet un article qui a l'air intéressant mais il est en accès payant. On en trouve des extraits sur OA news et sur Archivalia.

On peut lire également les remarques de J. Esposito, qui propose quatre exigences de base (requirements)à l'égard de ce type de projets :

  • adopter une approche "archivistique" (moi j'aurais dit "patrimoniale", c'est-à-dire dans le respect de l'authenticité de la source)
  • numériser des éditions récentes avec un appareil éditorial adapté pour les étudiants (ici ça se discute, il y a le problème des droits bien sûr, mais aussi une évolution à envisager - un

Bibliothéconomie bibliothèques numériques

Vagabondages vagabonde

Message de service. Suite à des petites (euh, grosses) mésaventures techniques avec son hébergeur dont-je-ne-citerai-pas-le-nom, Thilas ne vagabonde plus ici mais (au moins temporairement).

Mettez à jour vos liens, fils etc. et n'hésitez pas à le soutenir mentalement dans cette épreuve... Allez Thilas, on est tous avec toi !

Internet blogs

Mes voeux pour 2007

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2007, qu'elle vous apporte la santé, la joie et tout ce que vous pourriez vouloir d'autre.

En ce qui me concerne, j'avais envie de commencer cette année un peu à la manière de Digitization 101 par un petit bilan, accompagné de mes voeux et résolutions.

Bilan : si on regarde mon blog, voici les 5 trucs qui m'ont obsédée en 2006...

  • La conservation du numérique : remarquez bien que cela avait commencé en 2005 et que cela ne semble pas près de s'arrêter.
  • Les identifiants pérennes : même tarif.
  • Arrêter de bloguer : c'est incroyable le nombre de fois où j'ai annoncé que je partais en vacances ou que j'arrêtais de bloguer pendant un temps. De fait, j'ai blogué assez modérément en 2006.
  • La confiture de figues, au sens figuré. J'ai blogué moins, mais alors, que de billet vains et inutiles sur des sujets qui n'intéressent personne. Enfin, sauf en août-septembre ;-)
  • Les communautés : j'ai vraiment intensément cogité sur les communautés en essayant de voir comment concevoir un web 2.0 vraiment orienté usager en bibliothèque. J'aurais aimé partager plus sur ce sujet, en tout cas merci à mes lecteurs qui ont contribué à mes réflexions sur les deux billets que j'ai rédigés sur ce sujet.

Et maintenant, mes 5 souhaits et voeux pour 2007...

  • Bloguer : j'espère que j'aurai plus de temps et
Confiture de figues blogs