Migration

Il y a quelques semaines, Got m’a proposé de venir habiter chez lui. C’était une décision difficile, mais parfois il faut savoir s’engager, dans la vie : je lui ai donc dit « oui », pour le meilleur et pour le pire ;-)

Il s’est occupé de tout : mettre les anciens billets et les anciens commentaires dans des cartons en XML, les exporter jusqu’à notre logis commun, faire suivre mes anciennes adresses, refaire la déco à l’identique pour que je me sente chez moi, et enfin, pour me faciliter la vie et me montrer combien j’avais bien fait d’accepter, il m’a installé de nouveaux outils.

Le Figoblog fonctionne désormais avec un nouveau CMS, Drupal. Cela ne devrait pas changer grand chose pour vous, à part pour poster des commentaires puisque nous avons décidé de tester le système reCaptcha. Apparemment cela ne marche pas super (enfin, ni pire ni mieux qu’un autre système de captcha), mais au moins quand vous serez obligés de le saisir 5 fois pour poster un commentaire, vous aurez la consolation de savoir que vous contribuez à améliorer la numérisation de tous les livres du monde et l’accès de tous à la connaissance universelle.

Il va aussi falloir que vous mettiez à jour vos fils RSS, j’insiste. Les fils en figoblog.org vont continuer à fonctionner, par contre pour les vieux de la vieille qui utilisent toujours des fils en figoblog.ouvaton.org, cela ne va pas durer éternellement. Donc, il faut changer.
Voici les nouvelles adresses :
– billets : http://www.figoblog.org/rss.xml
– commentaires : http://www.figoblog.org/crss

Voilà, n’hésitez pas à signaler les éventuels problèmes, et quant à moi je vais enfin pouvoir me remettre à bloguer, ça m’avait manqué !

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Retour sur Facebook

Après cette courte introduction, je vais essayer de re-bloguer. Il me reste exactement une semaine avant de vous quitter pour des cieux plus radieux, n’emportant dans ma besace que ce qui est nécessaire à ma survie, et une connexion internet n’en fera pas partie. Espérons que je trouve l’énergie d’écrire entre temps les quelques petits billets qui me trottent dans la tête.

D’abord je voudrais vous présenter plus en détail un des coupables de mon absence dans la blogosphère : Facebook. J’avais raconté que j’avais commencé à l’explorer ; en fait, après avoir réussi à convaincre Got d’essayer à son tour, nous nous sommes un peu pris au jeu – au point que le matin, j’ouvrais mon Facebook avant mon Bloglines, c’est dire.

Alors, quoi de si étourdissant dans ce nouveau truc hype ?

Un des trucs vraiment sympas, c’est le principe des "applications". L’interface de Facebook est conçue comme une plateforme, à laquelle on peut ajouter ou enlever des modules indépendants qui servent à faire toutes sortes de choses : gérer un agenda, afficher des fils RSS, chatter, dire ce que vous lisez en ce moment, jouer avec ses amis, et plein de trucs totalement inutiles (la dernière que j’ai installé s’apelle "Beeeeeeeer" et permet de mettre des notes à ses marques de bière préférées.)
Ces modules sont développés par les gens : si vous avez un site Web 2.0, vous aurez peut-être envie de développer une appli Facebook qui permette d’en faire quelque chose dans Facebook (n’importe quoi).
Toutes ces applications sont dotées d’une vie propre : dans Facebook, à chaque fois que vous cliquez quelque part, cela s’affiche dans votre profil, votre page d’accueil, et la page d’accueil de vos amis. Finalement, contrairement à un blog qui a l’air mort dès qu’on ne s’en occupe pas pendant 5 mn (hum), générer de l’activité dans Facebook demande très peu d’énergie, on a l’impression qu’il se passe toujours quelque chose. Le "status" qui vous permet d’écrire ce que vous êtes en train de faire en temps réel est une vraie fonctionnalité inutile et addictive, digne de Twitter.

Du côté des bibliothèques : Facebook par son usage, sa communauté, est un réseau profondément ancré dans un certain milieu, disons culturel et universitaire. Beaucoup d’étudiants, mais plutôt d’un niveau intellectuel élevé, alors que ceux qui sont les couches plus basses de a société vont se tourner plutôt vers MySpace (je ne sais plus où j’ai lu ça).
Comme les étudiants y sont, les profs et les bibliothécaires aussi. De fait, pour nous, ça devient intéressant pour les gens qui le fréquentent : allez je vais jeter quelques noms un peu connus, Gerry McKiernan, Lorcan Dempsey, Roy Tennant, etc. sont dans Facebook.
Ensuite ces gens discutent, occasionnellement de choses qui peuvent nous intéresser comme les bibliothèques 2.0, ce qu’on pourrait faire de bibliothéconomique dans Facebook, le Web sémantique
Certaines bibliothèques se sont lancées et ont développé des applications ; j’en ai installé une qui s’appelle Digital Past et permet d’afficher dans Facebook une image piochée dans la bibliothèque numérique du même nom.
Côté Français, on a quelques groupes orientés bibliothèques dans Facebook, et c’est assez amusant : cela va des lecteurs mécontents de la BnF aux étudiants de Sciences Po qui souhaitent que l’on remplace les lampes de la bibliothèque par des lampes à UV. En passant par une intéressante discussion sur l’intérêt de poser sa carte de bibliothèque sur sa lampe avant d’aller aux toilettes à la BSG (je vous laisse découvrir).

Bien sûr, aucun des liens ci-dessus ne vous mènera nulle part si vous n’avez pas vous-même de compte Facebook : on arrive dans les inconvénients. Le réseau est quand même très fermé et replié sur lui-même : autant on peut faire entrer dans Facebook des choses qui se passent au-dehors, autant l’inverse est impossible.
Ce réseau nous met au coeur des problèmes de l’identité numérique et de son manque d’intimité, puisqu’il joue sur l’affectif (retrouver ses amis de la vraie vie, leur faire passer des infos en temps réel…) Certains pensent que Facebook aura bientôt plus de succès que Google, d’autre le craignent.

Enfin, en ce qui me concerne, je pense que Facebook est un jeu. Un peu comme Second Life, sans l’interface 3D, et avec une meilleure régluation des relations humaines "réelles" projetées dans le numérique, ce qui le rend plus intéressant (de mon humble point de vue). Comme tout jeu, et en particulier tout jeu qui se passe sur le Web, il n’est pas recommandé d’y faire n’importe quoi.

Pour en savoir plus sur Facebook, vous pouvez lire la série de billets de Pisani ou le blog d’Exalead (au milieu de plein d’autres). Si vous vous connectez à Facebook, je suis là.

PS : c’est pas la peine de mettre un commentaire pour dire que j’ai fait une faute dans le titre, c’est fait exprès parce que la dernière fois que j’ai mis un mot hype dans le titre d’un billet, je me suis retrouvée sur la 1e page de résultats de Google et j’ai dû payer des suppléments de bande passante jusqu’à ce que je le change.

L’avenir de l’OCR : l’HCR

« HCR » pourrait vouloir dire « human character recognition », eh oui, je vous présente aujourd’hui un projet révolutionnaire qui permet de faire de la reconnaissance automatique de caractères en utilisant… des gens.

Le projet reCAPTCHA est tout à fait emblématique du pragmatisme à l’américaine qui caractérise des projets comme Internet Archive. Il part d’un genre de syllogisme :

  • quand on numérise, on a du mal avec l’OCR parce que certains mots ne peuvent être reconnus que par des humains
  • sur le web, on utilise des mots qui ne peuvent être reconnus que par des humains pour faire barrage aux robots
  • on n’a qu’à utiliser les mêmes humains pour reconnaître les deux types de mots !

Donc voilà, on va proposer aux blogs et autres sites de ce genre d’utiliser comme antispam un captcha à deux mots : le premier, connu par l’ordinateur, permet de faire barrage aux robots, et le second est un mot extrait de la numérisation d’IA qu’on n’arrive pas à océriser. Si plusieurs utilisateurs "numérisent" le même mot, celui-ci est validé dans IA.

Amis blogueurs qui avez des problèmes de spam de commentaires (ce n’est pas mon cas parce que je suis sous Lodel, mais bon, ça va peut-être changer, enfin bref), faites une bonne action : utilisez un captcha reCaptcha. C’est gratuit, c’est un web service, c’est accessible et en plus, ça génère de la numérisation.

Merci à Dom, et aussi à Catalogablog.

Livre dans ta Face

Du côté de nos amis biblioblogueurs anglosaxons, j’observe depuis quelques temps un certain "buzz" autour du réseau social Facebook. Un buzz à vocation bibliothéconomique, indéniablement ; d’ailleurs la première fois que j’en ai entendu parler ça devait être à ELAG.

En fait, je n’ai jamais été très branchée réseaux sociaux ; à part une courte expérience sur Ning dans la continuité des biblioblogs, je ne me suis jamais inscrite au moindre réseau auparavant. Donc voilà, Facebook, je tente ou plutôt, j’explore.

En fait ce qui a attiré mon attention sur Facebooks c’est un autre outil, Libguides. Il s’agit d’un système de publication qui permet de fabriquer facilement des descriptions de collections dans une style "2.0", comme par exemple ça : Finding Newspapers. Vous remarquerez le côté "humain" du bibliothécaire, dont on peut voir la photo à côté de son oeuvre et à qui on peut laisser un message même en temps réel : un service qui autant que je puisse en juger n’existe pas dans une bibliothèque de la vraie vie parce que 1. les bibliothécaires ne signent pas personnellement leurs outils de recherche et 2. la consultation de l’outil et la rencontre avec le bibliothécaire sont souvent des phénomènes asynchrones.

En outre, ce système de publication de guides est Facebook-proof, ce qui semble être un gros argument de vente aux States ; sans doute parce que l’utilisation de Facebook est assez naturelle chez les étudiants qui, dans Facebook, peuvent retrouver leur université, leurs copains et leurs profs en un clic en entrant leur adresse e-mail.

Pour nous bibliothécaires français, l’intérêt de Facebook reste très limité, nos universités et nos entreprises locales n’étant encore que faiblement représentées. Quant à Libguides, guère mieux parce que cela me semble assez éloigné de la façon dont on aborde la valorisation des collections chez nous. Bref rien de tout cela ne vaut un bon vieux blog ;-)

Merci à Peter Scott ainsi qu’à Matthieu pour les tuyaux donnés "in RL".

Le Scribe du XXIe siècle

Le Scribe du XXIe siècle est mi-humain, mi machine.

La machine est une station de numérisation équipée d’un appareil photo numérique, d’une vitre pour aplatir les pages, et d’un logiciel libre, assemblés par Internet Archive. La partie humaine tourne les pages et déclenche les prises de vue dans un silence religieux.

Dans son scriptorium, le Scribe du XXIe siècle reproduit 500 pages de livres en une heure. A Toronto, 13 Scribes ont ainsi reproduit 200 000 ouvrages depuis 2004, et produisent régulièrement 1000 livres numériques par semaine.

Merci à Digitization101.

Worldcat identities

Moi aussi j’avais hâte qu’ils annoncent Worldcat identities.

Lorcan Dempsey nous l’avait montré en avant-première aux entretiens de la BnF. Ca avait l’air chouette. C’est carrément bluffant.

En deux mots, c’est un espèce de mash-up de données sur des auteurs : les livres qu’ils ont écrits, quand il les ont écrits, dans quelle langue, ce qu’on a écrit sur eux…

Je vous laisse découvrir.

SL, ma Deuxième Vie

Pas mal de gens en France commencent à parler de Second Life ; si vous n’en avez jamais entendu parler regardez ici, si vous vous demandez à quoi ça sert regardez .

Bon, moi, n’y tenant plus et préférant juger par moi-même, j’y suis allée.

Info Island I main library

Ca, c’est le coeur d’Info Island, l’île des bibliothèques (enfin, une des îles…) : la "main library". Il y a un reference desk mais je n’ai jamais vu personne y tenir permanence (peut-être à cause des heures improbables auxquelles je me connecte par rapport au "Second Life Time").
Enfin, cette rotonde est le bon endroit pour rencontrer des gens. La dernière fois, j’ai recontré des bibliothécaires très sympas qui m’ont fait visiter et depuis j’ai une petite étiquette « librarian friend » au-dessus de mon nom ! C’est comme dans la vraie vie : on se croise, on discute, on se promène ensemble. Sauf que des fois les bibliothécaires s’envolent ou se téléportent, ce qui peut destabiliser.

Health info Island main Library

Ca, c’est la main library de Health info Island, les bibliothèques médicales. Je l’ai choisie comme exemple des services que les bibliothèques peuvent offrir dans Second Life : on peut interroger Pubmed ou Google, écouter des podcasts médicaux, découvrir des infos par sites web ou écrans interposés, et rencontrer un reference librarian à certaines heures.
C’est carrément immense.

Info Island Sci_fi library

Ca c’est la bibliothèque de science-fictions d’Info Island. Elle a pour originalité d’être suspendue, le seul moyen d’y entrer est de s’y téléporter. On y trouve pas seulement des PC mais aussi des livres : en fait des liens vers des sites Web.
Comme beaucoup d’endroits dans Second Life, cela vaut le détour et on peut s’y assoir au coin du feu pour regarder la mer. Il ne reste qu’une seule question : à quoi bon s’assoir au coin du feu dans un logiciel ?

En bref, est-ce qu’on peut dire de Second Life que c’est…

  • un réseau social ? oui, on y recontre des gens, on y rejoint des groupes, on discute, on crée des choses ensemble
  • un jeu ? non, il n’y a pas de but, il n’y a rien à gagner
  • un monde ? oui, on peut s’asseoir au coin du feu… et il y a tant et tant à découvrir, j’avoue ne plus savoir par quel bout le prendre. On peut dépenser pas mal d’argent aussi.
  • une "expérience" ergonomique ? non, à part le fait de voler, ce n’est pas une expérience, et surtout d’un point de vue bibliothéconomique, c’est assez décevant : pas d’expérience de lecture (enfin, je n’en ai pas trouvé pour l’instant), et on trouve surtout des liens vers des sites Web (donc vers l’extérieur de SL)
  • un espace publicitaire ? oui incontestablement, un des premiers trucs qu’on apprend c’est à lire les panneaux publicitaires et il y en a un paquet
  • du Web 2.0 ? ah ah, bonne question à condition de savoir ce qu’est le Web 2.0 !!! en tant que tel pour moi c’est trop "insulaire" pour être du Web 2.0 mais l’emballage de blogs, wikis et groupes flickr qu’il y a autour, lui, est 2.0. Le fait que les bibliothèques y soient est peut-être "bibliothèque 2.0".

Bon je me suis bien amusée, mais si j’avais des copains pour se balader avec moi ce serait encore mieux ;-)

Le bon grain de l’ivraie

Chiche que j’aborde un sujet dont tout le monde parle : les folksonomies.

Avec les folksonomies en général, et le tagging en particulier, ce qui fait le plus peur aux bibliothécaires, c’est le problème de la qualité. Olivier Le Deuff dans son article décrit bien les problèmes que l’on rencontre en confiant à des utilisateurs inexpérimentés le soin d’indexer des documents.

Je vous suggère de voir comment Google aborde le problème. Un double problème, en fait :

  • on ne sait pas indexer des images et on n’a pas les ressources pour le faire,
  • les utilisateurs peuvent le faire mais ils sont stupides.

Comment contrôler le travail d’utilisateurs incompétents ? Il suffit de les pousser sur la pente glissante qui les entraîne vers le bas.

Pour preuve, ce nouveau service : Google image labeler.

Pour motiver sa communauté d’utilisateurs, Google présente le taguing sous forme de jeu : vous avez un partenaire tiré au hasard et un peu moins d’1 minute pour taguer un maximum d’images. Pour qu’une image soit taguée, il faut que vous et votre partenaire inconnu saisissiez le même tag. A chaque image taguée, vous gagnez 100 points.

Qu’est-ce qu’on gagne ? Rien, mais la rapidité et l’émulation rendent le jeu prenant et il est difficile de s’arrêter. Du coup, les utilisateurs vont taguer plein d’images, et avec des tags supposés plus pertinents puisque deux utilisateurs les ont choisis en même temps.

C’est très malin, mais à mon avis pas très efficace. En effet, on est plus tenté de « gagner » que d’être utile et efficace, donc au lieu de réfléchir à ce qui décrirait le mieux l’image, on essaye d’imaginer ce que le partenaire va trouver. Au final on aura plein d’images taggées « red », « people », « man », « map » ou « building ». Je ne sais pas si ça aidera beaucoup, mais Google nous le dira.

A part ça, chez Panlibus ils pensent aussi que Google abuse d’utiliser un nouveau terme, "label", alors que le monde entier dit "tag". Franchement.

Bab-el-ENSSIB

L’enssib vient de sortir un nouveau site d’édition électronique : Babel Edit. Pour l’instant on y trouve les actes d’une rencontre sur l’indexation des ressources pédagogiques numériques, mais à venir, d’après le message de biblio-fr, on y trouvera les actes d’autres journées.

Le site constitue donc un des éléments de la nouvelle "bibliothèque de l’enssib" et turbine avec Lodel (
de même que le Figo et, je viens de l’apprendre, le site de la Sorbonne).

Ce qui est bien de la part de l’enssib & co, c’est de nous montrer qu’il n’y a pas un outil magique qui répond à tous les besoins. Pour faire un blog on utilise un logiciel de blog, pour faire de l’édition électronique on utilise un logiciel d’édition électronique. Et ça marche.

Changer les catalogues

Les bibliothécaires américains semblent être en train de constater qu’il y a un vrai problème avec les catalogues de bibliothèque actuels, et un sacré besoin d’évolution. Les rapports fleurissent sur le sujet, en voici deux :

J’avoue avoir été carrément déçue par le second. J’aurais peut-être dû lire attentivement les annexes plutôt que de me contenter de parcourir les recommandations, mais globalement, ce qui est proposé me paraît assez peu novateur. Faire de la recherche fédérée, mutualiser le catalogage, mieux intégrer les ressources électroniques, je ne vois pas bien ce qu’il y a de révolutionnaire là-dedans. Enfin le rapport ne cesse de faire référence à un modèle économique abscons suivant lequel il faudrait équilibrer les dépenses liées au catalogage et la « demande » des utilisateurs pour ce « produit ».

Le premier est un peu plus ouvert vers les usagers et comporte quelques idées innovantes apparemment un peu plus appronfondies. On y trouve par exemple des réflexions sur les différents formats de métadonnées, l’extraction automatique des descriptions, la recherche plein texte et l’utilisation des FRBR. Idées qui n’était pas absentes de celui de la LoC mais qui sont ici mieux développées.

Je m’attendais à voir des recommandations sur l’annotation des notices par les lecteurs en mode wiki et la mise en places des recommandations d’ouvrage à partir de ce qu’on à déjà consulté (à la Amazon). Apparemment, ce sujet est évoqué mais pas intégré dans les propositions d’évolution ; admettons qu’il est trop tôt.

Par contre, on continue de voir le catalogue comme un outil à la fois unique et ambivalent, LE lieu où l’on produit ET consulte les notices. Il y a là un problème : comment un tel produit intégré pourrait-il s’adapter aux innombrables usages possibles qui naissent et perdurent sur le Web ? Moi je verrais bien l’évolution du catalogue vers un statut de base "pivot", contenant des données en XML qu’on pourrait réutiliser à volonté, dans des applications adaptées aux différents types d’usagers.
Celui qui veut feuilleter, parcourir, découvrir au hasard devait pouvoir le faire. Celui qui veut améliorer le catalogue, donner son avis, devrait pouvoir le faire. Celui qui a une bibliographie de son prof et doit trouver rapidement la dernière édition d’un ouvrage courant dans la bibliothèque la plus proche devrait pouvoir le faire. Celui qui utilise Google parce qu’il ne sait pas que les bibliothèques existent devrait pouvoir tomber sur nos données. Celui qui cherche un truc précis et rare, même si c’est au bout du monde, devrait pouvoir le trouver très vite. Celui qui veut dépouiller intégralement un fonds ou une partie de collection devrait pouvoir le faire. Ce ne sont que quelques exemples.
Non, il n’y a pas un « consommateur » type du catalogue unique et indivisible. Il y a des usages, multiples, différents, et aucun outil miracle ne saura tous les contenter. Il faut des données fiables et souples, qu’on peut sortir, transformer, adapter, réutiliser. Pour moi c’est ça le futur du catalogue.

(Je me suis emportée, là, mais j’ai encore plein d’idées que je mettrai dans d’autres billets. Et vous ?)