Bibliothèque hybride

Bon pour une fois je ne parle pas de bibliothèque hybride analogique-numérique, mais d’un croisement entre une bibliothèque et un musée. A Rennes, la bibliothèque municipale qui devrait ouvrir ses portes en 2006 partage ses locaux avec le Musée de Bretagne et l’Espace des sciences. Des centaines de mètres carrés de lecture publique et patrimoniale, des milliers de mètres carrés d’expositions d’oeuvres de toutes sortes, un planétarium numérique, des salles de conférences, et même une cafétéria pour la « modique » somme de 100 millions d’euros. Voilà qui a peut-être une chance de damer le pion à ceux qui pensent que les bibliothèques ne sont plus, à l’âge de Google, que des « musées du livre »… Au fait, je ne vois pas ce qu’il y a de négatif là-dedans, moi.

Source le Monde.

Un peu d’histoire

Que ferait-on aujourd’hui sans le Web, on se le demande. Ca fait bizarre de se dire qu’en si peu de temps, il a pris une telle importance dans notre vie aussi bien personnelle que professionnelle.

Et pourtant, il y avait bien un univers "en ligne" avant le Web et même avant l’Internet, et les bibliothécaires en faisaient partie. On retrouve dans Searcher une série de témoignages à travers 8 articles intitulés : Online before the Internet. Ce qui nous rappelle un temps où "être en ligne", c’était interroger Medline avec Dialog (j’ai encore appris ça à l’enssib ce qui prouve peut-être que je ne suis pas aussi jeune que j’en ai l’air ;-) et même avant Dialog (c’est loin).

Et puis naquit le Web, et il fallut bien trouver un moyen de savoir ce qu’il y avait dedans. C’est ce que nous relate cette petite histoire des moteurs de recherche, depuis l’avant-robots en 1990 jusqu’à la naissance de Google en 1998. Eh oui, c’était hier…

Merci à ResourceShelf et à Totem.

La photo : toujours Tolède, dans le cloître du monastère San Juan de los Reyes.

Bel alphabet

Trouvé sur le site Ben Fry, un très joli livre en PDF : an alphabetbook.

On y trouve des anecdotes sur l’histoire des lettres et des polices de caractères, des explications sur la typographie, des photos… le tout mis en page et calligraphié avec art et élégance.

De A à Z.

(Merci à NikO pour le premier lien, et au passage, je signale aux amateurs de choses jolies et/ou insolites que NikO a désormais un fil RSS à part pour ses liens vachement pratique et toujours autant rempli de merveilleuses découvertes…)

Curiosités bibliothéconomiques

J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce site en portugais (brésilien pour être précise), Diretório de curiosidades sobre Biblioteconomia, Documentação, Gestão e Ciência da Informação.

On y trouve une foule de ressources "non-officielles" sur la bibliothéconomie : des blogs, des citations (attention, powered by IFLA), des petites BD… c’est tout ce que j’aime, un peu de sérieux, beaucoup d’humour, et… partout de la bibliothéconomie.

Surtout ne vous laissez pas rebuter par le fait que le site soit en portugais. Il se traduit volontiers en un anglais à peu près compréhensible en un clic (grâce à Google), et il recense autant de ressources anglophones que portugaises ou espagnoles, et même un peu de français (merci à lui).

A ne pas manquer.

Validation de l’information

La validation de l’information sur Internet, voila un sujet qui a toujours fait frémir les bibliothécaires. Aujourd’hui, avec les blogs, les wikis et toutes ces choses qui sont des sites perso mais sont aussi parfois un peu plus que cela, ce sujet fait aussi frémir les journalistes.

A ce sujet, Mediatic a mentionné il y a quelques temps une petite étude sur la validité de l’information sur Wikipedia. Elle semble tirée d’une journée d’études journalistique où il s’est dit des choses aussi sur les blogs.

A propos, quelqu’un pourrait me dire, franchement, l’intérêt de créer un blog dont l’unique but est de démontrer que les blogs sont stupides et ne servent à rien… Surtout que prendre pour cible les blogs de bibliothécaires est particulièrement mal venu, vu le nombre d’entre eux qui sont professionnels et intéressants. Quant aux autres, est-ce que, parce qu’ils sont bibliothécaires, ils n’ont pas le droit de raconter simplement leur vie comme le font tant de gens sur le Web ? Décidément, il y a des trolls partout, et ils ont vraiment du temps à perdre.

Mise à jour :

Je brûle d’envie d’ajouter un sympathique billet du blog outils de veille qui dit si bien la difficulté d’être veilleur, devant cette masse d’information non validée…

Bibliothèques bizarres

Les bibliothèques ont tendances à être des objets d’expérimentation pour les architectes très (trop ?) audacieux. En général, la symbolique du lieu, liée à la connaissance, à un déplacement spatial dans le savoir, les inspire. Il faut y ajouter l’aspect high-tech ouvert à toute nouveauté qui se cache sous le concept de médiathèque.

Le dernier exemple de bibliothèque vraiment étonnante ouverte récemment est la bibliothèque publique de Seattle. Une forme étrange, de drôles de couleurs, des espaces de circulation vastes et ouverts … ceux qui aiment les bibliothèques bizarres vont être servis.

J’ai trouvé aussi cet autre projet farfelu auquel on a néanmoins échappé : une réflexion autour de la bibliothèque-livre-page ?!? Un peu dépassé déjà, non ?

Découvertes ?

Des archéologues auraient retrouvé le site de la Bibliothèque d’Alexandrie. 13 salles de lecture, rien que ça. Et les bibliothèques tournées vers leurs usagers seraient une découverte du XXe siècle ?

Etonnante cette découverte alors qu’on venait enfin d’en reconstruire une autre. Avec une propension non négligeable à se virtualiser… et toujours ce grand rêve de la bibliothèque universelle.

Miscellanées

Voici la confiture de figues virtuelles du week-end.

La confiture de figues, c’est délicieux et croustillant, c’est rare et inimitable, et quand on commence, difficile de s’arrêter. Amusez-vous bien. Retour du sérieux prévu vers lundi.

Merci à Niko, Mediatic, librarian.net, et à ceux que j’oublie.

Culture alternative pour les bibliothèques

Hier, à Malte, on a pu observer une intéressante tentative de record du monde de retour en retard : 42 ans, c’est pas mal, mais je crois qu’il y a déjà eu pire (et je ne parle que de gens qui finissent par ramener les bouquins un jour).

Tout ceci me ramène à un des enseignements essentiels de notre formation : un bibliothécaire se doit d’avoir un solide sens de l’humour, une forte propension à l’autodérision, et un goût certain pour le bizarre, l’étrange et l’inhabituel.

Pour ceux qui en voudraient toujours plus, voici un site pour les bibliothécaires underground sur le Web, qui recense plein de liens vers des sites perso, des sites drôles et mêmes des hauts lieux de la pornographie bibliothéconomique.

On s’amuse aussi beaucoup chez le laughing librarian et en faisant les boutiques sur librarism.com.

Plus sérieusement (ou pas), deux bonnes adresses qui listent des blogs de bibliothécaires : classés par pays ou par ordre alphabétique. Il y a de l’activité. On en trouve aussi quelques-uns, en élargissant à cet étrange domaine nommé "architecture de l’information", sur le nouveau site de ressources sur ce sujet ouvert aujourd’hui, AIFIA.org