L’arbre de l’intelligence

Il y aurait beaucoup à dire sur le figuier et les religions. Par exemple sa place dans la Bible est importante et de grande notoriété. Par contre, le rôle qu’il a joué dans d’autres religions est parfois moins bien connu : saviez-vous que c’est sous un figuier que Bouddha eut une de ses principales révélations ??? D’où ce surnom d’arbre de l’intelligence ou arbre de sagesse.

Si le genre humain n était pas sauvé comme put le croire à ce moment Siddhârtha du moins une religion nouvelle était fondée Le Bouddha avait alors trente six ans L arbre sous lequel il s assit à Bodhimanda était un figuier de l espèce appelée pippala5 et la vénération des fidèles ne tarda pas à l entourer d un culte fervent dura de siècles0 Dans l année 63a de notre
Journal des savants Par Académie des inscriptions & belles-lettres (France), Institut de France

ou bien

Le Journal des savants, 1854, page 412

Evidemment ce figuier, même s’il est de la même famille, n’a pas grand chose à voir avec son cousin qui nous gratifie de si merveilleux fruits en cette douce saison. Il a des feuilles en forme de goutte se terminant par une pointe.

On l’appelle aussi figuier des pagodes, ou pipal.

Des FIGs dans Facebook

Vraiment, Gerry Mc Kiernan ne pouvait me faire plus plaisir en appelant son nouveau groupe dans Facebook « Facebook Information Group » (FIG). C’est un groupe qui a pour vocation de discuter le remplacement des listes de discussion traditionnelles par des groupes Facebook.

En fait, pas bête : quel meilleur outil que Facebook pour gérer des communautés. On pourrait développer une petite application Facebook reliée avec le système de réservation de places pour savoir où sont ses amis dans la bibliothèque…

PS : vous avez remarqué, j’ai écrit Facebook normalement, c’est plus moi qui paye la bande passante ;-)

Raté

Parce que j’ai mieux à faire de mes samedis soirs que de regarder Ushuaïa TV, et parce que je ne dépouille pas intégralement les pages « Télévision » de Télérama avant le début de la semaine (télévisuelle – qui commence visiblement le samedi), j’ai raté un documentaire intitulé « L’arbre de vie ». Il parle de la relation complexe entre le figuier africain (le sycomore) et les animaux qui s’en nourrissent et le fertilisent. Un documentaire paraît-il génial, quelqu’un l’a vu ? Sait où le trouver ?

Le butin de l’été

Voilà que se terminent des vacances riches en figues. J’en ai ramené quelques souvenirs :
– une serviette brodée figues
– le figoun, dont j’ai déjà parlé
– deux sortes différentes de biscuits à la figue, et un paquet des fameux et délicieux « croquants »
– une sorte de confiture, sortie des chaudrons de Lucien Georgelin
– une drôle de tarte aux figues sèches et à la lavande (ça sent fort la lavande)
– et bien sûr, le fruit de la cueillette, un peu plus de deux kilos de belles figues blanches, cueillies à Clansayes dans la Drôme au petit matin, arrivées sans encombres à Paris vers 18h, et à l’heure où je vous parle, déjà en grande partie transformées en ma confiture préférée.

Autres épisodes figuesques dont je n’ai pas gardé de preuves photographiques :
– le pain aux figues, on en a acheté à la Ronde des Pains il était très bon et j’en ai aussi eu du fait maison
– les raviolis frais jambons figues, chez le traiteur italien du marché.

Enfin dans les visites à figuiers, noter la Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France, où il y avait de nombreux figuiers notamment dans le jardin botanique.

Le Figoun

Enfin, après bien des recherches, je l’ai trouvé : le figoun !

Son existence m’avait été signalée par des lecteurs avisés. J’en ai cherché sans succès : des liqueurs de figues, des sirops de figues, ça oui, mais le vrai, l’authentique Figoun, rien d’autre que quelques traces ça et là sur le Web, parfois sans rapport.

Finalement, dans une petite rue de Fréjus, chez un marchand de vins à la devanture remarquable, j’ai trouvé une bouteille du nectar provençal. Nous l’avons bu bien frais, à l’apéro, sous un chaud soleil d’été ; ses 18° ne passent pas inaperçus !

Barcelone

A Barcelone j’ai eu la chance d’arpenter longuement les jolis jardins de l’Université qui a abrité les participants d’ELAG et de visiter les voûtes de la Bibliothèque Catalane.

Universitat de Barcelona
Biblioteca de Calalunya

Pour le reste, il me fallait choisir parmi les nombreuses choses qu’on peut faire et voir à Barcelone et j’ai opté pour des activités typiques à savoir…

Marcher dans les rues : en effet, il n’est pas d’activité plus typiquement espagnole que d’arpenter le pavé sans but précis, de préférence dans la plage horaire 18-23h. On peut éventuellement ponctuer sa promenade d’activités optionnelles telles que l’achat de sandales en cuir ou de robes vertes fluos à fleurs oranges, la consommation de gauffres hypercaloriques dont l’empilement stratigraphique de chocolat, bananes, cacahuètes et crème chantilly ferait pâlir un archéologue, ou le multilinguisme trans-européen (par exemple, vous pouvez parler anglais avec des catalans ou espagnol avec des italiens).

Visiter le parc Güell : cela ressemble assez à un croisement génétique suspect entre Montmartre et les buttes Chaumont, doublé d’une mutation à la Disneyland.

Parc Güell
Parc Güell

Bref il y a beaucoup d’escaliers, de touristes, de pigeons et de maisons qui ont de drôles de formes et couleurs. Mais au moins, pourrait-on espérer, y a-t-il des figuiers à Barcelone ? Eh bien, pas dans le parc mais j’en ai tout de même trouvé un.

Figuier à Barcelone

Il se cachait dans une petite rue sans prétention, entre un coiffeur et un marchand de chaussures. Un seul figuier, c’est décevant pour une ville méditerranéenne non ?

Collection printemps-été 2007

Je sais, je ne blogue pas beaucoup ces derniers temps, mais pour me faire pardonner j’ai quand même travaillé pour mon cher blog pendant mes vacances.

En effet, vous aviez été nombreux à vous plaindre de ma période « rose fluo » qui vous empêchait de lire sereinement mes billets pendant vos plages de service public, et vous occasionnait de sévères migraines.
C’en est donc fini : je vous propose un petit relooking couleur figue pour fêter l’arrivée du vent printanier et des jolies fleurs roses sur les arbres.

Fleur

Pour les nostalgiques, un petit tour dans les archives du Web pourra vous permettre de retrouver les traces du tout début il y a maintenant plus de trois ans, et toutes les versions intermédiaires.

Je dois des remerciements à Romuald qui m’a fait découvrir le site où j’ai trouvé le Japanese foliage qui éclaire ce nouveau graphisme. Quant à l’inspiration bucolique de ce printemps 2007, elle émane de certains événements qui à coup sûr vont encore à diverses reprises me tenir éloignée du Figoblog.

La figue du druide ménapien

Des figues.

Crue ou cuite, la figue est un fruit des meilleurs
Elle nourrit, engraisse, et sert en médecine.
Elle lâche le ventre, adoucit la poitrine,
Et guérit beaucoup de tumeurs.

Pour les glandes, l’abcès, même les ecrouelles
Son cataplasme a fait les cures les plus belles.
Joignez-y le pavot, elle aura la vertu
De retirer des chairs un morceau d’os rompu.

Figues mûres crevant sur l'arbre

Mauvais effets de l’excès des figues.

Quoique les figues soient si bonnes,
Gardez-vous bien d’en faire excès.
Je ne le conseille à personne ;
Voici quels en sont les effets.

Son suc engendre d’ordinaire
Une humeur qui dispose au mal pédiculaire,
Met un pauvre homme en rut, l’excite à des efforts
Qui dans peu ruinent le corps.

Secrets du vieux druide de la forêt ménapienne… / publiés et mis en langage vulgaire par le sage Aremi. Limbourg : s.n., 1844.