Un parfum de Provence

En ce moment, il semblerait que la motivation ne soit pas vraiment au rendez-vous pour la veille. Ainsi, me promenant ce dimanche dans le marais du côté de l’Espace des Blancs-Manteaux, au lieu de parcourir le Salon de la revue, je me suis laissée aller à des errances culinaires dans le quartier.

D’abord, rue Vieille du Temple , il y a une chocolaterie extraordinaire avec une fontaine de chocolat fondu. On peut en acheter à emporter, avec des fruits à tremper dedans : une expérience gustative à ne pas manquer si vous voulez mon avis.

Ensuite je suis allée chez Oliviers&Co juste un peu plus haut dans la rue pour voir s’ils avaient des trucs à la figue – ça ne tombait pas sous le sens, mais en fait oui. En plus on peut presque tout goûter.

Ils ont de la confiture de figues que je n’ai pas goûtée (j’ai arrêté la confiture ces derniers temps), une espèce de vinaigre balsamique à la figue : très sirupeux, sucré, et fort en figue (presque trop, du coup je ne l’ai pas acheté), et un vinaigre « simple » à la figue que j’ai acheté mais pas encore goûté.
Ils vendent même un coffret spécial figues avec tout ça dedans.

J’ai aussi acheté un truc qui m’a intriguée (pas encore goûté non plus) : le sablon de tomates. C’est un genre de tomates concentrées en poudre qui paraît-il permet de donner le goût de tomates à des huiles ou des plats. Avec on m’a donné sur un petit papier une recette de soupe que j’ai hâte de goûter, suite à une expérience récente avec de la soupe instantanée qui m’a beaucoup déçue par rapport au souvenir d’enfance que j’en avais… Bref, voici la recette (pardon pour leurs droits d’auteurs, mais j’ai vraiment peur de perdre le petit papier) :

Soupe du placard
– éplucher et hacher 1 tête d’ail & 1 gros oignon, faire blondir quelques instants dans un fait-tout avec 2 c. à soupe d’huile d’olive
– ajouter 4 c. à café de sablon de tomates, 2 feuilles de laurier, mouiller avec 1 litre d’eau et laisser mijoter 10 min.
– battre 4 oeufs en omelette avec 2 c. à soupe de vinaigre de figues et verser dans une soupière
– recouvrir les oeufs avec le bouillon et battre au fouet
– servir chaud avec croutons maison.

Voilà qui me paraît prometteur pour les soirées d’automne, froides et sombres comme la nuit tombée trop tôt, quand le spectacle des feuilles mortes aux couleurs chaudes donne des envies de Provence. Un bol de soupe, et au lit.