Postez des figues !!!

Si vous n’avez pas assez d’imagination pour savoir quoi offrir à vos amis pendant ces vacances, rassurez-vous : les bureaux de poste du Var s’en sont chargé. Ils ont inventé un concept, le « coliVar », qui vous permet d’envoyer en 48h un colis contenant des produits du pays, sucrés ou salés. Selon la formule choisie, votre colis comportera notamment :
– de la confiture de figues de Solliès,
– de la pâte de fruits à la figue,
– des figues confites de Solliès,
– de la moutarde à la figue,
– du confit de figues.
Evidemment, il ne leur est pas venu à l’idée de proposer un « coliFigue » dans lequel on trouverait tous ces produits et que ceux-là… Je devrais leur suggérer l’idée. Bien sûr, tout ça ne vous concerne que si vous passez vos vacances dans le Var.

Sinon, dans les nouveaux produits à la figue à ne pas rater cet été, j’ai relevé :
– la moutarde à la figue justement, assez bizarre mais ça se marie bien avec les grillades et leur donne un petit goût sucré
– le chocolat Côte d’Or figues et amandes : si vous en trouvez, il est assez bon, un peu trop sucré à mon goût et on ne sent pas vachement la figue, mais quand même, du chocolat à la figue, ça ne se rate pas
– les galettes Saint-Michel à la figue et à l’huile d’olives : elles sont excellentes vraiment, surtout si vous aimez les gâteaux pas trop sucrés.

Blog en pause

A ceux qui suivent ce blog depuis quelques temps, il n’aura pas échappé que je viens d’accueillir dans ma vie un nouveau petit amateur de figues. A l’heure qu’il est, il a 10 jours et pèse un peu plus de 3,5 kg. Il fait la fierté de son papa, le bonheur de sa grande soeur, et la joie de sa grand-mère… et non, lui il ne blogue pas encore ;-)

Maintenant, essayez de vous concentrer sur la bibliothéconomie quand vous dormez 4h par nuit (en 4 fois), que vous avez en permanence une main prise par le lait, les couches ou les stratégies d’endormissement par surprise, et que toutes les 2 heures retentissent de grands cris affamés…

Bref, ce blog va rester en jachère encore quelques temps. Patience…

Ps : je remercie tous les biblioblogueurs qui m’ont envoyé leurs félicitations par les différents canaux de ma vie virtuelle, de Gmail à Facebook en passant par Twitter… Excusez-moi de ne pas vous répondre à chacun, le coeur y est et je reste silencieusement attentive aux péripéties de la biblioblogosphère !

Bonnes résolutions

Chaque année, c’est la même chose : il faut trouver des bonnes résolutions à prendre, de préférence nouvelles et originales. Comme je n’ai aucune imagination, je suis allée voir mon médecin et il m’en a donné plein.

Comme par exemple :
– ne pas fumer (facile, je ne fume pas)
– ne pas boire d’alcool (plus dur)
– ne pas manger de viande crue, de fromage cru, de légumes crus, de salade crue, de poisson cru, de fruits de mer crus, bref rien de cru (ça se corse)
– ne pas caresser de chats (ouin !)
– ne pas manger de sucreries (quoi ! même pas de chocolat !)
– ne pas prendre trop de poids (j’essaye…)
– ne pas trop travailler (enfin une agréable !!!)

Vous comprendrez bien que dans ces circonstances, j’aie moyennement envie de rajouter des trucs facultatifs, comme « bloguer plus régulièrement ». Ces prochains mois je risque donc de concentrer mon énergie ailleurs – même si la liste de trucs de veille à lire et à bloguer continue à s’allonger pendant ce temps…

Un parfum de Provence

En ce moment, il semblerait que la motivation ne soit pas vraiment au rendez-vous pour la veille. Ainsi, me promenant ce dimanche dans le marais du côté de l’Espace des Blancs-Manteaux, au lieu de parcourir le Salon de la revue, je me suis laissée aller à des errances culinaires dans le quartier.

D’abord, rue Vieille du Temple , il y a une chocolaterie extraordinaire avec une fontaine de chocolat fondu. On peut en acheter à emporter, avec des fruits à tremper dedans : une expérience gustative à ne pas manquer si vous voulez mon avis.

Ensuite je suis allée chez Oliviers&Co juste un peu plus haut dans la rue pour voir s’ils avaient des trucs à la figue – ça ne tombait pas sous le sens, mais en fait oui. En plus on peut presque tout goûter.

Ils ont de la confiture de figues que je n’ai pas goûtée (j’ai arrêté la confiture ces derniers temps), une espèce de vinaigre balsamique à la figue : très sirupeux, sucré, et fort en figue (presque trop, du coup je ne l’ai pas acheté), et un vinaigre « simple » à la figue que j’ai acheté mais pas encore goûté.
Ils vendent même un coffret spécial figues avec tout ça dedans.

J’ai aussi acheté un truc qui m’a intriguée (pas encore goûté non plus) : le sablon de tomates. C’est un genre de tomates concentrées en poudre qui paraît-il permet de donner le goût de tomates à des huiles ou des plats. Avec on m’a donné sur un petit papier une recette de soupe que j’ai hâte de goûter, suite à une expérience récente avec de la soupe instantanée qui m’a beaucoup déçue par rapport au souvenir d’enfance que j’en avais… Bref, voici la recette (pardon pour leurs droits d’auteurs, mais j’ai vraiment peur de perdre le petit papier) :

Soupe du placard
– éplucher et hacher 1 tête d’ail & 1 gros oignon, faire blondir quelques instants dans un fait-tout avec 2 c. à soupe d’huile d’olive
– ajouter 4 c. à café de sablon de tomates, 2 feuilles de laurier, mouiller avec 1 litre d’eau et laisser mijoter 10 min.
– battre 4 oeufs en omelette avec 2 c. à soupe de vinaigre de figues et verser dans une soupière
– recouvrir les oeufs avec le bouillon et battre au fouet
– servir chaud avec croutons maison.

Voilà qui me paraît prometteur pour les soirées d’automne, froides et sombres comme la nuit tombée trop tôt, quand le spectacle des feuilles mortes aux couleurs chaudes donne des envies de Provence. Un bol de soupe, et au lit.

L’arbre de l’intelligence

Il y aurait beaucoup à dire sur le figuier et les religions. Par exemple sa place dans la Bible est importante et de grande notoriété. Par contre, le rôle qu’il a joué dans d’autres religions est parfois moins bien connu : saviez-vous que c’est sous un figuier que Bouddha eut une de ses principales révélations ??? D’où ce surnom d’arbre de l’intelligence ou arbre de sagesse.

Si le genre humain n était pas sauvé comme put le croire à ce moment Siddhârtha du moins une religion nouvelle était fondée Le Bouddha avait alors trente six ans L arbre sous lequel il s assit à Bodhimanda était un figuier de l espèce appelée pippala5 et la vénération des fidèles ne tarda pas à l entourer d un culte fervent dura de siècles0 Dans l année 63a de notre
Journal des savants Par Académie des inscriptions & belles-lettres (France), Institut de France

ou bien

Le Journal des savants, 1854, page 412

Evidemment ce figuier, même s’il est de la même famille, n’a pas grand chose à voir avec son cousin qui nous gratifie de si merveilleux fruits en cette douce saison. Il a des feuilles en forme de goutte se terminant par une pointe.

On l’appelle aussi figuier des pagodes, ou pipal.

Des FIGs dans Facebook

Vraiment, Gerry Mc Kiernan ne pouvait me faire plus plaisir en appelant son nouveau groupe dans Facebook « Facebook Information Group » (FIG). C’est un groupe qui a pour vocation de discuter le remplacement des listes de discussion traditionnelles par des groupes Facebook.

En fait, pas bête : quel meilleur outil que Facebook pour gérer des communautés. On pourrait développer une petite application Facebook reliée avec le système de réservation de places pour savoir où sont ses amis dans la bibliothèque…

PS : vous avez remarqué, j’ai écrit Facebook normalement, c’est plus moi qui paye la bande passante ;-)

Raté

Parce que j’ai mieux à faire de mes samedis soirs que de regarder Ushuaïa TV, et parce que je ne dépouille pas intégralement les pages « Télévision » de Télérama avant le début de la semaine (télévisuelle – qui commence visiblement le samedi), j’ai raté un documentaire intitulé « L’arbre de vie ». Il parle de la relation complexe entre le figuier africain (le sycomore) et les animaux qui s’en nourrissent et le fertilisent. Un documentaire paraît-il génial, quelqu’un l’a vu ? Sait où le trouver ?

Le butin de l’été

Voilà que se terminent des vacances riches en figues. J’en ai ramené quelques souvenirs :
– une serviette brodée figues
– le figoun, dont j’ai déjà parlé
– deux sortes différentes de biscuits à la figue, et un paquet des fameux et délicieux « croquants »
– une sorte de confiture, sortie des chaudrons de Lucien Georgelin
– une drôle de tarte aux figues sèches et à la lavande (ça sent fort la lavande)
– et bien sûr, le fruit de la cueillette, un peu plus de deux kilos de belles figues blanches, cueillies à Clansayes dans la Drôme au petit matin, arrivées sans encombres à Paris vers 18h, et à l’heure où je vous parle, déjà en grande partie transformées en ma confiture préférée.

Autres épisodes figuesques dont je n’ai pas gardé de preuves photographiques :
– le pain aux figues, on en a acheté à la Ronde des Pains il était très bon et j’en ai aussi eu du fait maison
– les raviolis frais jambons figues, chez le traiteur italien du marché.

Enfin dans les visites à figuiers, noter la Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France, où il y avait de nombreux figuiers notamment dans le jardin botanique.

Le Figoun

Enfin, après bien des recherches, je l’ai trouvé : le figoun !

Son existence m’avait été signalée par des lecteurs avisés. J’en ai cherché sans succès : des liqueurs de figues, des sirops de figues, ça oui, mais le vrai, l’authentique Figoun, rien d’autre que quelques traces ça et là sur le Web, parfois sans rapport.

Finalement, dans une petite rue de Fréjus, chez un marchand de vins à la devanture remarquable, j’ai trouvé une bouteille du nectar provençal. Nous l’avons bu bien frais, à l’apéro, sous un chaud soleil d’été ; ses 18° ne passent pas inaperçus !