Lamentations

Repéré sur Open access news, ce billet de Peter Brantley, bibliothécaire (et même "director of digital library technologies") à l’Université de Californie, à compléter obligatoirement par ces explications.

Parterre de jonquilles

Il s’agit des relations entre l’université en question et le programme Google books, auquel elle a été l’une des premières à adhérer. Peter nous fait part de ses regrets, des « erreurs » qui ont été faites. Ses lamentations ne portent ni sur le projet lui-même, ni sur la participation de l’UC, ni sur les problèmes techniques ou les doutes sur la propriété des images numérisées.

Elles portent sur le rôle essentiel de médiation que, dans son empressement à accepter la généreuse proposition qui lui était faite, la bibliothèque a trop vite abdiqué.

Les bibliothèques, avec leur capacité à se mettre en réseau, auraient dû prendre l’initiative, donner le ton de la conversation, porter le débat sur la place publique sur des sujets comme les droits d’auteurs, le respect de la vie privée ou les usages de l’information pour l’enseignement et la recherche. Elles auraient dû – elles devraient – être un interlocuteur privilégié pour les éditeurs. Elles devraient piloter la collaboration autour de la numérisation, au lieu de la subir.

Une lecture édifiante que ces deux billets.