Rions un peu (c’est l’été)

Avertissement: attention c’est du niveau blague carambar, rubrique "amuses tes amis". Merci de prendre ce post au second degré.

Ca fait des années que je m’échine à le dire : si on veut vraiment conserver des documents numériques sur le très long terme, il faut les recopier sur du parchemin. Heureuse de savoir que les archivistes allemands sont du même avis !

Des volontaires ?

With a 500-year lifespan, color microfilm is only half as good as Constantine’s parchment, but is 100 times better than CDs and DVDs. For this reason, archivists, librarians and researchers are also making use of microfilm for digital data as part of a project called ARCHE. The name references Noah’s biblical ark, because it is to preserve valuable data — instead of animal species — for posterity.

Au passage, j’aurais deux questions cruciales concernant ce mode de préservation :

  • comment peut-on savoir que ces microfilms ont une durée de vie de 500 ans ? (à moins qu’ils n’aient été inventés par Léonard de Vinci, eux aussi ;-)
  • apparemment, ils renumérisent les microfilms pour pouvoir les communiquer, vu que plus personne ne veut construire ou réparer les lecteurs de microfilms. J’aimerais savoir ce que cela représente en termes de pertes de fonctionnalités d’accès (donc de signification du document) par rapport à une saine émulation/migration.

Via Digital Curation News.

6 réflexions sur “Rions un peu (c’est l’été)

  1. Hehe très drôle, cela pose en fait un problème plus profond, celui de la gestion de la perte (décès, destruction, cycle de vie) dans nos civilisations. On a une obsession de tout conserver, doit-on le faire ?

    Autre anecdote amusante. Je sais qu’il existe une version complète de La Grange sur… papier. Oui. Il y a une personne qui imprime chacune de mes entrées.

  2. Le parchemin c’est un truc de Lopette !. La pierre ça c’est pérenne. En plus une belle inscription sa crache à mort.
    En fait pour moi le principal problème de la conservation, c’est d’avoir des gens pour s’en occuper et s’y intéresser. Ça restera pérenne tant qu’on bidouillera dessus et qu’on aura la volonté de garder les trucs à disposition.

    Maintenant, scrabadraf, c’est la fin de la civilisation ( le vainqueur est a) Bush, b) Ben Laden, c) Sarkozy, d) je klaxonne), on ne s’intéresse plus du tout à ce problème ! Et ben c’est là que ça devient compliqué pour le numérique je dirai.

    Alors dans ce cas là, je trouve ça pas si mal d’utiliser des microfilms. De toute façon dans cinq cent ans, ils ne sauront pas lire nos trucs (puisque quelqu’un aura gagné ou que j’aurais klaxonné). Alors du coup autant qu’ils se fassent chier à redécrypter un microfilm pitou qui est bien conservé, plutôt qu’un plateau de disque dur tout naze plein de photos pornos.

    Je suis aussi assez fasciné par tout ce que Léonard De Vinci a inventé. Je suis très admiratifs des inventeurs. J’ai découvert que LdV a aussi inevnté le concorde, le post-it, la crème après rasage, le voyage dans l’hyper espace et le robot mixeur dont voici un croquis :
    http://www.institut-de-france.fr/bibliotheques/imabib/vincigd.jpg
    . Quel génie !

    On dit qu’il aurait profité de la fin de sa vie en France pour donner son avis sur la construction de la BnF à Tolbiac et que certains plans seraient de lui (notamment pour l’escalier et les voutes). Malheureusmeent, est attesté uniquement le patronyme des maîtres maçons dans la mise en œuvre de ce prodige.

  3. Au mystérieux Monsieur N. : finalement ça m’a saoulée ton fonds blanc, alors comme je suis maître chez moi, je l’ai viré. Au passage j’ai corrigé ton href pour faciliter l’accès au batteur renaissant, une oeuvre que je ne voudrais pas que mes lecteurs risquent de manquer à cause de ta négligence.

  4. Je signe assez souvent mes emails « n ». Par ailleurs j’avais laissé mon email, ainsi que le style habituel qui ne laisse aucune doute sur l’identité de votre serviteur !
    Merci pour la correction ! Et désolé pour le href, mais bon voilà, des fois ça fait ça.

  5. C’est juste: la perte de fonctionnalités peut être tout à fait acceptable aux yeux d’un archiviste, notamment lorsque l’on doit conserver des informations seulement par obligation légale, et non pour leur valeur historique. Comment préserver par exemple des écritures comptables d’un logiciel de gestion intégrée? Par rapport à une solution tout électronique, le transfert des données sur COM (computer output microfiches) sera probablement moins cher et plus facile à implémenter, et surtout garantira une meilleure authenticité et intégrité des données.
    En somme, on a beau utiliser les mêmes outils, on fait tout de même un boulot différent :-)

  6. En tant qu’étudiante en info-com, on a beaucoup parlé des documents numériques.
    Sans revenir à l’âge de pierre, pardon pour le jeu de mot bidon, c’est vrai que la conservation de ces documents pose presque plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. L’idée de trouver un équilibre entre les moyens financiers et la technique semblent être un bon compromis mais visiblement difficile à mettre en place.
    D’autant qu’aucun support actuel n’est véritablement pérenne. Autant limiter les dégâts dans ce cas. Mais le choix entre la perte d’informations ou de fonctionnalités lors de la sauvegarde n’a pas fini de poser des problèmes.

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