Remous de la blogosphère

Non je n’ai pas disparu, je suis juste un peu occupée cette semaine. Mais malgré tout, j’observe silencieusement depuis quelques temps les remous de la blogosphère, et elle en fait des remous en ce moment.

D’abord il y a eu les voisins qui ont mis la clef sous la porte, comme ça, sans prévenir, déclenchant une tempête dans la microblogosphère bibliothéconomique. En même temps, ils ont continué, ailleurs.

La mort prématurée de ce pilier de la biblioblogosphère a attristé certains, révolté d’autres, et encore suscité les réactions les plus diverses comme par exemple un irrépressible besoin d’inventaire, témoignage peut-être d’une déformation professionnelle que nous ne saurions blâmer.

Ailleurs, on découvre que ce que certains avaient pris avec espoir pour un florissement de biblioblogs n’était qu’un exercice pédagogique, et peut-être un feu de paille – bien que nous ne puissions qu’encourager ces nouvelles blogovocations dans notre métier et souhaiter qu’ils poursuivent, peut-être ailleurs, leur découverte.

Encore un peu plus loin de notre coeur blogosphérique, j’ai suivi avec passion le débat entre deux célèbres blogueurs sur le thème de la préservation à long terme des documents numériques, quand ils sont protégés par des DRM – sujet qui me tient particulièrement à coeurcomme vous le savez peut-être.

Et enfin, cette semaine, c’est l’affaire Garfieldd qui me touche, parce qu’il était fonctionnaire, et en particulier parce qu’il était fonctionnaire et qu’il ne l’est plus.
Je ne lisais pas ce blog, mais je me suis suffisamment documentée pour rester pétrifiée.
Ce genre d’approche risque à mon avis de priver la blogosphère d’une de ses richesses : le mélange des genres. Vous pouvez parler de votre travail, mais alors évitez d’étaler votre vie privée. Votre vie privée ne regarde que vous, mais votre travail n’en fait pas partie.

Un dernier conseil pour la route : bloguez nombreux, bloguez heureux, mais faites attention, la confiture de figues se marie très mal avec les collections de bibliothèques qu’elles soient papier ou numériques (principalement à cause des excès de sucre)…

3 réflexions sur “Remous de la blogosphère

  1. J’ai été étonné aussi par l’affaire garfieldd. Je ne connais pas bien le droit de réserve. Mais si c’est pour ne pas pouvoir dire les problèmes que l’on a dans son travail, je trouve difficile de pouvoir faire avancer les choses.

    La séparation entre vie privée et vie professionnelle est un concept étrange par moment. J’ai souvent remarqué que les gens qui voulaient faire la stricte séparation et ne voulaient pas parler de leur boulot étaient bien souvent malheureux dans leur travail. Par ailleurs, ceux qui parlent tout le temps boulot, m’emmerde aussi.

    Mais bon, quand on parle de soit, ben on parle de tout… Je trouve ça important aussi

  2. Ouf! J’ai eu peur un temps que le blog qui m’a fait découvrir la biblioblogosphère se soit aussi tu. Plus d’une semaine sans vos notes, je commençais déjà à ressentir un manque.
    A l’instar de Biblioacid, Figoblog a sans doute joué un rôle de précurseur.
    Une deuxième vague est apparue (moi, je suis dans la troisième, j’espère que ce n’est pas celle des pâles copieurs), et c’est très bien. On est encore loin du « trop d’info tue l’info ».
    Bravo pour la qualité de ce blog et merci!

  3. Nico : ça y est tu as réussi a caser ton blink ;-)
    Sous la poussière : Merci pour ces compliments… Si je lis bien, votre blog n’est pas de la troisième vague bibliothéconomique mais de la première archivistique ! Bravo donc pour cette initiative, j’espère qu’elle fera des émules dans votre profession.

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