Un peu de lecture rapidement : deux documents de cadrage des initiatives de numérisation en Europe viennent d'être publiés.
Le premier nous vient du JISC et il porte sur la coordination d'une initiative nationale au Royaume-Uni : 2005 Digitization Report, pdf, 38p.
Le second nous vient du projet Minerva, donc au niveau de l'Europe. Il fait la liste des actions à entreprendre et en particulier celles qui peuvent être menées immédiatement : Plan d’action dynamique pour la coordination dans l’U.E. de la numérisation du contenu culturel et scientifique .
Demain, l'information sera présente, reliée sur le réseau ; il sera de plus en plus facile de trouver des ressources. Mais ces ressources contrôlées, surveillées, protégées, pourra-t-on y accéder ? Ou sera-t-on condamnés à regarder, à travers des "murs de verre", ces ouvrages dont on ne pourra que connaître l'existence, et qui seront plus difficiles à communiquer à distance que les ouvrages papier eux-mêmes.
Lire par Charles W. Bailey, "Libraries with glass walls" , dans The Public-Access Computer Systems Review, 1990, 1(2).
Oui, c'était il y a 15 ans.
A l'occasion de la transposition de la Directive européenne sur les droits d'auteur dans la société de l'information en droit français, on voit ressurgir quelques articles intéressants sur l'un des points les plus problématiques de cette future Loi dite DADVSI, : la protection juridique des mesures de protection techniques, ou DRM.
Voici un étrange truc que nous annonce RLG, avec un peu de fanfare, pour 2006 : Archivegrid.
Il s'agit de mettre en ligne des ressources archivistiques internationales concernant les personnes, les groupes, les lieux et leur histoire en général, conçu un peu sur le modèle de RedLightGreen.
Comme son nom (et son logo) l'indique, Archivegrid sera quelque chose de plus qu'un portail ou un site fédéré ; un véritable "grid" avec beaucoup de partenaires et une impressionnante interface à facettes (??) dont on se demande ce qu'elle cache comme indexation sujet.
Bref un espèce de méta-inventaire d'archives, apparemment basé sur l'EAD mais pas seulement, qui imite (en mieux ?) les méta-catalogues de bibliothèques. Une future réjouissance pour les historiens. Pour la France on y trouve nos amis de la DAF .
Merci à ResourceShelf.
Le MIT nous propose un tutoriel très complet pour mettre en place un institutional repository, qu'on pourrait traduire imparfaitement par "entrepôt numérique" : LEADIRS (PDF, 134 pages) . On y trouve notamment toute sorte de renseignements utiles sur le plan organisationnel, légal, et budgétaire. Il y a aussi un comparatif des solutions logicielles existantes : Dspace, Fedora, Eprints, Greenstone, etc. Une lecture indispensable pour tout bibliothécaire qui se pépare à mettre en place un système de gestion de documents numériques.
L'imaginaire du livre, très puissant dans notre société, en fait un objet sacralisé ce qui peut expliquer certaines réticences à passer à autre chose . (Je répète que ce pauvre Gutenberg n'a pratiquement rien à voir là-dedans ).
Qu'est-ce qui explique notre attachement viscéral au codex, qu'on pourrait aussi appeler le tourne-page ? Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer sur le sujet une petite citation à la manière de Got :
L'essor du livre-cahier de notes et son passage au livre proprement dit, nous le devons d'abord aux chrétiens et d'une manière générale aux mouvements de religion personnelle du début de notre ère (...) De plus, pour les chrétiens, l'usage du codex leur permettait de se distinguer des Juifs dont les textes sacrés étaient présentés sous forme de rouleau. Ils le sont encore : la Torah, la loi juive, est restée un volumen, unique survivance, dans notre monde, du type de livre usuel dans l'antiquité.
C'était dans Les collections de l'Histoire, oct-dec. 2005 : "Du papyrus au papier, l'invention du livre" entretien avec Jean Irigoin de l'Institut de France.
J'espère que Zid dans son nouveau chez lui Médiévizmes aura quelque chose à dire là-dessus ;-)
Aujourd'hui, les processus itératifs de production et d'assimilation de l'information sur le Web conduisent souvent à biaiser notre perception temporelle des événements : seules les informations les plus récentes surnagent, les plus anciennes sont noyées et oubliées, ce qui fait qu'on peut facilement (et on le fait) dire tout le temps la même chose sans que ça se voie trop. C'est le principe des blogs, le mien par exemple : ça fait plus d'un an que je répète tout le temps la même chose et il y a toujours des gens pour me lire ;-)
Pour se détendre un peu, je vous propose une petite analyse de textes comparée.
En 1998 : Quelle définition pour les métadonnées. De façon simpliste, on pourrait dire c'est un nouvelle redéfinition du catalogage.
En 2005 : We've been managing book metadata basically the same way since Callimachus cataloged the 400,000 scrolls in the Alexandrian Library at the turn of the third century BC.
En 1998 : Ces données qui servent à identifier les documents et à rechercher des informations peuvent être soit créées en tant que telles a priori en
Ces derniers temps, on m'a demandé à plusieurs reprises de réfléchir à des maquettes de visualisation de documents numériques et j'ai aussi eu l'occasion de donner mon avis sur celle (entre autres) de l'OCA, Open library . Alors je crois qu'il faut que je m'explique sur ce concept d'exemple inquiétant d'un phénomène de résistance des mentalités à la technologie qui n'est sans doute que transitoire - même si Got fait ça déjà si bien dans son Du livre électronique au wiki , que tout le monde a déjà cité mais qu'importe, un peu de pub, ça fait pas de mal.
Donc première chose, un visualiseur se conçoit de manière générique. A moins que la politique documentaire de votre projet de numérisation soit de sélectionner uniquement les in-8° imprimés en Times corps 12, il faut prévoir que vous allez devoir potentiellement donner accès à des trucs aussi affreusement divers que de des journaux (en colonnes et en très petits caractères sur des très grandes feuilles), des manuscrits et des livres anciens (en couleur pour que ce soit joli, et en détail pour que ce soit utilisable), des dictionnaires (écrits tout petit sur du papier tout fin), toutes sortes de feuillets dépliants de tableaux et autres trucs de taille non conventionnelle cachés entre deux pages, et pourquoi pas des photos, des estampes, des objets en 3D et même, horreur suprême, des
Les Web services sont des technologies basées sur les standards du Web qui permettent à des applications de dialoguer entre elles. Il fournissent un cadre pour trouver, décrire et exécuter ces applications.
Web based : les Web services sont basés sur les protocoles et les langages du Web, en particulier HTTP et XML (tout comme le Web lui-même s’appuie sur les protocoles d’Internet en particulier TCP/IP : c’est une « couche » supplémentaire).
Self-described, self-contained : le cadre des Web services contient en lui-même toutes les informations nécessaires à l’utilisation des applications, sous la forme de trois fonctions : trouver, décrire et exécuter. Il est donc nécessaire pour faire fonctionner un cadre de Web services de disposer d’un annuaire des applications disponibles, d’une description du fonctionnement de l’application, et d’avoir accès à l’application elle-même.
Modular : les Web services fonctionnent de manière modulaire et non pas intégrée. Cela signifie qu’au lieu d’intégrer dans une seule application globale toutes les fonctionnalités, on crée (ou on récupère) plusieurs applications spécifiques qu’on fait intéropérer entre elles, et qui remplissent chacune une de ces fonctionnalités.
La longévité et la fiabilité d’un système qui
Il doit se retourner dans sa tombe à chaque fois qu'on lui fait le coup : Gutenberg est encore une fois l'anti-héros d'un ouvrage sur l'évolution de l'édition à l'heure d'Internet. Une presse sans Gutenberg analyse les conséquences du développement d'Internet sur la presse.
Je recommande tout particulièrement l'article du blog de ZDNet qui explique bien ce qu'on y trouve... et ce qu'on n'y trouve pas.
A compléter par la lecture d'un avis du CES intitulé Garantir le pluralisme et l'indépendance de la presse quotidienne pour préserver son avenir (pdf) (via Juriblog ).
PS : Non Gutenberg n'a pas inventé la rotative ;-)
Mise à jour :
PS2 : Ni le codex !
Voilà, la saison des figues est sur sa fin. Les dernières qu'on trouve voient leur prix tripler (et pourtant elles étaient déjà chères), les confitures de figues pour l'année sont prêtes, et je vais pouvoir de nouveau m'intéresser aux produits dérivés.
Aujourd'hui je vous propose les produits liquides, principalement de trois sortes : le sirop de figues, le vinaigre de figues et l'alcool de figues.
En ce qui concerne le sirop, on en trouve diverses variétés dans le commerce : par exemple là ou encore là . On m'en a offert une petite bouteille, mais je n'ai pas été très convaincue : il n'avait pas vraiment le goût de figues, et il a tourné très rapidement.
La meilleure solution est peut-être encore, si vous avez un figuier, de le faire soi-même : en voici une recette .
Au peut aussi faire des figues au sirop (recette là ) mais ça n'a rien à voir et c'est plus proche de la confiture apparemment.
Le vinaigre de figues, c'est Mimi qui me l'a acheté au marché à Castelnou . Il est excellent et donne un bon petit goût à la salade. Hautement recommandé si vous en trouvez.
Enfin, les alcools de figues : je n'ai jamais eu la joie d'en goûter, mais on en trouve aussi en vente sur le Web : voir les caves du Granit Bleu en Bretagne (?!?) ou la Liquoristerie de Provence qui fait le fameux (apparemment) Figoun. Si quelqu'un veut m'en offrir une
Dans la série retrouvons le plaisir de surfer ailleurs que sur les blogs, voici quelques ressources intéressantes dans le domaine de l'histoire du livre, avec plein de jolies choses numérisées...
Parmi ces dernières je vous recommande tout particulièrement la base de données catalane de marques d'imprimeurs , très pratique et où on trouve plein de jolies choses comme cette licorne de Kerver...