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Réseaux sociaux et numérisation

Les bibliothécaires 2.0 se prennent la tête en ce moment pour essayer de trouver ce que les réseaux sociaux ont à apporter à la connaissance, la science, la culture, enfin aux bibliothèques.
Chez Facebook apparemment ils ont trouvé la réponse : ils utilisent maintenant une version adaptée du système ReCaptcha.
A chaque fois que quelqu’un envoie un message ou ajoute un ami dans Facebook, il numérise un mot en mode texte pour Internet Archive.
Et ça en fait beaucoup, des mots.
Update 5 secondes plus tard : tiens, Twitteraussi !
Nouvelles fonctionnalités de Google Books Search
En plus de l’affichage du texte OCRisé, que j’avais mentionné dans la rubrique « en bref » :
- on peut sélectionner une portion d’image et la bloguer, la verser dans Google docs, ou la citer dans une page HTML, en texte ou en image
- on peut créer des listes de documents personnelles (ma bibliothèque), les RSSifier, les exporter en XML bizarre,
- dans ma bibliothèque, on peut mettre des commentaires et des tags (« libellés » qu’ils ont traduit ça !!!) sur un livre, et même le noter avec des étoiles,
- on peut aussi importer des listes de livres en entrant leur ISBN,
- on peut, paraît-il, partager tout cela avec ses amis (je n’ai pas trouvé la fonctionnalité, je ne dois pas avoir suffisamment d’amis…)
- bien sûr, on peut faire une recherche sur le contenu de sa bibliothèque.
C’est fou ce qu’ils ont comme idées. On se demande où ils vont chercher tout ça…
Recette du Web sémantique à l’usage des bibliothèques nationales
Pour réussir cette recette, vous aurez besoin de :
– 2 kg d’identifiants pérennes (les URIs, de préférence sympas, ont la meilleure saveur)
– un bon morceau de vocabulaire contrôlé (vous pouvez en panacher plusieurs)
– un chapelet d’interfaces de recherche
– assaisonnement : des FRBR, des notices bibliographiques, du Dublin Core, du RDF et autres selon votre goût.
Prenez votre Bibliothèque nationale et cuisinez son catalogue à feu doux. Faîtes revenir les URI avec résolution vers les ressources, au niveau « manifestation » et « expression » des FRBR.
Passez vos notices bibliographiques au tamis de RDF (vous pouvez utiliser pour cela un Dublin Core bien affûté). Ensuite, ajoutez les interfaces : si vous avez déjà du Z3950 ou de l’OAI-PMH, ce n’est pas si mal, mais pour obtenir un résultat vraiment réussi vous aurez besoin de SPARQL.
Dans un récipient à part, SKOSifiez votre vocabulaire contrôlé. Si vous en avez plusieurs, vous pouvez les aligner.
Les plus audacieux serviront ce merveilleux plat avec un assortiment d’articles de Wikipedia.
Cette recette a été expérimentée par les allemands. Niveau : moyen à difficile. Temps de préparation : plusieurs mois, voire années.
Source de la recette :
National Libraries and the Semantic Web: Requirements and Applications par
Lars G. Svensson, présenté à International Conference on Semantic Web and Digital Libraries en 2007 (acceptez le certificat pour aller à l’article).
Merci au toujours essentiel FRBR blog.
Raté
Parce que j’ai mieux à faire de mes samedis soirs que de regarder Ushuaïa TV, et parce que je ne dépouille pas intégralement les pages « Télévision » de Télérama avant le début de la semaine (télévisuelle – qui commence visiblement le samedi), j’ai raté un documentaire intitulé « L’arbre de vie ». Il parle de la relation complexe entre le figuier africain (le sycomore) et les animaux qui s’en nourrissent et le fertilisent. Un documentaire paraît-il génial, quelqu’un l’a vu ? Sait où le trouver ?
Quelques publications
Quand je ne suis pas occupée à écrire ce blog, il m’arrive parfois d’écrire ailleurs ; cela me semble utile de référencer un peu de cette bibliographie ici en vue de potentiels usages futurs. Ainsi j’ai été hébergée deux fois par la revue IPN, qui est la publication de la section Préservation de l’IFLA (plus connue sous le petit nom de « IFLA-PAC »).
La première fois c’était en décembre 2006 pour un article sur les identifiants pérennes qui est en fait une reprise de celui-ci, mais dans IPN il y a une traduction en anglais.
La seconde fois était dans le numéro de juillet 2007, où j’ai écrit une petite introduction sur la gestion des risques. C’était en fait une version rédigée de ce que j’ai présenté au Symposium IFLA PAC, intervention dont on peut consulter le diaporama ici.