Recette du Web sémantique à l’usage des bibliothèques nationales

Pour réussir cette recette, vous aurez besoin de :
– 2 kg d’identifiants pérennes (les URIs, de préférence sympas, ont la meilleure saveur)
– un bon morceau de vocabulaire contrôlé (vous pouvez en panacher plusieurs)
– un chapelet d’interfaces de recherche
– assaisonnement : des FRBR, des notices bibliographiques, du Dublin Core, du RDF et autres selon votre goût.

Prenez votre Bibliothèque nationale et cuisinez son catalogue à feu doux. Faîtes revenir les URI avec résolution vers les ressources, au niveau « manifestation » et « expression » des FRBR.
Passez vos notices bibliographiques au tamis de RDF (vous pouvez utiliser pour cela un Dublin Core bien affûté). Ensuite, ajoutez les interfaces : si vous avez déjà du Z3950 ou de l’OAI-PMH, ce n’est pas si mal, mais pour obtenir un résultat vraiment réussi vous aurez besoin de SPARQL.
Dans un récipient à part, SKOSifiez votre vocabulaire contrôlé. Si vous en avez plusieurs, vous pouvez les aligner.
Les plus audacieux serviront ce merveilleux plat avec un assortiment d’articles de Wikipedia.

Cette recette a été expérimentée par les allemands. Niveau : moyen à difficile. Temps de préparation : plusieurs mois, voire années.
Source de la recette :
National Libraries and the Semantic Web: Requirements and Applications
par
Lars G. Svensson, présenté à International Conference on Semantic Web and Digital Libraries en 2007 (acceptez le certificat pour aller à l’article).

Merci au toujours essentiel FRBR blog.

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