Aujourd’hui les DRM, demain plus rien

A l’occasion de la transposition de la Directive européenne sur les droits d’auteur dans la société de l’information en droit français, on voit ressurgir quelques articles intéressants sur l’un des points les plus problématiques de cette future Loi dite DADVSI, : la protection juridique des mesures de protection techniques, ou DRM.

Par exemple cet article dans Le Monde qui donne des frissons quand on voit jusqu’où ça peut aller :

Il est en effet encore possible de réenregistrer et d’encoder au format numérique la musique qui sort des haut-parleurs d’un ordinateur personnel. Mais  » aux Etats-Unis, précise M. Espern, on teste déjà des systèmes rendant impossible la conversion de flux analogiques en fichiers numériques ».

Tristan Nitot sur son Standblog nous propose aussi une série de 5 billets pédagogiques sur le sujet :

Pour une vision tout à fait polémique mais très intéressante des DRM et de leurs dangers, on peut visiter ce site. Et on retrouvera avec fruits cette pesante synthèse de Thierry Stoehr sur Formats Ouverts.

Question pour tout le monde : quelle maîtrise aurons-nous encore demain sur nos propres ordinateurs ? Et question pour les bibliothécaires : quel espoir de communiquer et pire encore, de conserver au-delà de quelques courtes années les documents protégés par des DRM, s’il est illégal de seulement penser une seule seconde à envisager de réfléchir à un moyen de pouvoir les contourner ?

2 réflexions sur “Aujourd’hui les DRM, demain plus rien

  1. Hum…
    Je viens de lire plusieurs articles sur http://eucd.info/ et il n’y a franchement pas de quoi plaisanter sur le sujet ni même de quoi se considérer protégé en utilisant des LL en permanence vu que le but est de les rendre illégaux
    Pourquoi dans ce cas, la gendarmerie et le trésor public migrent sous OpenOffice ? Je ne comprends pas bien
    Mon commentaire précédent était peut-être malvenu, pas très lisible et pas drôle
    Les bibliothécaires, documentalistes et archivistes ont signé une pétition (http://droitauteur.levillage.org/) mais je doute que ce soit suffisant
    Un seul mot me vient à l’esprit : HORROR

  2. >[…] quelle maîtrise aurons-nous encore demain sur nos
    > propres ordinateurs ?

    de mon côté, le choix est fait, mon ordinateur tourne sous une distribution Linux ; ce n’est pas toujours parfait : il y a des bugs, certains périphériques ne sont pas et seront probablement jamais reconnus, je ne peux pas y installer/consulter des cédéroms et certains formats de fichiers sont difficilement lisibles… mais quel pied !

    > Et question pour les bibliothécaires : quel espoir de
    > communiquer et pire encore, de conserver au-delà de quelques
    > courtes années les documents protégés par des DRM, s’il
    > est illégal de seulement penser une seule seconde à
    > envisager de réfléchir à un moyen de pouvoir les contourner?

    hum… je ne sais pas et je ne veux pas dire du mal des bibliothécaires mais on peut toujours espérer que Gogoul vendent bientôt des ordinateurs équipés Linux « DRM free » d’ici 2007 ? j’ai lu un article prospectif très drôle sur le sujet dans Libé cet été ;-)

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