Convergence

Les rencontres annuelles de RLG , en juillet, avaient pour thème la convergence entre les bibliothèques, les musées, et les archives. On peut consulter ici le compte-rendu.

La convergence, c’est d’abord trouver des mots pour se parler : parce que des mots comme "collection" n’ont pas forcément partout le même sens. Puis c’est définir des objectifs : un public commun, une mission commune (la conservation). La convergence c’est exploiter des compétences complémentaires. La convergence c’est parfois cohabiter : dans l’espace (comme bientôt à Rennes), dans l’action.

Mais la convergence si l’on en croit les réflexions RLGiennes, c’est avant tout un problème lié au numérique et au besoin d’un accès unifié, transparent aux collections.
Quel délicieux paradoxe : plus que jamais nous devons organiser, structurer, cadrer, normaliser les collections numériques, afin d’atteindre cette convergence – cette intéropérabilité qui permettra à l’utilisateur final, dans une ultime réjouissance, de tout fusionner et applatir dans le magma informe de la « recherche simple ».

Pour ceux qui s’intéressent à ce veulent les usagers, on peut consulter sur le site de la bibliothèque nationale néo-zélandaise un rapport intitulé A Textured Sculpture: The Information Needs of End-Users of Digitised Collections of New Zealand Cultural Heritage Resources(en PDF : résumé et texte complet) : rien de révolutionnaire, mais c’est toujours intéressant à lire. Il y a une petite partie sur les fonctionnalités spécifiques demandées par les historiens, parmi lesquelles on compte :

  • possibilité de butiner le site avec des vignettes pour faciliter la mise en contexte,
  • qualité du catalogage, des inventaires et des descriptions de documents en général (donc les métadonnées ;-),
  • longévité et intégrité des sources et de leur version numérique.

Je les remercie d’apporter ainsi de l’eau à mon moulin et de me conforter dans mon combat quotidien en faveur du butinage, du métadonnage et de l’archivage des collections numériques…