Geeks et normalisation

Comme les bibliothécaires, les geeks (au moins certains) aiment bien les normes. Seulement, ils ont un peu plus de mal à les faire passer à leur communauté.

Premièrement, parce qu’au lieu de s’appeler "normes" (genre : faites ça, sinon z’êtes morts), souvent elles s’intitulent "recommandations" (genre : faites comme vous voulez, mais comme ça c’est mieux.)

Deuxièmement, parce qu’elles n’ont pas, comme les normes bibliothéconomiques, un public qui pense a priori que les normes sont indispensables à la vie et qu’agir en défi des normes, c’est être la risée de ses collègues. Elles ont un public qui a du mal à cerner ce qu’elles sont, et à quoi elles servent.

Enfin, les normes des geeks ne font pas la joie des acteurs commerciaux de ce milieu (probablement parce qu’elles n’ont pas cette étonnante faculté de se démultiplier à l’infini pour empêcher l’intéropérabilité). En effet, l’intéropérabilité, ça n’aide pas à fidéliser le client (demandez ce qu’il en pense à votre fournisseur de SIGB).

Tout ceci est un tableau très, trop vite brossé, un peu caricatural sans doute. Pour plus de précision, suivre les réflexions de Karl : il s’est promis de répondre à 16 questions qu’on lui a posées sur le sujet, par 16 billets au thème tous plus passionnants les uns que les autres. Au programme entre autres, est-ce que les normes c’est la vraie vie, les normes sont-elles parfaites, etc.

Retrouvez toute la documentation des geeks sur Mandragor, et merci à Niko pour ce dernier lien.