Qui cherche trouve

La problème de la recherche d’information cristallise pas mal de réflexions autour de l’évolution du Web, sur le thème « Google vs. le reste du monde ». Mais a-t-on bien raison de lancer la pierre au Goliath des moteurs de recherche ?

Voici un article passionnant qui nous explique les choses avec un autre point de vue. Google, en utilisant les liens pour évaluer le pagerank, ne fait que refléter pour l’internaute moyen les préférences du webmestre moyen. Le modèle ouvert du Web interdit à Google de faire confiance aux déclarations d’intention des individus (c’est-à-dire, aux métadonnées des sites). C’est ce qui oppose ce modèle à celui, appartenant au passé, où la classification (et donc l’accès) à l’information reposaient entre les mains de quelques individus : les professionnels de l’information… Tout ceci pour conclure que reprocher ce mode de fonctionnement à Google, c’est lui demander de faire ce pour quoi il n’est pas fait. Google donne un des sens (meanings) possibles du Web, pas tous.

Mais au fait, pourquoi les internautes aiment-ils tant Google ? Cet autre article, commenté dans ShelfLife la lettre hebdomadaire de RLG, apporte un élément de réponse : les scientifiques préfèrent chercher l’information sur le Web plutôt que dans les bases de données spécialisées, car cela leur apporte l’intégration des données, des informations sur les tendances importantes, bref, un contexte.

Les chinois, quant à eux, dans cet article cité par Open Access News, se proposent de modéliser la recherche sur trois niveaux : un premier niveau local (par ex., une bibliothèque), un deuxième plus large (par exemple, un réseau national de bibliothèques), et un troisième global (par exemple, le Web chinois). Bizarre, on est proche de la recherche fédérée, mais on sent peut-être aussi la recherche d’un contrôle global de l’information.

Enfin, il y a ceux qui pensent que le salut est dans les outils qui permettront de personnaliser le résultat de la recherche, comme les auteurs de ceci toujours vu dans ShelfLife, ou ceux qui se posent ce genre de questions sur l’utilisation de RSS conjointement avec les interfaces de recherche fédérée (info arrivée par Library Stuff).

C’était un peu long, mais c’est pas fini, le débat continue, en français s’il vous plaît, grâce à la BPI.